Opportunités d'Affaires Liban
Opportunités d'Affaires Maroc
Opportunités d'Affaires France
- Opportunités d'Affaires Jordanie
- Opportunités d'Affaires Méditerranéennes
Iloubnan - Portail d'informations
www.iloubnan.info
Agent Exclusif de Philips & Whirlpool au Liban
www.azelectronic.com
- Nsouli - Bijouterie Liban
- Bijouterie Liban
www.andremarcha.com
- Agence interactive Marseille, Agence web
www.ebizproduction.com
- Location de Voitures à Beyrouth, Liban
advancedcarrent.com
- Immobilier Liban
www.real-estate-lebanon.com
- Montres Suisses
exposureswiss.com
- Montres Suisses
www.elogaswiss.com
   
 

ARCHIVES
Retour aux Archives
Retour aux infos
English Version

Risque-pays: La Coface très inquiète pour les pays du sud de la Méditerranée

· L'Egypte est placée sous surveillance négative et la Turquie recule d'un cran
· Le régime de croissance tunisienne s'essouffle et l'économie est fragilisée
· L'Insee et la Coface optimistes sur le Maroc en raison de la bonne pluviométrie et le dynamisme des transferts MRE


Les économies du sud de la Méditerranée ne sortiront pas indemnes du conflit actuel en Irak, même si c'est désormais l'hypothèse d'une guerre circonscrite dans le temps que l'on ne le redoutait au début, qui se dessine avec la prise de Bagdad par l'armée américaine.

L'impact sur les flux touristiques et les décisions d'investissement dans les pays du Maghreb et ceux qui sont proches de la zone des tensions pourrait donc être limité à moyen terme. C'est du moins le pronostic de la plupart des instituts de conjoncture. Pour autant, la Coface -l'assureur français des crédits à l'exportation- s'inquiète de la situation en Turquie et en Egypte. Dans le dernier réajustement de son rating, la Turquie recule d'un cran et se voit lever la surveillance positive, tandis que l'Egypte, la Jordanie et lsraël sont placées sous surveillance négative.

Si l'Irak constituait un facteur d'incertitude important, il n'est pas le seul obstacle à la dynamique économique des pays du sud de la Méditerranée, souligne l'Insee dans sa dernière note mensuelle de conjoncture internationale. L'Algérie et l'Egypte ne parviennent toujours pas à redresser leur potentiel de croissance à cause de rigidités structurelles, constatent les experts de l'Insee. De toutes les économies de la région MENA, l'Egypte est sans doute la plus exposée. Alors que le ralentissement de sa croissance est palpable depuis de nombreuses années (2% l'an), l'Egypte a tout à redouter d'une chute drastique du tourisme international par crainte de résurgence des attentats. Une trop forte baisse du tourisme fragiliserait les comptes extérieurs, et les experts de la Coface n'excluent pas une nouvelle dévaluation de la livre (devise égyptienne). Ce qui a sans doute justifié leur décision de rétrograder Le Caire en le plaçant sous surveillance négative.

Quant à la Tunisie, elle semble s'acheminer vers la fin d'un cycle de forte croissance qu'elle avait connue ces dernières années. La croissance de l'économie tunisienne devrait s'infléchir de manière substantielle en raison du ralentissement de la demande en Europe, principal débouché des exportations du pays (75% du total). Par ailleurs, le secteur touristique qui avait déjà enregistré un reflux l'année dernière pourrait à nouveau pâtir des difficultés économiques en Allemagne, d'où provient l'essentiel des vacanciers en séjour en Tunisie.

A ces facteurs s'ajoute plus durablement, insiste l'Insee, l'épuisement du régime de croissance fondé depuis une décennie sur l'explosion de l'endettement des ménages, principal soutien de la consommation. L'économie tunisienne est donc fragilisée et les gourous de la Coface l'ont à la loupe, même si pour l'instant, ils se sont gardé de revoir sa note de risque-pays. Placée à la même catégorie de risque-pays (A4) que le Maroc au début de l'année, Tunis était déjà sous surveillance négative. Si la météo économique en Europe ne s'éclaircit pas, elle pourrait se retrouver dans la catégorie inférieure, la classe B.

· Et si Oualalou avait vu juste ?

Et le Maroc? Compte tenu du bon niveau de la pluviométrie, les analystes de l'Insee conviennent qu'il ne souffrirait pas vraiment du conflit en Irak et que la croissance se maintiendrait entre 4 et 5% malgré le hoquet de son secteur touristique. Leur prévision rejoint aussi le pronostic du ministre des Finances qui soutenait que la guerre en Irak aura un impact limité sur l'économie. Fathallah Oualalou pourrait être conforté dans ses pronostics d'autant plus que la surchauffe promise sur le cours du pétrole n'a pas eu lieu. Bien au contraire, les cours ont même baissé et les pays de l'OPEP vont s'employer à les soutenir dans une réunion prévue dans quelques jours. La bonne tenue des transferts de fonds de MRE, importants pour la stabilisation de la balance des transactions courantes permettra d'accélérer les remboursements de la dette extérieure dont le service se situe désormais en dessous du seuil psychologique de 25% des recettes d'exportations.

La Turquie conserve certes sa note (C) mais elle est sans doute la plus exposée en raison des considérations géopolitiques qui découleront de l'après-conflit en Irak. Elle est donc sanctionnée par la Coface en étant placée sous surveillance négative. Mais la géopolitique n'est pas le seul facteur explicatif, loin s'en faut. La situation financière du pays reste fragile, analysent les experts de la Coface. La dette publique intérieure est très élevée et les taux d'intérêt sont à des niveaux prohibitifs. Dans ce contexte, le coût de la décision du gouvernement de coopérer de manière parcimonieuse avec les Etats-Unis dans la guerre avec l'Irak aura des répercussions négatives sur l'économie. L'aide américaine bilatérale devrait être plus limitée que prévu, ce qui entretiendrait la défiance sur les marchés financiers et compromettrait le bouclage du besoin de financement du budget. Par ailleurs, la possibilité tant redoutée par Ankara, l'émergence d'un Etat kurde indépendant au nord de l'Irak pourrait focaliser tous les efforts du gouvernement et repousser, aux calendes grecques, le processus indispensable des réformes structurelles.

Casablanca,04 14 2003
Abashi SHAMAMBA
L'Economiste
ebizproduction est soutenue par "Le Conseil Régional de la Région
Provence-Alpes-Côte d'Azur".
| Home | English version | contact@1stmediterranean.com | © ebizproduction - Agence web - 2002/2008 |