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« Le Liban pourrait être une "success story" politique et économique », selon le vice-ministre italien des AE

Liban-Italie - Intini se dit « très choqué » par le crime qui a coûté la vie à Gemayel

Ugo Intini, vice-ministre italien des Affaires étrangères chargé du dossier du Moyen-Orient, était présent jeudi aux obsèques du ministre Pierre Gemayel, représentant son gouvernement.

Quelques minutes avant qu'il ne prenne l'avion hier, à l'aéroport Rafic Hariri, l'officiel italien, qui s'était entretenu la veille avec le Premier ministre Fouad Siniora et qui avait visité le siège du contingent italien de la Finul à Tebnine, s'est exprimé devant la presse sur la situation libanaise et la violence, sur son espoir que le tribunal international soit établi le plus rapidement possible, et sur la capacité du Liban à devenir une « success story » politique et économique.

M. Intini se déclare d'emblée « très choqué » par le crime qui a coûté la vie à Pierre Gemayel. « Je l'ai rencontré il y a un an quand je suis venu au Liban à l'occasion d'une réunion », révèle-t-il. Il estime que de tels assassinats visent à déstabiliser le pays et à augmenter les tensions, mais que le Liban « est capable de faire face ».

Pour M. Intini « il est possible que les crimes successifs soient liés au tribunal international », estimant qu'il est « nécessaire que ce tribunal soit établi le plus vite possible, non seulement pour juger les assassinats passés, mais aussi pour en prévenir de futurs ». Le vice-ministre affirme qu'il a parlé avec M. Siniora des appels lancés par l'Italie à la Syrie et à l'Iran pour faciliter le processus de mise en place du tribunal international. « Le Premier ministre a approuvé la démarche et l'a estimée nécessaire, dit-il. Mais il m'a quand même donné un conseil précieux, celui de tester la volonté réelle de ces pays, parce que les mots ne sont que des mots, alors que seules les mesures pratiques comptent. Il m'a aussi affirmé qu'il fallait que l'UE s'exprime d'une seule voix sur ce sujet. » « Je crois et j'espère que le tribunal international sera mis en place bientôt », a-t-il ajouté.

À la question de savoir si l'Italie soutient clairement le gouvernement Siniora dans la crise qu'il traverse, M. Intini souligne que son pays « respecte bien trop la souveraineté du Liban pour s'ingérer dans ses affaires politiques internes ». « Toutefois, poursuit-il, l'Italie est soucieuse du rétablissement de la stabilité et de l'équilibre dans ce pays. Nous avons beaucoup de respect pour la sagesse et l'autorité morale de M. Siniora. Durant la guerre, aux yeux de l'opinion publique internationale, il a fait une grande réalisation, et cela devrait être clair pour tout le monde. » Il souligne également qu'on ne peut accuser le Premier ministre d'être « trop prooccidental », évoquant pour cela ses opinions durant l'agression israélienne qui n'étaient pas alignées sur celles des pays occidentaux.

Interrogé sur les moyens qui pourraient être employés pour aider pratiquement le Liban, M. Intini lance un fort message politique, à savoir que « la communauté internationale ne laissera jamais tomber le Liban ». Le vice-ministre italien écarte toutefois l'éventualité d'une guerre civile au Liban dont beaucoup craignent l'avènement, parce que, dit-il, « votre pays est vacciné contre une telle guerre ».

Pas de « menace sérieuse »

Que dit-il à propos des voix qui se sont élevées en Italie pour réclamer le retrait des troupes de la Finul après l'assassinat de Pierre Gemayel et les tensions au Liban ? « J'ai représenté le gouvernement à la commission des Affaires étrangères du Sénat dans une réunion qui a eu lieu après le crime, répond-il. Bien sûr, comme dans tout Parlement, il y a des critiques qui sont formulées et des idées débattues. Malgré cela, les différentes positions n'ont pas exigé le retrait des troupes. Cette demande n'a été formulée que par un ancien ministre de la Défense, mais sa voix est restée isolée au sein de l'opposition elle-même. À part cela, cette question fait l'unanimité en Italie. »

Le contingent italien a-t-il reçu l'ordre, à l'instar du contingent français, de tirer sur les avions israéliens s'il se sent menacé ? « Le survol du territoire libanais par les avions israéliens est certainement problématique, souligne M. Intini. Mais nous ne nous sentons pas sous la menace pour le moment, et nous ne voyons pas de problème urgent. »

Craint-il pour la Finul, notamment dans un contexte d'exacerbation des tensions dans le pays ? « Le commandant des troupes italiennes au Liban-Sud m'a exposé la situation ce matin, m'informant que les mesures de sécurité ont été multipliées autour des camps, mais qu'aucune menace sérieuse n'était ressentie pour le moment, dit-il. Les tensions sont certainement montées d'un cran dans le pays, mais cela n'a pas eu de répercussions immédiates sur le Sud. »

Interrogé sur les chances que la conférence de Paris III ait lieu, le responsable italien souligne que « tout comme les difficultés du pays se multiplient, il faut par conséquent multiplier les efforts de l'UE et de la communauté internationale pour restaurer la confiance économique dans ce pays, cruciale pour les investissements ». Il ajoute : « J'ai rencontré M. Siniora avec le Premier ministre Romano Prodi quelques jours avant la guerre, lors d'une grande réunion à Rome à laquelle ont participé de nombreux investisseurs de banques arabes et européennes. Nous sentions alors que c'était le moment d'investir au Liban. Cet objectif n'a pas été abandonné aujourd'hui malgré la cassure. »

Sur une note positive, M. Intini considère que « le Liban pourrait être un moteur du développement au Moyen-Orient parce qu'il a le potentiel de devenir un grand symbole de succès politique, une "success story" en somme, un exemple de cohabitation pacifique entre des communautés religieuses qui pourraient également réaliser la paix avec Israël ». Il poursuit : « J'ai affirmé au Premier ministre hier que le Liban n'est pas un point d'arrivée, mais un point de départ pour un processus de paix qui pourrait s'étendre à tout le Moyen-Orient. »

Si, pour lui, le Liban est le premier maillon de cette chaîne, la Palestine en est certainement le second. Le vice-ministre exprime sa conviction qu'il est crucial de parvenir à un traité de paix au plus tôt, dans pas plus tard qu'un an, citant le roi Abdallah II de Jordanie selon lequel la communauté internationale n'a plus qu'une période de grâce d'un an au maximum pour régler ce dossier, avant que la région ne s'enflamme.

Beyrouth,11 25 2006
Rédaction
L'Orient le Jour
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