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Un long chemin à parcourir dans les relations économiques euro-libanaises

La récente célébration du 50e anniversaire du traité de Rome pose naturellement la question des enjeux économiques des relations entre le Liban et l’Europe.

Une relation ancienne et particulière, mais qui demeure faiblement concrétisée au niveau économique.

Le déséquilibre de la balance commerciale entre les deux parties en est certes la preuve du long chemin à parcourir dans le développement du partenariat euro-libanais. L’Union européenne représente ainsi 50 % des importations du Liban dont les exportations vers cette zone ne dépassent pas actuellement les 10 %.

Les accords signés entre eux, notamment l’accord euro-méditerranéen, ont malheureusement peu servi à la correction de ce déséquilibre. Les exemptions douanières à l’exportation, accordées dans le cadre de ce partenariat, ont été quasiment inutiles, notamment en raison de la faible production locale et de la non-conformité d’un grand nombre de produits aux normes de production de cette zone.

Cet accord, né du processus de Barcelone signé en 1995 entre 12 pays de la rive méditerranéenne, n’a pas été à la hauteur des attentes.

Il a surtout profité à un nombre de pays maghrébins qui ont relativement réussi à accroître les échanges commerciaux avec certains pays de la zone européenne, notamment l’Italie et l’Espagne.
Ces pays ont cerné l’importance d’un tel accord et ont donc entrepris pendant des années des réformes structurelles de leurs économies à travers notamment la privatisation des institutions publiques et l’élaboration de législations facilitant la pénétration et l’installation des entreprises étrangères sur leur sol.

Le Liban et la Syrie sont « les mauvais élèves » dans cet accord, avait estimé le politologue Joe Bahout.

La rigidité du système économique au Liban et son obsolescence ainsi que le manque de législations qui favoriseraient le développement des investissements ont été les obstacles majeurs dans la concrétisation de l’accord euro-méditerranéen.

Les investissements européens au Liban sont actuellement très faibles ; on assiste même à des désinvestissements de la part d’entreprises installées depuis longtemps, notamment dans le secteur bancaire, en raison des risques encourus dans le pays.

Actuellement, l’enjeu se complique davantage avec la modification de la donne régionale.
L’économiste Charbel Nahas estime que les perspectives d’ajustement de cette relation sont fort étroites notamment en raison de la faible croissance du marché interne et également en raison de la modification technique des fonctions d’intermédiation : par exemple certains pays de la rive sud de la Méditerranée sont devenus plus accessibles à l’exportation et moins coûteux. Les risques d’instrumentalisation politique régionaux et locaux rendent encore plus difficile le réajustement de la relation commerciale entre le Liban et l’Union européenne.

Le problème majeur relève de la durabilité de ce système et c’est donc d’une stratégie de rupture qu’il s’agit d’élaborer actuellement, estime M. Nahas. Le rôle crucial de l’Europe sera, selon lui, d’accompagner le Liban dans cette phase de transition.

L’application de réformes structurelles majeures s’avère actuellement une nécessité pour assainir l’économie libanaise et pour rattraper relativement les pays de la région, mais également pour corriger le déséquilibre des échanges commerciaux avec ces pays.

Ainsi, le maintien du système économique en vigueur au Liban renforcera les probabilités de son effondrement. Nous assisterons alors à un effet « boule de neige » qui s’en prendra à l’ensemble des secteurs productifs et entraînera une crise sociale.

Alors que l’accord Euromed prévoit la mise en vigueur d’une zone de libre-échange d’ici à 2010, le Liban, clairement incapable actuellement d’entreprendre un tel pas, s’offre encore le luxe du temps dans la réforme de son système économique.

Marseille,04 02 2007
Rédaction
L'Orient-Le Jour
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