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Francophonie - Sommet de l’Oif: La francophonie verse dans le politique

Les dirigeants de la francophonie ont décidé de renforcer son rôle politique sur la scène internationale, tout en défendant la diversité culturelle.

Les dirigeants de 63 pays de la francophonie, réunis les 28 et 29 septembre à Bucarest (Roumanie), ont achevé vendredi leurs travaux en prônant un renforcement de la vocation politique de cette organisation, une démarche cruciale « dans un monde en proie à des bouleversements intenses ».

Décidée à renforcer son rôle politique sur la scène internationale, la francophonie s’est largement éloignée du thème principal du sommet, à savoir « les technologies de l’information dans l’éducation », pour aborder tous les conflits en Afrique, ainsi que la situation au Liban. Non sans difficulté.

Signe de ce « nouvel élan » politique de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) prôné par son secrétaire général, le Sénégalais Abdou Diouf, les situations au Liban, en Côte-d’Ivoire et au Darfour (Soudan) ont occupé une place importante dans la « Déclaration de Bucarest ». Après un vif débat, les participants au sommet ont trouvé une formule de compromis sur le Liban, ce qui a permis l’adoption de la déclaration finale sur laquelle ils avaient buté durant plusieurs heures vendredi. Evoquant les victimes du conflit entre Israël et le Hezbollah libanais, la formule finale mentionne « l’ensemble des populations civiles ». Le Canada, soutenu seulement par la Suisse, avait précédemment refusé un amendement présenté par l’Egypte, jugeant que toute mention des victimes de ce conflit devait nécessairement inclure les victimes israéliennes.
En déplorant la tragédie au Liban et les conséquences dramatiques pour l’ensemble des populations civiles, nous appelons à une cessation totale des hostilités et au retour au calme au Liban (...) et réitérons notre solidarité avec le peuple libanais qui vient de souffrir à nouveau des affres de la guerre et de la violence », indique le passage concernant le Liban dans la déclaration finale. « Ce nouveau paragraphe a été adopté par consensus, ce qui a permis de débloquer un débat particulièrement âpre », a précisé à la presse le secrétaire d’Etat roumain à la francophonie Cristian Preda. « C’est Jacques Chirac qui a débloqué la situation en proposant un vote sur l’amendement », a précisé Hugo Sada, porte-parole de l’OIF.

« Cela a poussé le Canada, qui était en position de minorité, à accepter une solution de compromis » plutôt que le vote de l’amendement égyptien en l’état. Les négociations sur le texte ont également permis de dégager une formule très proche de la résolution 1 701 du Conseil de sécurité de l’Onu. Cette résolution a permis de mettre fin à plus d’un mois de combat cet été au Liban entre le Hezbollah chiite et l’armée israélienne. Le Liban a également été au cœur d’une vive polémique entre son président pro-syrien Emile Lahoud, qui n’a pas été invité au sommet, et ses homologues français et roumain.

M. Lahoud a clairement accusé le président français Jacques Chirac « d’ingérence dans les affaires intérieures du Liban » et d’avoir fait pression sur son homologue roumain Traian Basescu. Ce dernier a tenu à défendre son « choix » de ne pas inviter M. Lahoud, en arguant des « suspicions » dans le rapport de l’Onu sur les circonstances de l’assassinat de l’ex-premier ministre Rafiq Hariri en février 2005. M. Lahoud est au ban des pays occidentaux après un rapport de l’Onu qui a mis en cause des dirigeants syriens et libanais dans l’assassinat de Rafiq Hariri.

Bucarest et Paris ont rejeté les accusations de M. Lahoud, tout en réservant le meilleur accueil au ministre libanais de la Culture Tareq Mitri, « représentant personnel » du premier ministre pro-occidental Fouad Siniora. M. Mitri a ainsi eu un tête-à-tête jeudi avec le président roumain. Les passages de la déclaration finale du sommet concernant la Côte-d’Ivoire et le Darfour ont également fait l’objet d’âpres discussions qui ont duré jusqu’à la dernière minute. Les dirigeants du sommet regrettent notamment « les nombreux blocages et le manque de volonté réelle des acteurs politiques ivoiriens » de sortir de la crise, sans toutefois jeter la faute sur le président ivoirien Laurent Gbagbo, grand absent du sommet, comme n’a pas hésité à le faire Jacques Chirac. Ils se disent également « vivement préoccupés » par la dégradation continue de la situation au Darfour, sans toutefois condamner le Soudan qui refuse un déploiement des forces de l’Onu.

En 2008 au Québec Le sommet, le premier jamais organisé dans un pays d’Europe centrale et de l’Est, s’est également penché sur les « technologies de la communication dans l’éducation », la place du français sur Internet et la « diversité culturelle », thème cher à M. Diouf. Le premier ministre roumain Calin Tariceanu a ainsi annoncé le projet de son gouvernement de créer à Bucarest la première « université francophone » d’Europe centrale et de l’Est, en souhaitant qu’elle devienne « un centre d’excellence » pour tous les pays de la région. Les dirigeants des pays de la francophonie ont également plaidé avec force en faveur de la diversité culturelle et du dialogue pour lutter contre l’« uniformité » et le risque d’un « totalitarisme » linguistique.

« Si tous les Etats devaient parler la même langue, penser de la même façon, agir de la même manière, le risque serait trop grand de voir s’instaurer un système totalitaire », a lancé Blaise Compaoré, le président du Burkina-Faso, hôte du précédent sommet en 2004. Il a néanmoins mis en garde contre « l’exception et l’isolement linguistiques, synonymes d’appauvrissement et d’effritement d’une langue ». Des propos appuyés par Jacques Chirac, qui a souligné les « contradictions » des sociétés modernes : « Au risque d’uniformité, à la peur de la dilution des identités, répond la menace du repli sur soi et de la crispation ». « Du dialogue des cultures dépendront, pour une large part, la paix et l’avenir du monde », a-t-il souligné. A l’instar de la plupart des intervenants, M. Chirac a appelé les Etats francophones à « donner sa pleine portée » à la convention sur la diversité culturelle. Lancée en 2002 et promue par la France et le Canada, cette convention a été approuvée par l’Unesco en octobre 2005 et a déjà été ratifiée par la Roumanie. Seuls Israël et les Etats-Unis, sur 150 pays, ont voté contre.

Amman,10 16 2006
Redaction
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