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Risque-pays : Le Maroc améliore sa signature

· La Coface le note A4 avec implication positive depuis octobre 2006
· Le Maroc fait mieux que la Jordanie, l’Egypte et la Turquie
· Mais, attention à la dette intérieure !


Les élections législatives de l’automne prochain auront-elles un impact sur la stabilité politique et économique du pays? Plusieurs opérateurs nationaux et internationaux parient sur la question. La Coface, pour sa part, éloigne ce pronostic. Dans son appréciation du risque pays pour 2007, le Maroc décroche la note A4. La note pays @rating, attribuée par l’institution mesure le niveau moyen de risque d’impayé à court terme présenté par les entreprises d’un pays. L’engagement financier d’une entreprise étant influencé par les perspectives économiques financières et politiques du pays concerné. Cependant, il faut noter qu’il peut y avoir de bonnes entreprises dans de «mauvais pays» et vice versa. Le risque global est donc en fonction de l’entreprise tout autant que celles du pays.

· Surclassement

Le Maroc est sous surveillance mais avec implication positive depuis octobre 2006, consigne l’assureur français des crédits à l’export. Selon les analystes, la formule «sous surveillance positive» implique souvent un surclassement. Le Maroc pourrait donc prétendre à une meilleure notation dans la classe A (voir encadré). Le comportement de paiement souvent assez moyen, pourrait toutefois être affecté par un environnement économique et politique susceptible de se détériorer. La probabilité d’un défaut de paiement reste donc acceptable. L’institution insiste sur les importantes réformes structurelles réalisées ou en cours. Celles-ci renforcent le cadre macroéconomique et accélèrent la diversification du tissu économique, toujours d’après l’institution. Le Maroc dispose par ailleurs d’atouts significatifs, intéressant en premier lieu les pays occidentaux (position géographique, ressources naturelles, potentiels touristiques…). Premiers bénéficiaires: les secteurs de l’offshoring, du textile, de l’aéronautique… et d’ailleurs retenus par le Plan Emergence.

«La consolidation du système bancaire qui contribue à l’amélioration régulière de l’environnement des affaires ainsi que la modestie de l’endettement extérieur révisent la qualité de la signature du pays auprès des agences de notation». La dette extérieure publique est de 115 milliards de DH en 2005, soit 25% du PIB (les chiffres concernant 2006 ne sont pas encore disponibles).

Tout n’est cependant pas rose. Les finances publiques génèrent toujours une dette publique intérieure élevée (258,5 milliards de DH en 2005, soit plus de la moitié du PIB) qui représente un facteur de fragilité. Le solde commercial subit des pressions importantes. Celle-ci sont liées d’une part, aux coûts de l’énergie, qui ont atteint en 2006 plus de 44 milliards de DH contre 39 milliards en 2005 (cf.www.leconomiste.com), et d’autre part, aux importations de biens d’équipement qui ont progressé de 15% à la faveur d’une croissance exceptionnelle (7,6% annoncés). Heureusement, souligne la Coface, que les recettes voyages et les transferts MRE sont là pour rééquilibrer la balance. Les premières caracolent à environ 53 milliards de DH et les seconds à 47,7 milliards de DH. Par ailleurs, l’économie marocaine demeure vulnérable aux aléas climatiques, malgré les déclarations d’économistes et conjoncturistes qui prédisent chaque année la fin proche de la dépendance à la pluviométrie. La croissance non agricole devrait toutefois, estime l’institution, s’installer durablement à un rythme de 4 à 5% l’an. Malgré une année de croissance record en 2006, la Coface juge celle-ci toujours insuffisante pour répondre aux attentes de la population. Elle met toutefois en exergue les réformes sociales mises en œuvre, notamment dans le cadre de l’INDH. Et pour finir, les tensions entre le Maroc et l’Algérie, concernant les provinces du Sud altèrent le bénéfice que pourrait tirer le Maroc du développement et de l’intégration régionale.

· La Tunisie comme le Maroc

Qu’en est-il chez les pays voisins, concurrents ou partenaires? Des trois autres pays de l’accord quadra, que sont la Jordanie, la Turquie, l’Egypte et la Tunisie, seul le dernièr est dans la classe A. Il reçoit exactement la même note que le Maroc. La diversification progressive du tissu productif soutient une croissance stable et élevée en Tunisie. De bons résultats de l’activité touristique et un véritable boom des services couplés à une politique industrielle volontariste ont fait que l’indice de la Coface s’améliore depuis deux ans. Par ailleurs, la Tunisie bénéficie des mêmes atouts que le Maroc, à savoir le transfert des expatriés et les recettes touristiques. Ceux-ci modèrent autant chez nos voisins le besoin du financement extérieur. Les Egyptien et Jordaniens sont par contre moins «bons élèves». Ils sont tous deux notés B. malgré cela la Coface parle de perspectives favorables pour 2007 en Egypte. La production de gaz soutient le secteur pétrolier et le tourisme semble résister aux multiples attentats qu’a connus le pays. Le secteur est fondamental pour l’activité économique. Le risque d’instabilité géopolitique reste tout de même élevé et pourrait à la longue affecter le tourisme et les investissements qui sont déjà en-deça du besoin de développement du pays.

Quant à la Jordanie elle profite «de son rôle de base arrière de l’Irak et de l’afflux de capitaux régionaux mais les comptes extérieurs restent exposés à un éventuel retournement de confiance des investisseurs». Les tensions géopolitiques que connaît le pays de par sa proximité avec la Palestine et d’une partie de sa population originaire de ce pays menaceraient l’économie, selon la Coface. La Turquie, autre pays lié au Maroc par les ALE est dans la même catégorie (B). L’environnement économique et politique incertain selon l’assureur français des crédits à l’export est susceptible d’affecter ses comportements de paiement souvent médiocres. La Turquie, faisant partie des grands pays émergents, a quand même assaini et restructuré son système bancaire et ce depuis 2001, mais reste très dépendante énergétiquement. La perspective d’intégration à l’UE constitue aussi un puissant moteur de réformes. Celles-ci sont toutefois ternies par la montée en puissance du nationalisme, comme en témoigne le récent assassinat du journaliste d’origine arménienne Hrant Dink, ou les tensions entre religieux et laïcs.

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L’échelle de notation

Les notes de la Coface sont classées en 7 niveaux:

A1: La situation politique et économique très stable influe favorablement sur le comportement de paiement des entreprises généralement bon. La probabilité de défaut est très faible.
A2: La probabilité de défaut reste faible même si l’environnement économique et politique du pays ou le comportement de paiement des entreprises du pays est un peu moins bon que pour les pays notés A1.

A3: Le comportement de paiement généralement moins bon que pour les catégories précédentes pourrait être affecté par une modification de l’environnement économique et politique du pays, même si la probabilité que cela conduise à un défaut reste peu élevée.
A4: Le comportement de paiement souvent assez moyen pourrait en outre être affecté par un environnement économique et politique qui pourrait se détériorer, la probabilité que cela conduise à un défaut de paiement reste acceptable.

B: Un environnement économique et politique incertain et susceptible d’affecter des comportements de paiement souvent médiocres.

C: L’environnement économique et politique du pays très incertain pourrait détériorer un comportement de paiement déjà souvent mauvais.

D: Environnement économique et politique du pays présentant un risque très élevé qui aggravera des comportements de paiement généralement exécrables.
Source : Coface

Marseille,02 15 2007
Amine BOUSHABA
L'Economiste
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