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L'Algérie peaufine son plan «Emergence»

· Une stratégie industrielle en route pour s’arrimer à la mondialisation
· Objectif, sortir l’économie de sa dépendance aux hydrocarbures


L’Algérie organisait hier 26 février ses premières assises de l’industrie pour définir une stratégie industrielle d’intégration à l’économie mondiale, après l’échec du modèle étatique des années 1970. Les responsables algériens veulent relancer la production industrielle, diversifier la croissance, fondée sur les seuls hydrocarbures, et y associer plus étroitement le secteur privé national et étranger. Selon le Forum des chefs d’entreprises (FCE), principal syndicat patronal algérien, l’industrie manufacturière ne représentait plus en 2006 que 6,5% du Produit intérieur brut (PIB), contre 18% en 2000. Parallèlement, les importations ont plus que doublé, atteignant 21 milliards de dollars. Les hydrocarbures génèrent quelque 97% des revenus extérieurs du pays et plus de 60% de ses recettes fiscales. En 2006, l’Algérie a engrangé près de 54 milliards de dollars de recettes d’hydrocarbures. Le ministre des Participations, Hamid Temmar, a indiqué, dans un document de présentation des assises, que l’Algérie voulait adresser «un message clair sur sa volonté d’adapter son économie aux exigences de la mondialisation des échanges (...) et passer du stade de simple exportateur de (matières premières) à celui de producteur et d’exportateur de biens transformés à technologie plus élaborée et à plus forte valeur ajoutée, pour faire face à la concurrence internationale». Le ministre des Participations a précisé que 500 participants sont appelés à définir une «stratégie industrielle centrée sur la promotion des filières les plus aptes à assurer à l’économie une croissance durable».
La nouvelle stratégie devrait s’appliquer à partir de 2007, et sur une durée de 10 à 15 ans, a-t-il indiqué.

L’objectif est de relancer des filières à fort potentiel de valeur ajoutée ayant un effet d’entraînement sur le reste de l’économie afin de sortir celle-ci de sa forte dépendance vis-à-vis des hydrocarbures.

Les filières visées sont la chimie, la pétrochimie, les engrais, l’agroalimentaire, les matériaux de construction, les industries électronique, pharmaceutique, alimentaire, mécanique, automobile, ainsi que les nouvelles technologies de l’information et de la communication (TIC). L’Algérie, dont l’économie est dopée par la flambée des prix du pétrole, disposait fin 2006 de 78 milliards de dollars de réserves de change, après avoir remboursé par anticipation l’essentiel de sa dette publique.

Les participants aborderont par ailleurs des «questions transversales», notamment l’investissement, la mise à niveau des entreprises (quelque 500 concernées), l’environnement économique international, la politique des ressources humaines et les TIC.

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Semer du pétrole, récolter de l’industrie

La politique des années 1970, consistant, selon le mot d’ordre alors en usage, à «semer du pétrole pour récolter de l’industrie», a connu un net coup d’arrêt au milieu des années 1980. Il s’agissait, à coups de milliards d’investissements publics tirés de la rente pétrolière, de monter de toutes pièces une industrie lourde, dont les résultats se sont avérés catastrophiques. Des centaines d’entreprises publiques industrielles ont été démantelées, privatisées ou ont cessé leur activité depuis 1990. Un tiers de ces entreprises étaient en déficit tandis que plus de la moitié étaient incapables de s’autofinancer.

Marseille,03 05 2007
Redaction
L'Economiste
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