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Gebran Tuéni, la plume qui défie l’éternité...

Les larmes de Michèle et de Nayla Tuéni, hier à Mkallès, devant le monument érigé à la mémoire de Gebran, mais aussi la détermination à poursuivre la lutte, pour maintenir la plume droite, fière, irréductible.

Les larmes et la douleur étaient au rendez-vous hier pour la première commémoration de l’assassinat de Gebran Tuéni, immortalisé par un monument érigé sur les lieux où le journaliste a péri l’an dernier.

Mais c’est surtout l’image de l’assemblée fidèle, loyale, et pour toujours reconnaissante au Chevalier du verbe et de la plume, réunie hier à Mkallès puis pour une messe à Achrafieh, qui restera. Ils ont peut-être tué Gebran l’an dernier, mais sa pensée continue de les narguer. Vivant, Gebran Tuéni. Irrémédiablement.

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L’émotion avait les couleurs de l’opposition antisyrienne, rouge et blanc, lors de la messe de requiem pour Gebran Tuéni

Un an après l’assassinat du député, des milliers de fidèles étaient au rendez-vous

Le reportage de Jad SEMAAN

Le rouge et le blanc ont refait une apparition émouvante, hier, lors de la messe de requiem pour Gebran Tuéni. Il y a un an, le député et journaliste était emporté, avec ses compagnons, Nicolas Flouty et André Mrad, par l’explosion d’une voiture piégée. « Celui qui meurt pour la liberté devient plus présent », a rappelé dans son homélie le métropolite de Beyrouth, Élias Audeh, qui a dit la messe des morts, pour le repos des martyrs Tuéni, Flouty et Mrad, en l’église Mar Mitr des grecs-orthodoxes à Achrafieh.

La messe avait des allures de 14 mars 2005 : les écharpes rouge et blanc de l’opposition antisyrienne étaient à tous les cous. À l’intérieur de l’église, les parents des trois victimes, mais aussi des ministres, des députés, d’anciens ministres et députés, des collaborateurs d’an-Nahar, l’ancien président de la Chambre, Hussein Husseini, Nicole et Samy Gemayel, qui ont récemment porté en terre un autre martyr, leur frère, le ministre Pierre Gemayel, des amis et des fidèles sont venus rendre hommage à la mémoire d’une voix courageuse de la révolution du Cèdre.

À l’extérieur de l’église, des milliers de jeunes et de moins jeunes, qui sont restés fidèles, eux, aux idéaux du printemps de Beyrouth, des jeunes qui ne se sont pas trompés de révolution, qui ne se sont pas trompés de lieu de manifestation, qui sont restés dignes de ceux qui sont partis pour que perdure le Liban indépendant et libre des ingérences des frères et des demi-frères, ces jeunes-là ont répété, après Nayla Tuéni, le serment de Gebran Tuéni, prononcé le 14 mars 2005.

Si c’était un tableau de peinture, Ghassan, Nayla et Michèle Tuéni seraient en son centre. La fille aînée suffoque, gémit et s’étrangle dans ses larmes. Les consolations de la ministre Nayla Moawad n’y peuvent rien. Le ministre Marwan Hamadé prend la place de Mme Moawad et tente à son tour d’apaiser Nayla, sans succès. Ghassan et Michèle se tiennent la main comme ils peuvent.

Cela ne sent-il pas le parfum de la révolution du 14 Mars, lorsque les députés du PSP, Walid Joumblatt et Akram Chehayeb, proposent leur place aux parents de Samir Kassir dans une église pleine à craquer ? Il convient de rappeler que les journalistes Tuéni et Kassir se sont retrouvés tous les deux au cimetière de l’église Mar Mitr.

« Nous ne reconstruirons le Liban que dans la concertation et le dialogue, a souligné dans son serment Élias Audeh, le dialogue calme et sérieux, auquel croyait Gebran, le dialogue respectueux où il n’y a de place ni à la terreur, ni aux exigences, ni aux menaces. »

Beyrouth,12 13 2006
Rédaction
L'Orient le Jour
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