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Le Maroc, un pivot de la recherche pour le développement

La lutte contre la désertification et une meilleure gestion de l’eau: deux sujets de grande actualité pour le Maroc. Jean-François Girard et Michel Laurent, respectivement président et directeur général de l’Institut de recherche pour le développement (IRD) estiment que le Royaume, en développant la recherche dans ce domaine, peut devenir une sorte de plate-forme pour l’Afrique.

L’Institut a effectué au Maroc près de 120 missions en 2006 pour des projets de partenariats avec des universités et des centres de recherche.

· L’Economiste : Quels en sont les objectifs de votre visite au Maroc?
- Jean-François Girard: Cette visite s’inscrit dans le cadre d’une réunion de concertation avec le département de l’Enseignement supérieur, de la Formation des cadres et de la Recherche scientifique, à laquelle participent des responsables marocains de l’Université et de la recherche. Cette rencontre est un moment de réflexion et d’échanges afin de mieux définir des orientations partagées en fonction des priorités marocaines actuelles et suivant les missions fondamentales qu’assure l’IRD, à savoir la promotion de la recherche, de l’expertise et de la formation au service du développement. Il s’agit donc d’optimiser notre partenariat. L’objectif est de l’élargir à de nouveaux programmes scientifiques autour desquels nous avons, avec nos partenaires marocains, les mêmes visions, de renforcer nos modes de collaboration avec des unités mixtes internationales par exemple, et de promouvoir les synergies entre recherche, formation et innovation. Il faut préciser que le Maroc est aujourd’hui notre principal partenaire de la rive sud de la Méditerranée en terme de programmes et de flux d’activités.

· Quels sont les principaux domaines dans lesquels vous travaillez au Maroc et avec quels partenaires?
- Jean-François Girard: Près d’une trentaine de programmes sont en cours de réalisation avec le Maroc, notamment dans le cadre d’appels d’offres du ministère français des Affaires étrangères et de l’Union européenne. Ils vont de la lutte contre la désertification à la gestion des ressources en eau, aux biotechnologies pour l’environnement et la production agricole, en passant par la modélisation mathématique de systèmes naturels, biologiques ou sociaux. De nouveaux programmes se mettent en place dans le domaine du développement économique, de la gouvernance urbaine et de la décentralisation ou encore de la santé. Nous sommes présents à travers nos chercheurs qui travaillent au Maroc, sous forme d’affectations ou de missions au sein de laboratoires partenaires marocains. Quelques 120 missions ont été effectuées en 2006 par des personnels de l’Institut, des accueils de chercheurs marocains dans des laboratoires en France. Une vingtaine de doctorants marocains sont aussi co-encadrés au sein d’équipes conjointes.

· Ne pensez-vous pas que ces thématiques requièrent une approche plus globale?
- Michel Laurent: D’où, justement, l’approche régionale que nous adoptons. Les actions que nous conduisons ont souvent une dimension régionale et euro-méditerranéenne. Ces actions donnent lieu à une expansion du réseau de partenariats et à des efforts pour la mise en place de programmes multilatéraux, comme dans les domaines de la lutte contre la désertification et de la gestion de l’eau pour l’irrigation. Le Maroc peut jouer un rôle pivot dans notre coopération pour profiter à d’autres pays de la région, notamment l’Afrique subsaharienne. Notre credo est qu’il n’y a pas de recherche des pays du Nord et une autre propre aux pays du Sud. Et le Maroc, qui –il faut le souligner– développe ses liens avec l’Espace européen de la recherche, et ses initiatives de coopération Sud/Sud, est bien placé pour jouer ce rôle de trait d’union. Le pays consacre 0,8% de son PIB à la recherche et il compte porter ce taux à 1% d’ici à 2010. Il est classé troisième en Afrique en la matière après l’Afrique du Sud et l’Egypte. A souligner à ce titre la place privilégiée qu’occupent certains chercheurs marocains au niveau international. Le Maroc est donc un partenaire de premier ordre avec lequel nous avons un potentiel commun et des objectifs partagés pour une recherche et une formation de qualité au service du développement.

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Qu’est-ce que l’IRD?

L’INSTITUT de recherche pour le développement est un établissement public à caractère scientifique et technologique. Il est placé sous la double tutelle des ministères français chargés de la Recherche et de la Coopération. Il coopère avec une quarantaine de pays d’Afrique, d’Amérique latine et d’Asie. Au centre de ses activités: la recherche, la formation et le soutien aux communautés scientifiques du Sud. Ses programmes sont généralement pluridisciplinaires. Les activités de recherche s’organisent en trois départements (milieux et environnement, ressources vivantes, sociétés et santé).

Marseille,02 19 2007
Rédaction
L'Economiste
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