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Les entrepreneurs prônent un plus large partenariat entre les pays du sud de la Méditerranée

La 2e journée de la compétitivité méditerranéenne s’est tenue à Valence

Plus de dix ans se sont écoulés depuis la ratification par 12 pays de la Méditerranée du processus de Barcelone et le schéma de coopération entre ces pays avance toujours à petits pas.


Toutefois, les milieux d’affaires euro-méditerranéens sont conscients de l’importance stratégique de cette région et de la nécessité de renforcer la coopération économique entre les pays de la rive sud et ceux de la rive nord.

Suite au 1er Forum économique de la Méditerranée, tenu à Palerme en février de l’année dernière, la Confédération espagnole des organisations d’entrepreneurs (CEOE) et l’Union méditerranéenne des confédérations d’entreprises (UMCE), dont le président actuel est le doyen des industriels libanais, Jacques Sarraf, ont décidé de tenir la 2e journée de la compétitivité méditerranéenne « Med- España » dans la ville de Valence. Cette journée s’est tenue les 27 et 28 février. Une délégation libanaise formée du doyen des industriels Jacques Sarraf, du président de l’Association des industriels, Fadi Abboud, et d’un nombre d’entrepreneurs a participé à cet événement.

L’objectif de cette deuxième journée de la compétitivité méditerranéenne était d’encourager les investissements directs des entreprises espagnoles dans les Pays partenaires méditerranéens (PPM) et de promouvoir la coopération comme stratégie pour augmenter la compétitivité des entreprises des deux rives de la Méditerranée, en favorisant ainsi la création d’un espace de prospérité commun. Un espace de libre-échange supposé, selon les recommandations du processus de Barcelone, être mis en place en 2010.

Cet événement a été l’occasion aux petites et moyennes entreprises méditerranéennes de développer leur stratégie d’internationalisation. Des rencontres bilatérales ont été ainsi organisées au deuxième jour de l’événement entre des entrepreneurs de différents pays qui peuvent éventuellement coopérer entre eux.

« Cette journée nous a permis de faire la connaissance de partenaires potentiels avec qui nous gardons contact dans le but de réaliser plus tard des accords bilatéraux », souligne le PDG de Pepsi au Liban, Walid Assaf.

Un processus lent

La mise en place du processus de Barcelone est progressive et demeure lente.
« Nous sommes loin des objectifs prévus lors de la signature du traité de Barcelone en 1995. Nous n’avons toujours pas une croissance notable dans la région », a déclaré Jacques Sarraf.
Selon lui, il est nécessaire pour faire face à la mondialisation de profiter des avantages comparatifs des différents pays de la Méditerranée, de s’engager concrètement dans des accords de coopération et évidemment d’alléger la fiscalité et les taxes afin d’encourager les pays de la région à commercer entre eux.

Les organisations d’entrepreneurs, conscientes du chemin qui reste encore à parcourir, encourage actuellement la coopération technologique et industrielle et l’investissement dans la R&D (recherche et développement) pour renforcer la compétitivité de leurs entreprises, en développant une stratégie d’entreprise euro-méditerranéenne qui puisse faire face à la concurrence croissante des autres régions économiques.

Décalage entre les pays

Le problème ne se cantonne pas à la faiblesse de la coopération euro-méditerranéenne, mais revient essentiellement aux carences en investissements Sud/Sud.

Il est incontestable que le renforcement de la coopération Nord/Sud dépend étroitement de l’état des relations entre les pays du sud de la Méditerranée.

Certains pays de la région MENA ont réalisé l’importance de cette coopération interrégionale, à l’image de l’Égypte, du Maroc, de la Jordanie et de la Tunisie qui ont signé le 25 février 2004 un accord de libre-échange (l’accord d’Agadir).

Toutefois, l’ingrédient-clé pour attirer les investissements directs de l’étranger (IDE) serait l’assainissement des économies, un processus lancé depuis un certain temps par un certain nombre de pays, tels que le Maroc, la Jordanie, la Tunisie, l’Algérie, l’Égypte, etc.

Les chiffres reflètent l’évolution de ces économies et les résultats des réformes entreprises pour leur assainissement.

Les pays du Maghreb connaissent actuellement une mutation de leurs économies. L’Algérie, à titre d’exemple, a réduit son endettement extérieur à 4 % du PIB en 2006 alors qu’il était de 15 % en 2005 et la croissance se situe autour de 5 %.

Ce pays a adopté une nouvelle stratégie industrielle consistant à privilégier la mise en place de mégapoles et de pôles économiques afin d’intégrer les régions sous-développées et faibles.
L’Égypte a, de son côté, adopté une série de mesures incitatives ainsi qu’un nombre de réformes qui ont permis à cette économie de réduire son déficit budgétaire de 9 à 7 %. Selon le représentant de l’Égypte, les IDE se sont élevés à 6 milliards de dollars et la croissance est passée de 4,9 % à 7 %.

L’impôt sur les sociétés a été réduit de 42 % à 20 % et les taxes douanières sont passées de 14,6 % à 9 %.

Outre l’accord d’Agadir, l’Égypte a signé une multitude d’accords sur les échanges, tels que celui des « Qualified Industrial Zones » qui lui permet d’exporter aux États-Unis et en Israël sans payer des taxes douanières.

La Jordanie a, pour sa part, dans son registre 25 accords d’échanges bilatéraux. Ses exportations se sont élevées à 15,4 milliards de dollars en 2006 et 50 % de ses opérations commerciales sont panarabes.

Quant à la Turquie, 55 % de ses exportations sont destinées à l’Europe. Ce pays a enregistré jusqu’aujourd’hui 14 700 joint ventures, dont 35 % ont été réalisés avec des sociétés européennes.

Ces chiffres sont la preuve de l’efficacité des réformes et de leur nécessité dans les économies actuelles.

Le Liban est désormais très loin dans le processus d’assainissement de son économie. Les entrepreneurs font de leur mieux, dans les circonstances présentes, pour exporter leur produit et leur savoir-faire, à défaut de pouvoir le vendre profitablement au Liban.

Même si les occasions se présentent, le Liban est actuellement incapable de se vendre en tant que « hub » pour les investissements étrangers en raison de la lourdeur de la bureaucratie, de la corruption, des taxes, du manque d’infrastructure adéquate et l’absence d’un climat favorable au développement des investissements.

Marseille,03 05 2007
Redaction
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