Opportunités d'Affaires Liban
Opportunités d'Affaires Maroc
Opportunités d'Affaires France
- Opportunités d'Affaires Jordanie
- Opportunités d'Affaires Méditerranéennes
Iloubnan - Portail d'informations
www.iloubnan.info
Agent Exclusif de Philips & Whirlpool au Liban
www.azelectronic.com
- Nsouli - Bijouterie Liban
- Bijouterie Liban
www.andremarcha.com
- Agence interactive Marseille, Agence web
www.ebizproduction.com
- Location de Voitures à Beyrouth, Liban
advancedcarrent.com
- Immobilier Liban
www.real-estate-lebanon.com
- Montres Suisses
exposureswiss.com
- Montres Suisses
www.elogaswiss.com
   
 

ARCHIVES
Retour aux Archives
Retour aux infos
English Version

900 millions de personnes, 5 à 6% de croissance, et si nous parlions de l’Afrique ?

Abdelmajid Fassi-Fihri, membre du think-tank français CapAfrique, travaille à Paris dans la banque de financement et d’investissement de BNP Paribas. Spécialiste des problématiques de financement dans les pays émergents, il a occupé de 2001 à 2005 à New York le poste de vice-président chargé de la zone Europe/Moyen-Orient/Afrique. Le présent article est un condensé d'une conférence-débat de L’Agora des directeurs Financiers. Ce cercle constitue un lieu d’échange dédié à la communauté des dirigeants financiers des grandes entreprises françaises. L’association est parrainée par Jean Arthuis, actuellement sénateur et président de la commission des Finances et ancien ministre français de l'Économie et des Finances.

Les bons résultats, en 2005-2006, de la majorité des pays africains sont certes partiellement liés aux cours élevés des matières premières qui ont dopés les réserves de change de pays exportateurs, mais que la performance globale n’a été possible que grâce à une très forte résilience de pays importateurs nets comme le Maroc, la Tanzanie ou le Ghana, qui ont su engager des réformes importantes et entamer des efforts salutaires de diversification des exportations.

Il faut souligner les grands challenges auxquels vont devoir faire face les économies du continent dans un avenir proche afin de tenter de pérenniser la performance méritoire de cette année et assurer une croissance économique et un développement durable pour tous.

Ces challenges concernent:
- Les pays exportateurs de ressources naturelles de faire passer des lois d’orientation des revenus et plus-values exceptionnelles vers le développement des infrastructures et la valorisation des ressources humaines (éducation, etc.) ainsi que de maximiser l’aubaine pétrolière en investissant leur croissance à deux chiffres dans la création d’un marché économique régional à l’image du sud-est asiatique sous l’égide de la croissance chinoise. Afin d’éviter la «Dutch Disease» et d’encourager le développement durable, ces pays-là ont fortement intérêt à agir en faveur de la solidité de leurs économies voisines, à même de devenir pour eux des partenaires stratégiques et économiques sur le long terme.
- Les pays à l’origine d’une forte population émigrée de capter intelligemment les 14 Milliards de dollars de flux de transferts de la diaspora à travers des fonds d’investissements dédiés et une bancarisation des individus concernés à la fois en Occident et en Afrique.

Ces challenges sont de:
- Mener une réflexion qualitative sur les moyens de mettre les flux à venir d’investissements étrangers au service du développement durable (vs une approche quantitative de maximisation de ces flux qui mène parfois à une perte de levier pour les gouvernements).

- Inviter sur un mode participatif et serein les 40% d’entreprises évoluant dans les secteurs informels à s’officialiser et à participer à l’effort de croissance visible. Cela par une fiscalité incitative proche de zéro et par des solutions adaptées de types microfinance et grappe de PME.

Pour les pays occidentaux, il s'agit d’identifier les pays africains émergents dotés d’une vraie politique régionale africaine tels que le Maroc en Afrique de l’Ouest ou l’Afrique du Sud en Afrique australe et de s’appuyer sur ces «locomotives régionales» pour approcher les pays subsahariens dans le cadre d’une coopération «triangulaire». Forts de leurs ratings AAA, les pays riches sont à même de lever des fonds très bon marchés. Leurs coûts d’exploitation restent relativement très élevés au regard de ce qui est pratiqué en Afrique, ils ont donc intérêt à faire assurer la maîtrise d’œuvre de leurs projets par des entreprises intermédiaires marocaines, sud-africaines, moins coûteuses et dotées en sus d’une plus forte proximité géographique et culturelle avec les pays cibles.

Casablanca,10 24 2006
Rédaction
L'Economiste
ebizproduction est soutenue par "Le Conseil Régional de la Région
Provence-Alpes-Côte d'Azur".
| Home | English version | contact@1stmediterranean.com | © ebizproduction - Agence web - 2002/2008 |