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Douze auteurs invités en France pour un dialogue vivant des cultures

LITTÉRATURE - L’édition 2007 des « Belles étrangères » consacrée au Liban

L’on dit souvent que si vous voulez découvrir un pays, commencez par vous plonger dans ses livres. C’est donc pour dévoiler les mystères des littératures étrangères et de leur pays d’origine qu’une manifestation comme les «Belles étrangères» a été créée en France en 1987. Pour célébrer (en beauté) les 20 ans de cette manifestation, en 2007, du 12 au 25 novembre, les «Belles étrangères» seront consacrées à la littérature libanaise, de langue arabe et française. Le Centre national du livre en France, organisateur de l’événement, invitera ainsi 12 écrivains libanais, 8 auteurs arabophones et 4 auteurs francophones, représentatifs de la diversité et de la richesse de la création littéraire libanaise
d’aujourd’hui.

Les noms des heureux élus ont été annoncés samedi au cours d’une conférence de presse tenue à la Résidence des Pins en présence de Bernard Émie, ambassadeur de France et maître des lieux; de Benoît Yvert, directeur du livre et de la lecture du ministère français de la Culture et président du Centre national du livre; de Martine Grelle, chef du bureau des échanges internationaux au CNL et commissaire des «Belles étrangères»; de Mohammad Kacimi, écrivain, dramaturge, conseiller littéraire de la manifestation, et de Denis Gaillard, conseiller culturel près l’ambassade de France à Beyrouth.

Tournée plus particulièrement vers les littératures insuffisamment traduites en français, cette manifestation originale s’est imposée en treize ans d’existence et trente et une éditions comme un des événements phares de la scène littéraire française. Sa formule consiste à inviter en France, pendant deux semaines, une douzaine d’écrivains représentatifs de la littérature de leur pays et à les faire dialoguer de vive voix avec les Français à travers des tables rondes, des débats et des lectures publiques. Un livre et un film accompagnent l’événement.

Ces rencontres ne se font pas uniquement à Paris. Après la soirée inaugurale parisienne, les écrivains invités sont conduits par le Centre national du livre (CNL), maître d’œuvre de l’opération, à travers toute la France pour qu’ils puissent rencontrer aussi le public des petites et grandes villes de province. Le CNL s’appuie pour cela sur son vaste réseau de bibliothèques, de maisons de la culture, de librairies partenaires, où les écrivains sont accueillis le temps d’une soirée ou d’un débat. Les médias audiovisuels (Radio France internationale, la chaîne franco-allemande Arte) sont aussi présents et contribuent à faire de ces rencontres un événement réellement national.

L’autre souci des organisateurs, c’est la disponibilité des traductions en français. «Nous essayons de choisir une majorité d’écrivains déjà publiés en France, car autrement les rencontres avec le public ne peuvent pas se faire de façon intéressante, rappelle Benoît Yvert, directeur du CNL. Mais on prend toujours deux ou trois auteurs encore non traduits et dont les premiers textes sont publiés dans l’anthologie (coproduite avec les éditions de l’Aube) que nous faisons paraître à l’occasion des “Belles étrangères”.»

Cet important travail de sélection et de prospection se traduit par la parution d’une profusion de nouveaux titres à chaque édition des «Belles étrangères». Il suscite aussi quelques répercussions imprévues: une librairie parisienne prise d’assaut par des passionnés de la littérature tchèque lors de l’édition qui lui était consacrée, ou des bibliothèques de prêt qui s’approvisionnent massivement en littérature coréenne, révélée par les «Belles étrangères» de 1995, pour répondre à la demande de leur public.

Mais l’impact réel de ce festival se situe ailleurs, sur le plan de la conception et de l’approche de l’Autre.

Concernant les auteurs sélectionnés par le comite du CNL, Martine Grelle, commissaire de l’événement, avoue que généralement, «l’établissement de cette liste est le moment le plus long et le plus difficile. Il faut qu’elle soit la plus représentative possible des tendances contemporaines et reconnues de la littérature du pays invité. Sans oublier les jeunes espoirs qui promettent pour l’avenir. Pour le Liban, a-t-elle ajouté, les choses se sont déroulées assez rapidement avec un consensus presque général et une équité hommes-femmes très intéressante».

Dans son allocution, l’ambassadeur Émie a rendu hommage aux acteurs de la chaîne du livre au Liban qui constituent «une communauté particulièrement dynamique dans un pays qu’on peut considérer comme la véritable plaque tournante de l’édition dans la région». Il a précisé que la composante francophone de cette famille fait preuve d’une vitalité toute particulière et elle se retrouve chaque année en octobre pour cette grande fête qu’est le Salon du livre francophone de Beyrouth, le troisième en français après Paris et Montréal.

Émie a rappelé, dans ce cadre, l’accord de coopération sur 3 ans, signé entre la France et le Liban avec un montant de 1,5 million d’euros, «pour favoriser le développement des bibliothèques publiques notamment dans les régions touchées par le cruel et inutile conflit de l’été dernier».
Bernard Émie a réaffirmé, pour conclure, le soutien de la France et son engagement qui profite à l’ensemble de la population libanaise. On souhaite que les «Belles étrangères» soit l’occasion pour le grand public français de «découvrir un autre Liban, un Liban qui a su l’été dernier continuer a rêver sous les bombes, un Liban qui crée aujourd’hui, malgré la douleur, un Liban qui écrit pour survivre, un Liban qui ne renonce pas».

Beyrouth,04 02 2007
Rédaction
L'Orient-Le Jour
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