Opportunités d'Affaires Liban
Opportunités d'Affaires Maroc
Opportunités d'Affaires France
- Opportunités d'Affaires Jordanie
- Opportunités d'Affaires Méditerranéennes
Iloubnan - Portail d'informations
www.iloubnan.info
Agent Exclusif de Philips & Whirlpool au Liban
www.azelectronic.com
- Nsouli - Bijouterie Liban
- Bijouterie Liban
www.andremarcha.com
- Agence interactive Marseille, Agence web
www.ebizproduction.com
- Location de Voitures à Beyrouth, Liban
advancedcarrent.com
- Immobilier Liban
www.real-estate-lebanon.com
- Montres Suisses
exposureswiss.com
- Montres Suisses
www.elogaswiss.com
   
 

ARCHIVES
Retour aux Archives
Retour aux infos
English Version

Société : Journée Internationale de la Femme Pour l’amélioration des droits de la femme en Jordanie

La journée internationale de la femme est bien l’occasion tant attendue pour comparer les slogans enchanteurs sur l’amélioration de la situation de la gente féminine avec la réalité. Encore au stage des cotylédons, le statut de la femme en Jordanie révèle des déceptions mais aussi des soupçons d’espoir. Interview avec celle qui combat pour une égalité encore précaire dans le Royaume, Lamis Nasser, responsable du Forum National des Droits de la Femme.

Lamis Nasser répond toujours présent lorsqu’il s’agit de faire une introspection sur le statut de la femme dans les pays arabes an général, et en Jordanie en particulier. Et pour une cause, responsable du Forum pour les Droits de la Femme, cette ancienne membre du corps diplomatique jordanien a adopté le projet du «-Committe of the Elimination of Descrimination Against Women-», (CEDAW)– Comité pour l’élimination des discriminations vis-à-vis de la femme, elle est bien la spécialiste dans le Royaume à pouvoir détecter avec objectivité les fossés qui nous séparent des prés fertiles de l’égalité entre les sexes. «-Toutes les femmes arabes souffrent des mêmes symptômes, avec quelques différences près-», affirme-t-elle au Jourdain. Et de rajouter: «-D’abord, leur statut légal reste inférieur à celui des hommes, que ce soit par rapport aux lois liées à l’obtention ou la transmission de la nationalité, les lois de la famille, les lois concernant l’égalité entre les sexes ainsi que les législations sur la sécurité sociale ou la santé-». Selon elle, l’égalité entre les sexes n’est pas d’actualité dans les pays arabes en général, et elle est surtout due à «-un manque de connaissances sur les droits humains, constitutionnels et religieux de la femme-», dit-elle. Ce manque de conscience est doublé par «-l’absence d’un mécanisme de plaintes sur les violations des droits de la femme ainsi que de législations abolissant catégoriquement toute forme de violence à l’encontre des femmes et punissant les responsables-», poursuit Lamis, en soulignant que le blâme de ces lacunes retombe non seulement sur la société en général, mais surtout sur les femmes à la participation inexistante ou passive en particulier.

Dans ce contexte, cette responsable dépeint la situation de la loi sur l’âge minimal du mariage en Jordanie, fixé à 18 mais également à 16 ans pour les régions rurales. «-18, et encore moins 16 ans, ne sont pas des âges matures pour se charger de la responsabilité énorme qu’est celle du mariage. La majorité civique est bien fixée à 18 ans, mais le mariage requiert une maturité que les femmes n’ont pas acquise à cet âge-», se désole-t-elle, tout en constatant les cas «-de circonstances exceptionnelles dans les régions rurales, où l’âge minimal du mariage est laissé à la discrétion du juge-», une ouverture qui n’est pas vue d’un bon œil par Mme Nasser.

La présence des femmes dans le parlement jordanien, à la suite de l’instauration du quota féminin obligatoire sur les bancs des députés, est un poids dans la balance selon Lamis Nasser. «-Naturellement, la nomination de femmes dans les positions clés renforcera le mouvement vers l’avant de la société pour des solutions plus égalitaires entre les sexes-», assure-t-elle, en soulignant en outre que leurs contributions «-positives seront utiles car remarquées et contribueront à l’oubli des stéréotypes négatifs ainsi que des notions mal fondées encrées dans les esprits sur les femmes-», espère cette femme dévouée à la défense de ses semblables.

Le bilan est donc loin d’être rose, et la route vers une égalité assurée est longue tel que le décrit Lamis: «-Il faut d’abord approuver les conventions dans les domaines qui ont été ratifiés depuis des années et notamment le projet CEDAW– ratifiéedepuis 1992, par la chambre des députés-». De plus, des actions plus concrètes devraient être prises dans le cadre «-de-la prise de conscience et de l’éradication totales des généralités négatives liées à la femme et toujours présentes dans notre société-», argumente-t-elle, en citant l’importance de «-la nomination d’un plus grand nombre de femmes dans les positions clés comme celles de ministres, juges, diplomates ou autres dans un effort de changement du regard de la société vis-à-vis des femmes actives-», suggère Lamis. Dans ce contexte, elle appelle à une réinstauration du quota féminin, actuellement fort de 6 sièges, si ce n’est de son agrandissement pour englober 12 sièges, en lueur de l’annonce des élections parlementaires jordaniennes. «-Tous les leaders religieux, les journalistes, les parlementaires et surtout les éducateurs jouent un rôle crucial dans le changement de la situation de la femme dans le Royaume-», conclut Mme Nasser, en marquant l’importance des programmes éducatifs, et notamment les cursus scolaires et universitaires, dans le changement vers un dénouement durable du statut de la femme jordanienne.

Marseille,03 19 2007
Rédaction
The Star
ebizproduction est soutenue par "Le Conseil Régional de la Région
Provence-Alpes-Côte d'Azur".
| Home | English version | contact@1stmediterranean.com | © ebizproduction - Agence web - 2002/2008 |