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Itani : Plus de 2,5 milliards de dollars d’investissements directs arabes au Liban en 2006

Les investisseurs sont toujours en attente, mais jusqu’à quand, se demande le président d’IDAL

Comme pour la majorité des indicateurs économiques, l’année 2006 a été un peu décevante sur le plan des investissements.

Alors que l’excès de liquidités dans le Golfe avaient laissé espérer au moins 3,5 milliards de dollars d’investissements directs arabes, le Liban a finalement accueilli un peu plus de 2,5 milliards de dollars en 2006, selon les chiffres non définitifs de l’établissement public arabe pour la garantie des investissements, cités par le président de l’autorité de développement des investissements au Liban (IDAL), Nabil Itani. Dans un entretien à L’Orient-Le Jour, M. Itani a indiqué que la grande majorité de ces investissements ont été effectués au premier semestre 2006, comme en témoignait l’amélioration de plusieurs indicateurs, notamment les ventes immobilières, les permis de construction, les surfaces en construction (en hausse de 94 % par rapport à la même période de 2005) et les ventes de ciment (en augmentation de 80 % entre les premiers semestres 2005 et 2006).

« Après la guerre, l’activité économique a nettement reculé, a souligné M. Itani. Au niveau des investissements, il n’y a certes pas eu d’annulation, mais de nombreux projets ont été reportés ou gelés », clôturant l’année avec une hausse des investissements directs arabes de moins de 40 % par rapport à 2005. M. Itani reconnaît que la majorité des investissements directs arabes sont allés dans le secteur immobilier, mais il réfute l’idée selon laquelle les investissements arabes sont uniquement de nature spéculative.

« À lui seul le secteur touristique a attiré plus de 1,4 milliard de dollars, or c’est un secteur productif et créateur d’emploi. IDAL a aussi encouragé des investissements dans les secteurs de la technologie ou d’autres plus traditionnels, comme l’industrie ou l’agroalimentaire. Évidemment, le secteur industriel libanais souffre d’un certain nombre d’obstacles connus de tous, comme les coûts de l’énergie ou de la main-d’œuvre, mais cela ne l’empêche pas d’être compétitif à d’autres niveaux, comme la qualité. Nous essayons d’attirer les capitaux vers les industries à valeur ajoutée. »

Lignes rouges

Reste que le climat des investissements au Liban n’est pas des plus rassurants. Selon M. Itani, onze facteurs principaux déterminent l’attractivité d’un pays parmi lesquels figurent en premier la stabilité sécuritaire, le système politique, la législation, le degré de liberté économique, l’accès au marché…

Or, « en termes de stabilité sécuritaire ou politique, pour les investisseurs potentiels les lignes rouges ont été franchies », a-t-il affirmé.

Toutefois, si l’on isole ce facteur, M. Itani estime que Liban bénéficie d’un certain nombre d’avantages comme la liberté, ou le cadre législatif, ainsi que des avantages inhérents à chacun des secteurs.

« Dans le secteur touristique, par exemple, le Liban bénéficie de son emplacement géographique, son climat, sa qualité de vie, son hospitalité… Dans l’industrie, il a des avantages certains au niveau de la finalisation des produits, la présentation, le packaging… La qualité de ses services bancaires, hospitaliers ou éducatifs sont également des atouts importants », a-t-il souligné.

Mais cela ne veut pas dire que des efforts ne sont pas nécessaires pour favoriser les investissements.

« Si le climat était idéal, IDAL n’aurait pas lieu d’exister, puisque ses activités consistent à faciliter les démarches administratives, et à offrir des incitations fiscales aux investisseurs, a ajouté M. Itani. Ces mesures doivent être généralisées. Le programme soumis à Paris III comporte justement un certain nombre de réformes en ce sens. »

Scénarios

En attendant, qu’en est-il des projets pour 2007 ?
M. Itani a assuré qu’il n y a pas eu de désengagement, les projets déjà entamés se poursuivent.
Toutefois, les investisseurs dont les projets étaient en cours d’étude sont dans une situation d’attentisme total.

« Mais combien de temps attendront-ils avec les liquidités importantes dont ils disposent et les opportunités croissantes dans le reste de la région ? Telle est la question. »
M. Itani a indiqué avoir envisagé plusieurs scénarios. Si la crise est résolue, pour lui, il ne fait aucun doute que le Liban connaîtra un « boom des investissements étrangers ». Mais si la crise se prolonge (au vu des échéances politiques cruciales en 2007, ce scénario semble le plus réaliste), « tout ce que nous pouvons faire, c’est œuvrer à attirer des investissements avec des mesures incitatives. Mais il est évident que nous raterons beaucoup d’occasions », a-t-il conclu.

Marseille,03 19 2007
Rédaction
L'Orient-Le Jour
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