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Le système écologique préislamique de « hima » relancé par la population de Kfar Zabad

Créé il y a 1 500 ans par le prophète Mohammad

Un système de protection de l’environnement, né il y a plus de 1 500 ans dans le désert arabique, est remis au goût du jour pour soigner la nature malmenée du Liban, rapporte Charles Onians de l’AFP. Aux termes de ce système préislamique appelé « hima » (région protégée, en arabe), c’est la population locale qui décide de la manière de protéger l’écosystème et non l’autorité centrale à Beyrouth.

Il a été adopté par le village de Kfar Zabad, dans la vallée orientale de la Békaa, où l’utilisation à outrance des terres et de l’eau a failli détruire de vastes zones marécageuses.

Aujourd’hui, grâce aux efforts des villageois, on assiste au retour des oiseaux migrateurs. Avec un peu de chance, les touristes férus de nature y afflueront aussi. « Hima signifie une utilisation durable des ressources par et pour le bien de la communauté locale », explique Assad Serhal. Sa société de protection de la nature au Liban a lancé deux projets, dont celui de Kfar Zabad.

Les « himas » avaient été instaurées à grande échelle par un écologiste avant l’heure, le prophète Mohammad, au VIIe siècle. En raison de la rareté des ressources de la terre natale du prophète en Arabie saoudite, les tribus furent confrontées aux effets négatifs de leur utilisation à outrance, plus rapidement que dans la verdoyante Europe, où le métier d’écologiste est plutôt récent.

Avant le prophète, les chefs de tribu, soucieux de s’octroyer le monopole des droits de chasse et de pâturage, ont souvent abusé de l’utilisation des « himas ». Mais l’avènement de l’islam a introduit la notion d’une interdépendance entre toutes les créations de Dieu.

« Le système se base sur le principe d’égalité et d’aide aux défavorisés ; au départ, il s’agissait de donner des parcelles de terres aux orphelins ou aux femmes qui avaient perdu leurs époux à la guerre, ou bien aux personnes victimes de catastrophes comme la sécheresse », explique M. Serhal, un spécialiste de la faune sauvage, formé aux États-Unis. Il est toujours interdit de faire du mal à un animal ou à une plante à proximité des premiers lieux saints de l’islam, La Mecque et Médine, en Arabie saoudite.

En étudiant d’anciennes cartes du Liban, Assad Serhal et ses collègues ont découvert des centaines de zones identifiées comme des « himas ». Certes, le village de Kfar Zabad disposait déjà d’une zone protégée pour les oiseaux (« Important Bird Area »), mais la population se souciait peu de ce titre imposé de l’extérieur. Lorsqu’on a expliqué aux villageois les avantages de la « hima », ils ont voté pour sa création.
S’attirant la colère de chasseurs fortunés venant de Beyrouth, la municipalité de Kfar Zabad a interdit la chasse, de toute manière illégale au Liban. Puis elle a dévié des canaux d’irrigation afin d’étendre les zones de marais et inciter les oiseaux migrateurs à y faire halte.

Perspectives d’écotourisme

Le village a plusieurs projets d’écotourisme pour compenser la perte de revenus de la chasse. Un poste d’observatoire des oiseaux doit ainsi être construit. Mais la « hima » encore naissante de Kfar Zabad a failli être réduite à néant par les bombardements israéliens en juillet et août derniers. Les agriculteurs étaient incapables d’aller au champ, et la popul

Assad Serhal a alors demandé de l’aide à des ONG pour les habitants, car il craignait les conséquences de l’arrivée de réfugiés sur les ressources naturelles comme l’eau. « C’est parce que nous avons protégé l’environnement qu’on reçoit ça », déclare fièrement le chef du village Assem Chokr en montrant de l’équipement récemment arrivé pour recycler l’eau et de la nourriture. Le projet « a fait des jaloux » dans d’autres villages, admet-il.

M. Serhal souhaite parvenir à une définition moderne de la « hima » et à sa reconnaissance internationale. L’Arabie saoudite vient de l’inviter pour qu’il explique les bienfaits du système créé sur les terres qui ont donné naissance à l’islam.

Beyrouth,10 24 2006
Rédaction
L'Orient le Jour
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