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Le processus de Barcelone: bilan et perspectives

Le partenariat fut lancé en 1995 entre les Etats de l'UE d'alors et les pays de la rive méridionale de la Méditerranée (Maroc, Algérie, Tunisie, Egypte, Israël, Autorité palestinienne, Jordanie, Liban, Syrie et Turquie)

Alors que le processus est souvent dépeint comme inefficace et improductif, ce n’est pas une mince affaire de réunir dans un même partenariat tous les pays de la zone et c'est une première réussite. Au cours de ces dernières années, le processus a connu de profondes transformations : 8 nouveaux pays d’Europe centrale et orientale l’ont rejoint et deux pays membres du partenariat (Malte et Chypre) sont devenus membres de l’Union Européenne.

Pourtant, la Commission elle-même en convient, les accords ont du mal à trouver une réalité sur le terrain, les échanges entre les partenaires méridionaux du processus sont très faibles et la conditionnalité des aides mise en place par les Européens a souvent été perçue comme une tentative d’ingérence dans les affaires des Etats du Sud.
Par ailleurs, les objectifs du partenariat, regroupés en 3 piliers ont connu des fortunes diverses :

Le pilier politique : la définition d’une zone de paix et de stabilité. On peut difficilement mesurer quel apport a été celui du partenariat dans la stabilisation de la Méditerrannée. Il n’a pas empêché la quasi guerre civile algérienne, n’a pas aidé à la stabilisation du Moyen-Orient et n’a offert aucune solution à la question cruciale des migrations intrarégionales depuis la Mauritanie, le Maroc ou la Libye.

Par ailleurs, les acteurs du Sud se sont peu à peu désintéressés du partenariat. Pour les dix ans de celui-ci seuls 2 chefs d’Etat du Sud avaient fait le déplacement : le Premier Ministre Turc ainsi que le Président de l’Autorité Palestinienne. Le volet externe du pilier politique (la fin des conflits et la sécurité des frontières) a connu peu de succès, il faut l’avouer. Le volet interne (développement de la démocratie, des libertés fondamentales et de l’Etat de droit) a lui aussi été négligé. Il était délicat pour les Européens d’intervenir dans les affaires internes de ses partenaires. Dans la réalité, les contacts bilatéraux ont été favorisés par rapport aux contacts multilatéraux à cause de la reprise du conflit israélo-palestinien.

Le pilier économique : la création d’une zone de libre-échange à l’horizon 2010. Là aussi, les résultats sont peu nombreux. L’idée était de mettre en place une situation asymétrique conduisant à un libre-échange généralisé. Les Européens ouvraient leur marché les premiers, les partenaires du Sud dans un second temps. Cette deuxième étape, potentiellement déstabilisatrice pour des économies globalement peu tournées vers les services et l’industrie, était rendue nécessaire pour rendre l’accord viable vis-à-vis de l’OMC : les avantages doivent être réciproques sous peine d’être étendus à tous.
Les négociations traînent dans ce domaine aussi, mettant les Européens dans une situation délicate vis-à-vis de l’OMC qui réduit la durabilité de la fenêtre d’opportunités.

Un pilier culturel, social et humain a été aussi négocier pour améliorer la coopération dans le domaine culturel mais aussi pour négocier un volet « mobilité des personnes » qui fait aujourd’hui défaut.

Dans un premier temps (1995-1999), une enveloppe (programme MEDA) de 4,685 milliards avait été négociée. Un système de conditionnalité et de réformes structurelles avait été mis en place permettant aux pays les plus rapides dans la mise en œuvre de celles-ci de toucher plus que les autres. En 1999, seuls 26% des crédits avaient été engagés et seulement 10% payés effectivement.
En 2000, au sommet de Marseille, un nouveau programme MEDA2 avait été mis en œuvre, supprimant toute conditionnalité et engageant 5,35 milliards d’euros jusqu’en 2006.

Cet abandon de la conditionnalité, méthode chère au cœur des Européens consistant à lier les avancées dans le dialogue et le soutien financier à un programme de réforme est un constat de son impuissance à dialoguer avec ses voisins dans cette partie du monde.
Par ailleurs, l’extension pure et simple de la politique de voisinage européenne aux pays de la zone semble indiquer une volonté européenne de traiter tous ses voisins sur le même pied d’égalité, l’Ukraine de la même manière que le Maroc.
Cette politique ne se substitue pas à la précédente, mais s’y ajoute, créant une certaine confusion.

Quel avenir pour l’Euromed ?

L’Euromed est un enjeu important pour l’Europe du XXIe siècle. La question moyen-orientale, celle des migrations, la réintégration de la Libye sur la scène internationale ou la problématique du terrorisme sont autant de priorités pour l’Union européenne.

De plus, les négociations commerciales sont cruciales pour l’avenir de ces pays. Si l’Europe ne tient pas bon à l’OMC, les exportations de textile marocain vers l’Europe, déjà mises à mal par les accords OMC dits « multifibres » risquent de s’écrouler. L’UE devra accorder à tous les pays les mêmes préférences qu’aux pays méditerranéens et cela risque d’être catastrophique pour ces Etats.

Il ne faut pas non plus oublier que l’élargissement comme instrument de voisinage n’est pas utilisable à l’infini. Créer un vrai cadre de dialogue autour de la mer Méditerranée est un challenge dans le contexte international actuel, il est aussi un test-clef pour une Union européenne qui doit savoir dialoguer sans élargir.

Marseille,02 09 2007
Rédaction
Nouvelle Europe
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