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Être coté à Wall Street a-t-il encore un sens pour les sociétés étrangères ?

Être coté à Wall Street est une démarche de moins en moins rentable pour les sociétés étrangères, estiment plusieurs experts et responsables politiques américains, mais leurs arguments ne font pas l’unanimité aux États-Unis.

« La valeur ajoutée d’une cotation aux États-Unis est aujourd’hui relativement basse, comparé à ce qu’elle était il y a cinq ans », c’est-à-dire avant le durcissement réglementaire consécutif au scandale Enron, estime Glenn Hubbard, doyen de la Columbia Business School, dans un entretien à l’AFP.

Fin novembre, 446 entreprises étrangères étaient cotées au New York Stock Exchange, premier marché financier du monde, sur un total de 2 761 sociétés. Elles étaient 453 un an plus tôt.
« En moyenne, les primes à la cotation ont presque été divisées par deux », entre la période 1997-2001 et 2003-2005, explique, dans un rapport récent, le Comité pour la régulation des marchés financiers américains codirigé par M. Hubbard, ancien conseiller économique de George W. Bush à la Maison-Blanche.

La prime à la cotation (listing premium) est la valeur supplémentaire acquise par une action du fait de sa cotation sur un marché financier réputé dont les exigences en matière d’informations financières et de rigueur comptable accroissent la qualité, donc le prix.
Selon les travaux de l’un des experts du Comité, Luigi Zingales, professeur à l’Université de Chicago, ces primes sont de plus en plus rognées par l’accroissement des charges en matière d’audits comptables et frais juridiques.

Pour enrayer ce qu’ils interprètent comme une perte de compétitivité des marchés financiers américains, au profit de Londres ou Hong Kong, ce panel d’universitaires, comptables, avocats et banquiers prône un assouplissement de la loi antifraude Sarbanes-Oxley, votée en 2002 dans la foulée des scandales qui ont secoué des entreprises américaines, comme Enron et WorldCom.
Leurs préoccupations rencontrent un fort écho à Washington. La SEC (Securities and Exchange Commission), le régulateur boursier américain, a voté mercredi une série de principes d’application moins contraignants de la loi Sarbanes-Oxley.

Ils permettront aux entreprises, en particulier les plus petites, de réaliser les contrôles des comptes exigés par la loi en interne, sans faire appel à des cabinets d’audit.
Le mois dernier, le secrétaire au Trésor Henry Paulson avait déjà appelé à un allègement de la régulation, qui, selon lui, a entraîné une diminution des introductions en Bourse aux États-Unis.

« En dépit de la vigueur de notre économie et de notre marché boursier, le volume des IPO (introductions en Bourse) exprimé en dollar est bien en dessous de la tendance historique et du niveau d’activité sur les marchés financiers étrangers », avait déclaré l’ancien PDG de Goldman Sachs, l’une des grandes banques d’affaires de Wall Street.
Mais ce débat est également politique. Il s’agit pour les milieux républicains à tendance ultralibérale de défaire l’appareil réglementaire mis en place par le ministre de la Justice sortant de l’État de New York, le démocrate Eliot Spitzer, au lendemain de l’affaire Enron et de la faillite de Worldcom.

M. Spitzer, qui vient d’être élu gouverneur de cet État, a d’ailleurs répondu vigoureusement à ces critiques.

« L’argument selon lequel nous manquons de compétitivité en raison de notre réglementation est incomplet », a-t-il affirmé une semaine après les déclarations du secrétaire au Trésor.
« Nous manquons de compétitivité en raison de plans d’affaires défaillants et d’un défaut d’investissements intelligents en matière de technologie », a-t-il estimé, ajoutant : « Ce n’est pas à cause de la réglementation que General Motors échoue, c’est parce qu’il n’a pas sorti de bons produits. »

Beyrouth,12 26 2006
Rédaction
L'Orient le Jour
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