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Le Maroc concocte ses Med Zones

· Elles seraient les maquiladoras du Royaume
· Des clusters, malls industriels régionaux, aussi en cours
· L’aéronautique, l’électronique et l’automobile ciblés dans un 1er temps


L’aéronautique, l’électronique et l’automobile sont des secteurs tout aussi prioritaires pour Mezouar.

Dans ces domaines, il aura fallu effectuer un véritable travail de titan, mais non sans résultat. «Une de nos fiertés est bien que Airbus ait annoncé que le Maroc faisait partie de la carte, sachant tout l’intérêt que le gouvernement accorde à ce secteur».

A ce propos, explique le ministre, la dynamique d’implantation industrielle va grandissante ajoutant que «nous atteindrons 41 implantations dans quelques mois, alors qu’il n’y avait que 2 entreprises dans ce secteur en 1999». A noter qu’il s’agit d’acteurs de référence tels que les groupes Safran ou encore Teuchos qui viennent renforcer ce mouvement. L’objectif à moyen terme est de ne pas rester uniquement dans une logique industrielle mais investir dans la Recherche & Développement ce qui représente un bond qualitatif important. D’ailleurs, Mezouar continue son travail de marketing et de lobbying. Il compte rencontrer, au cours de la troisième semaine de novembre, le président du groupe Safran pour avancer sur sa stratégie d’implantion. En effet, le groupe travaille avec des sous-traitants de 2e et 3e rangs (comme dans l’automobile), qui intéressent tout autant le Maroc. L’effort est justement effectué dans le but de les réunir autour d’un même pôle.

Les opérateurs marocains ne sont pas en reste. Le ministre de l’Industrie les encourage à nouer des partenariats avec les investisseurs étrangers afin d’assurer la pérennisation de ce créneau. Il compte également les accompagner dans cette démarche en leur préparant les conditions pour une meilleure collaboration et permettre dans 5 ans l’émergence d’une nouvelle génération d’acteurs de premier plan.
Dans son programme de développement, le ministère de l’Industrie prévoit ainsi de lancer, en janvier 2007, un institut de formation aux métiers de l’aéronautique. La mise en place de ce dispositif s’est déroulée conjointement avec les opérateurs et l’Ofppt. Cinq filières, qui constituent le cœur de l’aéronautique ont été ciblées et 300 personnes seront formées la première année. La formation ira crescendo. «Nous avons misé sur la formation, facteur-clé dans ce secteur, pour donner de la visibilité aux opérateurs en formant les ressources humaines dont ils auront besoin sur les court et moyen termes», précise le ministre.

Après la formation (transversale aux trois métiers), il s’agira de mutualiser les services dans les pôles aéronautiques et offrir des locaux prêts à l’emploi. L’investisseur n’aura plus le temps de chercher les conditions idoines pour s’installer, il faut les lui offrir. La dynamique du secteur et la pression de la demande dépassent de loin les capacités de réalisation des opérateurs. «La demande sur les 20 prochaines années sera impressionnante», diagnostique-t-il. Mezouar est d’ailleurs déterminé à promouvoir le système de locaux prêts à l’emploi parce qu’il sera d’un grand bénéfice pour le pays. «Il faudra préparer le terrain aux investisseurs pour les attirer et les fixer au Maroc.

Construire, aménager et offrir aux investisseurs des solutions de leasing particulièrement avantageuses pour eux de façon à leur permettre d’accroître leur compétitivité», souligne-t-il. Une autre piste est en cours: trouver avec les banques un moyen de soutenir financièrement ces PME étrangères qui investissent au Maroc. Des fonds d’accompagnement ont été créés en Espagne et au Portugal pour accompagner les PME qui cherchent à se développer à l’étranger. Un exemple à suivre.
Le pôle aéronautique de Nouaceur, dont les travaux sont avancés, a pour ambition d’offrir dans un même espace des services tels que la logistique, la formation, le recrutement, le catering…. Sur l’axe Nouaceur-Settat, très captif, il est aussi question de développer l’automobile et l’électronique. Les travaux du pôle de Tanger doivent accélérer le rythme de développement pour des raisons évidentes de logistique. Mêmes ambitions pour le bipôle Meknès-Fès qui ne peut pas toujours rester axé sur l’agroalimentaire et pour lequel un programme régional est en gestation.

· Développer les régions

L’idée, annonce le ministre, est de créer des clusters qui constituent des malls industriels intéressants dans toutes les régions du pays. L’objectif est non seulement de permettre aux régions de se développer, mais aussi de pouvoir les identifier en fonction de leurs clusters. Plus en détail, il s’agit d’un petit groupement de 20 à 30 entreprises opérant dans des secteurs d’activité complémentaires et qui fédèrent 2 à 3.000 emplois. Un noyau hautement créateur de valeur ajoutée qui doit être très facilement repérable. Dans l’électronique, un premier projet de cluster à Mohammédia est aujourd’hui mature, et plusieurs opportunités de développement existent à travers tout le territoire. Toujours dans le cadre de la régionalisation du Programme Emergence, des zones industrielles dédiées seront très bientôt réalisées.

Tanger Med dispose à cet effet d’atouts pour l’automobile, l’aéronautique, le textile ou encore l’électronique. Travailler en just-in time est tout à fait réalisable, selon le ministre de l’Industrie, puisque nous sommes dans un rayon de 1 à 3 jours (de transport par route) des principaux clients, centres d’assemblage du sud de l’Europe.

Toutefois, le ministre rappelle que pour pérenniser, chaque investissement doit en générer 5 autres d’où les gros efforts effectués avec Tanger Med et TFZ, pour la mise en place de Med Zones qui regrouperont des espaces dédiés aux métiers tels que la cité de l’automobile, celle de l’électronique, de l’aéronautique ou du textile. Si au début, l’expérience des maquiladoras semblait tentante, elle est aujourd’hui révolue car l’approche marocaine sur ce sujet a aujourd’hui évolué. En effet, le concept de maquiladoras demeure un modèle propre au Mexique et particulièrement adapté aux spécificités et contraintes de ce pays. Il restait lié à l’entreprise et non à l’espace (lieu d’implantation), alors que le challenge actuellement est de développer des espaces intégrés. C’est exactement ce que le département de l’Industrie compte faire avec les Med Zones: un concept maroco-marocain qui fera automatiquement penser au Maroc, comme les maquiladoras rappellent le Mexique.

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Ground zéro

Pour survivre à la compétition, il faut se spécialiser. Et pour se spécialiser, offrir un service sans cesse amélioré, il faut passer du ground zéro à un niveau de valeur ajoutée exponentiel. Cet apprentissage permettra de capter de nouveaux types d’investissement dans des domaines plus élaborés dans 5 ou 6 ans. En d’autres termes, ne pas se cantonner à offrir le même service, mais faire évoluer son offre de valeur ajoutée tout en préparant, sans pression aucune, des profils adaptés au niveau d’exigence requis. L’objectif serait de spécialiser les ressources pour former de vrais experts dans ces métiers car ils évoluent très rapidement. C’est l’ambition affichée dans les 3 métiers que sont l’automobile, l’électronique et l’aéronautique.
La création de clusters et de zones dédiées donnera forcément naissance à de nouveaux entrepreneurs, plus exigeants et plus performants, qui continueront à faire évoluer ce concept.

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Cluster

Dans l’absolu, un «cluster» est le terme utilisé pour désigner un lieu (géographique) présentant une concentration au-dessus de la moyenne de sociétés industrielles et d’organismes de recherche et d’enseignement supérieur, opérant dans un domaine particulier à un niveau de classe international ou visant à le devenir rapidement. Chaque domaine est renforcé par la présence d’un capital-risque et l’appui de l’Etat et des collectivités territoriales. L’ensemble de ces acteurs partageant une vision commune de sa dynamique de croissance et de sa stratégie d’innovation (communauté d’intérêt). Dans le cluster, le réseautage, l’interdépendance et, souvent, la mutualisation de certains outils de recherche, voire de production, constituent des éléments essentiels, facteurs de succès.

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Technopole

Support de la politique de développement d’un territoire à partir de l’innovation, la technopole favorise la fertilisation croisée. Création d’activités innovantes, animation et mise en réseau des compétences, promotion du territoire: telles sont les différentes composantes de la dynamique technopolitaine.

Casablanca,11 20 2006
Rédaction
L'Economiste
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