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Deuxième guerre du Golfe : Le tourisme au bord du gouffre

« Depuis le 11 septembre 2001, nous vivons la crise la plus grave de l’histoire du tourisme mondial."

Telle est la déclaration du secrétaire général de l’Organisation mondiale du tourisme (OMT), M. Francesco Frangialli, qui résume assez bien la situation actuelle. Revenons sur les conséquences de la guerre en Irak au niveau mondial puis national avec la fréquentation chiffrée de deux sites touristiques de Jordanie et les solutions financières pour pallier le déficit énorme engendré Le domaine aérien est très affecté par une conjoncture mondiale défavorable qui tend à s’installer et dont les crises successives (guerre en Irak, pneumopathie atypique...) accentuent la gravité.

Pour la première fois depuis longtemps, Air France affiche une baisse de son trafic. Jusqu’ici, la compagnie française faisait un peu figure d’exception à la règle dans la série de faillites programmées des compagnies américaines et européennes. Le conflit irakien adossé à la pneumopathie et à la crise économique mondiale, n’a rien arrangé et Air France pourrait être confrontée cette année à une situation semblable à celle vécue en 2001, au lendemain des attentats du 11 septembre.
Répercussion directe au Proche-orient où Air France enregistre une baisse de 27,5% du trafic pour des capacités en diminution de 5,9%. Une conséquence de cette baisse du trafic et de la recherche de rentabilité maximale par ces temps de disette : le départ en retraite du fleuron franco-britannique, Concorde, qui tire sa révérence.

C’est une page de l’histoire de l’aviation qui se tourne. British Airways et Air France ont annoncé jeudi 10 avril dernier, l’arrêt de l’exploitation du Concorde. La compagnie britannique stoppera ses vols le 1er novembre prochain, et Air France le 31 mai 2003. Le Concorde aura marqué l’histoire, mais depuis le crash de Gonesse le 25 juillet 2000, le supersonique n’affichait plus des taux de remplissage suffisants et le contexte économique et la conjoncture internationale ( 11 septembre, deuxième guerre du Golfe ) auront eu raison du seul supersonique civil au monde. « Le Concorde s’est heurté aux réalités économiques » explique Jean-Cyril Spinetta, PDG d’Air France.

C’est la rentabilité de plus en plus réduite du fait d’une maintenance coûteuse alliée à des problèmes de remplissage (vols quasiment à vide avec seulement 20% de taux d’occupation) qui ont motivé cette décision commune. Autre compagnie aérienne à subir les conséquences de la conjoncture internationale : Tunisair. La compagnie aérienne battant pavillon tunisien tente de s’adapter en limitant, tant bien que mal, les dégâts. Premières mesures d’austérité annoncées, la suppression d’une grande majorité de ses dessertes vers le Moyen-Orient. Le directeur de la Communication de Tunisair, cité par l’hebdomadaire tunisien ‘Réalités’, rapporte que le transporteur a entamé un plan de restructuration qui consistera à « dégraisser plus de 30% de ses effectifs. » Cependant, ce plan sera encore insuffisant et des licenciements sont à prévoir : 2500 personnes sur un total de 7000 salariés, devraient être remerciées. Face à la diminution du trafic charter et de la baisse de la demande des TO, Tunisair songe également à fermer certaines de ses représentations à l’étranger.

Même constatation de crise généralisée mais avec un bémol du côté de l’OMT qui explique dans un communiqué que « le tourisme est toujours sorti des périodes de turbulences en bien meilleur état qu’il n’y était entré. » Les crises économique et financière de l’Asie Pacifique et de la Russie en 1997-1998 en ont été une claire illustration. Des signes analogues de confiance des consommateurs avaient été observés après les conflits des Balkans et la guerre du Golfe en 1991 : un rebond spectaculaire de 8,3 % avait été enregistré dès 1992. « Dans cette période difficile, il importe que le monde arabo-musulman puisse utiliser le tourisme comme instrument d’ouverture et voie de communication avec le reste de la communauté internationale » insiste M. Frangialli. Ce dernier termine sur une note d’optimisme en précisant que « le tourisme international a assez d’élasticité pour connaître une reprise relativement rapide. » En Jordanie, si l’on s’en réfère aux chiffres de fréquentation communiqués par le Ministère du Tourisme, le site du baptême à Béthanie a accusé une chute de 30% ce mois-ci par rapport aux six mille visiteurs habituels. Pétra, quant à elle, vit des jours extrêmement difficiles.

Ce site archéologique de renommée mondiale qui accueillait avant les attentats du 11 septembre 2001 entre trois et quatre mille visiteurs par jour, a commencé l’année avec deux mille entrées quotidiennes pour finir actuellement à moins de 30 visiteurs par jour depuis le début de la guerre en Irak.

Il va sans dire que les retombées de cette chute de fréquentation sont désastreuses sur la population locale de Pétra pour qui le tourisme est la principale source de revenus. Les professionnels jordaniens du tourisme ont donc demandé une aide d’urgence au gouvernement de plusieurs millions de dinars pour compenser partiellement les pertes considérables de ce secteur, et pour ce faire, ils se sont regroupés : les associations de restaurateurs, d’hôteliers, d’agents de voyages et de guides jordaniens ont soumis une affectation d’aide mensuelle. L’association des restaurateurs demande 750 mille dinars d’aide financière pour ses 400 membres qui emploient neuf mille personnes. Il faut savoir que le taux d’occupation actuel des 216 hôtels du pays atteint moins de 10%, et que 75% des 24 hôtels de Pétra ont fermé leurs portes. L’association des agents de voyages demande, quant à elle, 700 mille dinars pour ses 362 membres employant près de 3200 personnes. L’association des guides demande un million de dinars car ses 725 membres sont sans emploi depuis janvier.

Le secteur a continuellement été touché par des vagues successives de crises depuis l’Intifada de septembre 2000, il y a trois ans. A cette époque, le tourisme représentait 10% du PIB. Il compte 23 000 emplois directs et 120 000 indirects.

Les experts prévoient qu’il faudrait une année entière pour couvrir les répercussions économiques graves de la guerre en Irak. Le directeur du JTB, M. Marwan Khoury, précisait à un confrère que « la saison d’été était perdue et que la saison d’automne démarrait mal.

Espérons que ces appels au secours seront entendus du gouvernement jordanien…L’avenir nous le dira !

Amman,04 22 2003
Léticia Franiau-al Sharaia
The Star
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