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Afrique du Nord : L'Europe aura toujours besoin de la Méditerranée

L'île de Malte dispose d'un profil spécifique dans le partenariat euro-méditerranéen. En effet, elle est passée d'un statut de partenaire de l'Union européenne à un statut de membre.

C'est une expérience particulière que nous avons discutée avec le ministre maltais des Affaires étrangères, à l'occasion de la conférence Euromed qui a eu lieu les 27 et 28 novembre à Tampere. Interview.

En tant qu'Etat maltais, vous avez une situation un peu particulière par rapport aux autres pays de l'adhésion et par rapport au processus de Barcelone. Vous étiez un pays partenaire de l'Union européenne et depuis un peu plus de deux ans, vous êtes devenu membre. Quelle est votre vision du processus de Barcelone ? Expliquez-nous comment vous vivez ce changement de statut.

Dans cette période, nous avons beaucoup fait pour moderniser l'économie, réduire le déficit et rentrer ainsi, dans la zone euro. Mais nous avons constaté aussi, une grande croissance de l'investissement étranger, mais aussi du secteur financier. Le secteur financier est important pour notre économie, avec 20 à 25% du PIB. Une forte croissance a été enregistrée dans le secteur de l'industrie et celui des services.

A propos du processus de Barcelone. Pour nous, c'est une chose naturelle, puisque nous sommes une île de la Méditerranée. Malgré notre passage du statut de partenaire au statut de membre, nous avons toujours besoin de ce processus, car en passant de l'autre côté (du Sud vers le Nord), donc comme les pays européens, nous avons besoin des autres pays voisins, comme la Tunisie, qui a d'ailleurs d'excellentes relations avec Malte.

Nous considérons la Tunisie comme un partenaire stratégique. Cette expression a été utilisée par le Président Ben Ali et le Président Adami. Je crois que la Tunisie est un membre très important du partenariat de Barcelone, parce que c'est un pays qui a réalisé beaucoup de progrès et il est compté parmi les plus développés. Nous fêterons d'ailleurs l'année prochaine le quarantième anniversaire de l'établissement de nos relations diplomatiques. Et nous faisons beaucoup de choses à Tunis et à Malte. Beaucoup d'événements sont prévus dans le domaine culturel, commercial, etc.

Dans le futur, nous avons encore plus de choses à faire en commun.

Vous étiez à l'intérieur de cette réunion Euromed des ministres des Affaires étrangères. Comment se déroulent les discussions, de quoi l'ambiance générale a-t-elle l'air à l'intérieur ?

L'ambiance est beaucoup plus optimiste que l'année dernière, lors du sommet marquant le dixième anniversaire du processus de Barcelone. L'année dernière, exactement une année, nous avons constaté un peu de fatigue de ce processus. Mais je crois qu'à l'occasion de cette réunion, les discussions bilatérales qui ont eu lieu sur le Moyen-Orient, sont très importantes et très équilibrées. C'était un moment très important de discussion entre les Européens, les Arabes et les Israéliens. L'atmosphère ayant marqué ces discussions bilatérales continue de prévaloir au niveau de la réunion plénière des ministres des Affaires étrangères. C'est une atmosphère de construction et d'engagement réel. Il y a plus de volonté politique pour donner une signification sur le terrain pour ce processus de Barcelone.

Je crois que cette réunion nous donne un message positif sur le processus de Barcelone.

Lors de cette réunion, un lien fort a été établi entre le processus de Barcelone et le processus de paix au Moyen-Orient. Et au fait, le premier dépend du second. Et vous, en tant qu'Etat aussi bien de l'Europe que de la Méditerranée, quelle est votre position en ce qui concerne le processus de paix au Moyen-Orient ?

En ce qui concerne le Moyen-Orient, je pense que nous avons besoins d'être assistés par des forces de modération. Lors de cette réunion ministérielle, nous avons exprimé notre position aux côtés du Président Abbas, qui a absolument besoin d'être soutenu. C'est un homme pour la paix, c'est un président élu par le peuple palestinien sur une plate-forme de paix et de négociations. Du point de vue maltais, les efforts de Abbas n'ont pas été complétés par des résultats concrets sur le terrain.

Le cessez-le feu actuel constitue pour nous une opportunité, mais ce n'est pas la finalité. La finalité, c'est de construire un Etat palestinien à côté d'un Etat israélien, vivant tous les deux en paix.

Au fait, cette paix était toujours fragile et vulnérable. Il y a eu beaucoup de cessez-le feu et de trêves, qu'on a toujours violés. A votre avis comment est-il possible d'inscrire cette paix dans la durée ?

Nous sommes sur la position de l'Union européenne, à ce propos. On doit commencer sur la base des frontières de 1967. Le peuple palestinien a besoin d'un Etat indépendant et souverain, et d'une assistance pour le développement. Cette assistance peut venir de l'Union européenne ou d'autres pays qui veulent établir une stabilité dans cette région. Je crois que maintenant, on doit chercher une synthèse d'initiatives. Nous avons tout d'abord un cessez-le-feu en cours. Nous avons aussi une initiative de pays de la Méditerranée et de l'Europe, l'Espagne, la France, l'Italie, etc. Nous avons aussi le discours de Olmert, qui contient des éléments très intéressants. Il y a donc pas mal d'opportunités. Mais les opportunités ne peuvent être saisies et concrétisées, sans la volonté politique des deux acteurs, mais aussi, de l'ensemble du Quartette.

En premier, L'Union européenne et le Etats-Unis doivent convenir des actions conjointes, pas des actions séparées pour trouver une solution à ce problème qui entraîne beaucoup de souffrance pour le peuple palestinien, et aussi pour le peuple israélien.

A votre avis, est-ce que l'Union européenne et les Etats-Unis, pourraient s'entendre sur un plan d'action commun pour la paix ? Car il y a eu toujours des divergences.

Je crois que sans cet accord, il ne serait pas possible de trouver une solution. Alors, on doit d'abord chercher cet accord et l'Union européenne doit être un initiateur et un opérateur créatif, sans se substituer aux autres. Et il est important de travailler avec les autres acteurs : les Etats-Unis, la Russie, les Nations unies, le Quartette, pour exercer des pressions et faciliter le dialogue entre Israéliens et Palestiniens. Je crois que l'opinion publique aussi bien israélienne et palestinienne attend une action concrète pour la paix.

Alger,12 12 2006
Rédaction
Allafrica
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