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Les patrons du Maghreb créent leur union

· A Marrakech, les patronats relaient les politiques
· Pragmatiques, ils s’attaquent déjà au contenu des ALE
· 800.000 emplois par an créés à terme


Son nom est UME (Union maghrébine des employeurs). Si tout marche comme prévu, cette institution, regroupant des employeurs du pays du Maghreb, serait capable de les fédérer autour de l’économie, le commerce et le libre-échange. Réussir là où le politique a échoué. Après tout, l’Union européenne (UE) n’avait-elle pas commencé avec des accords sur l’acier.

L’UME est donc née officiellement le 18 février à Marrakech et regroupe les organisations patronales des 5 pays maghrébins (Maroc, Algérie, Tunisie, Libye et Mauritanie). A première vue, les patronats affichent volontiers leur optimisme. Ils ont déjà un plan d’action et du travail sur au moins 3 ans. En premier lieu, la promotion de l’emploi. L’UME devra, à terme, créer quelque 800.000 emplois, dont 80% initiés par les secteurs privés des cinq pays. Toujours côté chiffres, des 137,1 milliards de dollars d’échanges commerciaux, à peine 2,5% de ce montant sont échangés entre les pays du Maghreb, contre 66% avec l’Union européenne, 13% avec le reste des pays industrialisés et 19% avec d’autres pays, d’après un rapport 2006 du Fonds monétaire international. C’est bien sûr à ce niveau que les efforts des patrons devront se focaliser. Apparemment, ils l’ont tous compris.

En filigrane de ces objectifs, un grand nombre d’entreprises maghrébines s’engagent pour une complémentarité économique entre leur pays.

Chacun des cinq Etats pourra se targuer d’une spécialisation: des ressources pétrolières pour des pays comme l’Algérie, la Libye ou encore la Mauritanie. Des compétences pour le Maroc et la Tunisie… De plus, le groupement peut s’appuyer sur sa proximité géographique avec l’UE. C’est-à-dire un marché de 450 millions de consommateurs.

Choisir Marrakech comme lieu de naissance de l’UME n’était pas fortuit. C’est dans cette ville qu’une autre union s’était constituée, il y a 18 ans déjà. Pour la petite histoire, la municipalité de Marrakech, aujourd’hui siège du Conseil de la ville, avait été à l’époque sérieusement relookée pour abriter le fameux traité instituant l’Union du Maghreb arabe (UMA), qui peine encore à trouver son envol. Quelque 18 ans après, c’est au sein de ces mêmes locaux que l’UME a voulu tenir son assemblée constitutive. Les patronats qui prennent la relève, à l’initiative de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM), la Fédération algérienne du patronat (Algérie), la Confédération nationale du patronat de Mauritanie, l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat et le Conseil des hommes d’affaires libyens. Ils souhaitent donner de forts signaux, les 5 fédérations représentant 95% des entreprises privées au Maghreb.

Conscient de cette lourde tâche qui lui est conférée, le Tunisien Hédi Djelani, fraîchement désigné à la présidence de l’UME, devra s’atteler à monter la structure administrative, dont le siège sera à Alger. Ensuite, s’attaquer aux problèmes que rencontrent les hommes d’affaires maghrébins. «Nous constituons une région riche tant sur le plan ressources que sur le plan compétences. Et il n’y a pas de raison que pareille union ne marche pas. Reste, qu’elle dépend d’un travail individuel qui doit être fourni par chaque corporation », souligne Djelani.

Au-delà, et du côté purement administratif, cette union devra surtout s’atteler à casser les barrières. Mêmes Propos du président du patronat marocain, Moulay Hafid Elalamy. Très pragmatique, Elalamy confie à L’Economiste qu’il s’agit avant tout d’éliminer tout ce qui entrave les accords de libre-échange. «Entre ce que confèrent les textes des ALE conclus entre les pays de Maghreb et leur application sur le terrain, il existe un grand gouffre». «En procédant à l’élimination de ces entraves, nous gagnerons 2 à 3 points de croissance», prédit-il. Pour cela, Elalamy propose d’abord de scanner le contenu de ces ALE. Un premier travail a déjà été élaboré par les équipes de l’UMA et «nous allons le renforcer avec notre vision d’hommes d’affaires et non de politiciens». Idem, pour le patronat algérien, le problème est relatif à l’application des dispositions des ALE. A ce titre, il dira que «si nous arrivons à appliquer juste 50% de ces dispositions, toutes les attentes du citoyen seront satisfaites et ce dans l’ensemble de la région», indique Boualem Moukkakech, président de la Confédération algérienne du patronat.

Enfin, c’est aussi le message que le secrétaire général de l’UMA a tenu à transmettre: «ce nouveau-né demande des efforts pour concrétiser sur le terrain cette union et lui donner surtout la connotation économique et commerciale». Rappelons que les échanges commerciaux régionaux représentent à peine 2,5% des 105,7 milliards d’euros des échanges globaux des pays membres de l’UMA.

Pour Hammad Kessal, vice-président de la CGEM, l’Union maghrébine des employeurs s’assigne pour objectif de libérer l’entreprise maghrébine de tout ce qui entrave son développement et de lever tous les obstacles qui empêchent le développement du marché maghrébin. Concrètement, selon Kessal, les membres de la nouvelle UME devront mettre en avant les points positifs pour une union efficace sur le plan économique. Le politique viendra après et, sans le dire, les patrons espèrent faire du lobbying auprès de l’UMA espérant être écoutés. Y réussiront-ils? Il faudra attendre le premier bilan de cette UME.

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Plan d’action

Trois priorités au cœur du plan d’action de l’Union maghrébine des employeurs. Il s’agit de l’intégration économique, la capacité institutionnelle, la promotion de l’image de l’UME.
Par intégration économique, on entend l’organisation de forums sur la promotion des échanges, un développement de la promotion et de la coordination, activer entre autres certains projets comme la banque maghrébine d’investissement… Des commissions thématiques devront être créées au sein de l’UME. Elles doivent, selon leurs domaines d’intervention, favoriser les échanges, anticiper les besoins futurs en créant des banques de données. On pense déjà à trois types de commissions: les investissements directs étrangers, les échanges sud-sud, sud-nord, et la promotion de l’innovation, de la technologie et de la R&D.

Marseille,02 26 2007
Rédaction
L'Economiste
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