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Algérie : Les investisseurs arabes dans l'attente de la réforme bancaire

Plusieurs centaines d'investisseurs arabes réunis à Alger se sont déclarés prêts à investir en Algérie, mais attendent une profonde réforme du système bancaire, l'un des plus archaïques de la région, et d'un assouplissement des procédures administratives. « Il faut vraiment aimer l'Algérie, car y investir est un véritable parcours du combattant », a déclaré l'un des 350 participants au 10e Congrès des investisseurs arabes.

Placée sous le thème de « l'Algérie, carrefour de l'investissement arabe », cette rencontre avait été ouverte par le chef de l'État, Abdelaziz Bouteflika, qui avait appelé les hommes d'affaires arabes à investir leurs énormes disponibilités financières actuelles en priorité dans les pays arabes.
Le ministre des Finances algérien Mourad Medelci escompte 5 à 6 milliards de dollars d'investissements arabes dans les trois prochaines années en Algérie.

Le total des capitaux arabes engagés en Algérie s'élève actuellement à 6 milliards de dollars, répartis entre la téléphonie mobile, l'industrie, l'habitat, les banques, les assurances et les services.

Les participants ont souligné la nouvelle « attractivité » de l'Algérie, qui a mis les bouchées doubles depuis six ans pour instaurer une économie de marché. Mais ils ont pointé aussi les handicaps de l'économie algérienne : un système bancaire archaïque et des procédures administratives trop lourdes.

« Le climat des affaires en Algérie est très favorable », a dit Abdel-Moneim Khalifa, PDG de la société égyptienne al-Mawrad, qui a décelé « un grand potentiel notamment dans l'agriculture, l'agroalimentaire et le tourisme ».

D'autres investisseurs s'intéressent à l'habitat, qui accuse un déficit énorme, au BTP, qui affiche plusieurs projets d'envergure, et à l'industrie, où l'Algérie bénéficie d'un savoir-faire.
Mais, estime le consultant jordanien Saïd Sharar, « les banques algériennes sont trop lentes par rapport à leurs homologues arabes » pour porter des partenariats avec des opérateurs internationaux.
L'Irakien Wadee Aïed, président de la Banque irakienne de l'investissement international, relève pour sa part de nombreuses « défaillances » dans le système bancaire, dont la plus visible est « l'absence de banquiers de métier ».

Nationalisées en 1966, les banques algériennes ont été organisées sur le modèle de l'économie administrée soviétique. Elles continuent à être imprégné de cette culture et souffrent de sous-équipement. Le « système est trop fermé », selon un participant.

L'État a lancé début novembre la privatisation d'une des cinq premières banques publiques du pays, le Crédit populaire d'Algérie (CPA), premier pas vers l'ouverture et la modernisation du système bancaire.

Une banque arabe, dont le nom n'a pas été révélé, s'est mise sur les rangs pour cette opération qui intéresse des banques européennes et américaines.

Selon Abderrahmane Benkhalfa, délégué général de l'Association des banques et des établissements financiers (ABEF) en Algérie, cinq banques arabes, du Liban, du Maroc, de la Tunisie, des Émirats et du Qatar, envisageraient de s'installer en Algérie.

Pour l'industriel algérien Issad Rebrab, « l'État devrait d'abord faciliter les procédures administratives aux investisseurs algériens ».

À la tête du principal groupe agroalimentaire privé en Algérie, M. Rebrab s'est plaint qu'en raison de lourdes procédures, l'équipement de quatre usines qu'il compte installer en Algérie est bloqué depuis des mois par la douane.

Il a par ailleurs critiqué l'intention de l'État de vendre des terrains industriels, qui, a-t-il dit, seraient cédés à l'unité monétaire symbolique en Europe.

Alger,11 20 2006
Rédaction
L'Orient le Jour
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