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En Tunisie, le contrôle de l’Etat domine

· «L’intervention de l’Etat facilite bien des choses», dit Hafsaoui
· Subvention sur le taux

Lamine Hafsaoui est le PDG de la Banque tunisienne de solidarité. Son objectif: encadrer le microcrédit en tant qu’instrument d’appui à l’emploi et de lutte contre la pauvreté sous ma supervision de l’Etat. 154.000 clients bénéficient de ce système.

· L’Economiste: Vous dirigez la Banque tunisienne de solidarité. Quelle est la mission de cette institution?
- Lamine Hafsaoui: La Banque tunisienne de solidarité est fondée en 1998. Elle fait suite à la création du Fonds national de solidarité ou «Fonds 2626», lancé une année plus tôt. Ce fonds, qui collectait chez des citoyens et auprès des entreprises, a bénéficié de la contribution de l’Etat pour mettre en place l’infrastructure économique et sociale nécessaire dans les zones démunies. Pour donner du contenu à tout cela, il fallait nécessairement créer des sources de revenus pour les couches sociales les plus pauvres, défavorisées. Dès lors, la question était de savoir quelle institution mettre en place pour s’en occuper. On a d’abord pensé à un fonds, et puis les pouvoirs publics ont décidé que ce serait une banque, en l’occurrence la Banque tunisienne de solidarité. Pour cela aussi, il y a eu un effort solidaire extraordinaire du fait que les actionnaires de la BTS, au nombre de 220.000, représentent pratiquement tous les Tunisiens. On peut dire que chaque famille tunisienne a participé au capital de cette banque, majoritairement public.
La BTS est une banque publique destinée à financer les microprojets et les microcrédits au profit des couches sociales les plus défavorisées, des couches ne pouvant pas présenter de garanties bancaires donc n’ayant pas accès au système bancaire traditionnel.

· En quoi est-ce que le système d’aide sociale tunisien est différent de celui du Maroc?
- D’abord, chaque pays a son environnement et ses objectifs. En Tunisie, c’est un objectif réellement de développement économique, social, intégré et durable. Quand on parle de système de solidarité intégré, cela veut dire un système destiné à toutes les régions, tous les segments, toutes les couches sociales… Pour cela, il faut que la politique de microfinance et microcrédit s’inscrive dans la politique nationale de développement. Ce qui relève de la responsabilité et du rôle de l’Etat. Car les populations pauvres sont forcément les exclus d’un modèle de développement politique raté, et le fait de les repêcher reste en premier lieu une fonction de l’Etat. Mais sachant que les moyens d’action de l’Etat sont très compliqués, pas toujours souples, ne permettent pas de répondre très simplement et très vite aux attentes des couches sociales les plus défavorisées, c’est pour cela que nous avons pensé à faire participer la société civile à travers les associations. Il n’empêche que sur le plan objectif, c’est toujours à l’Etat d’en arrêter les détails, de même que sur le plan accompagnement. En revanche, pour l’exécution des projets sur le terrain, c’est la société civile, à travers les associations, qui en a la responsabilité. L’intervention de l’Etat facilite bien des choses et sa contribution permet d’appliquer un taux de 5%. Ce qui est rentable pour tout le monde…

· Comment tout cela se traduit-il concrètement sur le terrain social?
- La BTS intervient sur deux plans. Le financement des microprojets plafonnés à 80.000 dinars, soit environ 60.000 dollars pour les diplômés de l’enseignement supérieur et 20.000 dinars (12.000 dollars) pour les autres. Depuis la création de la BTS, nous avons financé 60.000 projets, et 55.000 ont donné des résultats encourageants, dont beaucoup de projets financés au profit des diplômés de l’enseignement supérieur. D’ailleurs, certaines de ces TPE ou PME sont tellement performantes au point de s’ouvrir au marché de l’exportation. Pour le volet microcrédit, à fin 2006, la BTS a utilisé 150 millions de dinars (fonds publics), et le taux de recouvrement est de 83% au niveau de la banque et 93% au niveau des associations. Ça fonctionne très bien et ça donne de bons résultats. Le système permet la création d’emplois, ce qui est l’objectif primordial de l’Etat tunisien. Sur ce plan également, on apporte des réponses concrètes. La BTS est devenue un ascenseur social, car elle permet à des personnes issues des couches défavorisées d’acquérir des considérations sociales au travers des petits projets d’entreprise ou de création de richesse.

Marseille,03 19 2007
Rédaction
L'Economiste
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