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Le Liban est à l’abri d’un effondrement financier malgré la guerre, estime le FMI

Le pays bénéficie d’une « énorme confiance » après les aides koweïtienne et saoudienne

Un effondrement financier n’est pas à craindre au Liban malgré l’impact dévastateur de l’offensive israélienne de cet été, notamment grâce à l’apport de capitaux en provenance de pays amis, à commencer par les riches monarchies pétrolières du Golfe, selon un haut responsable du Fonds monétaire international (FMI).

« Le FMI ne craint pas un effondrement financier au Liban dans un avenir prévisible », a estimé Mohsen Khan, le chef du FMI pour le Moyen-Orient et l’Asie centrale, dans une interview à l’AFP.

« Le Liban a subi dans le passé de nombreux chocs, mais le système monétaire a pu supporter le coup. Il semble que ce système est extrêmement résistant aux chocs », a ajouté M. Khan en exposant le dernier rapport régional du FMI.

M. Khan se référait, entre autres, à l’assassinat en février 2005 de l’ancien Premier ministre Rafic Hariri, qui a eu pour effet de réduire le taux de croissance à 1 % l’an dernier, contre 6 % en 2004.

Mais le rapport du FMI prévoit une contraction de 3,2 % en 2006, en raison du conflit armé entre Israël et le Hezbollah, qui a causé des dommages aux infrastructures de l’ordre de 3,5 milliards de dollars.

Selon M. Khan, certains facteurs ont sauvé l’économie libanaise de l’effondrement financier qui aurait pu se produire dans d’autres pays en des circonstances similaires.

« Il y a une sorte d’engagement implicite des riches pays du Golfe à aider le Liban », a déclaré M. Khan, soulignant « l’énorme confiance » dont bénéficie le Liban après l’engagement de l’Arabie saoudite et du Koweït à lui accorder respectivement 500 et 300 millions de dollars de dons.

Ces deux pays ont également déposé respectivement un milliard et 500 millions de dollars auprès de la Banque centrale du Liban pour soutenir la livre libanaise.
Le Liban a « des (pays) frères aux poches bien remplies et qui sont prêts à l’aider », a dit M. Khan, soulignant aussi le rôle vital joué par la diaspora libanaise grâce à ses transferts en devises et ses investissements dans le pays.

La Banque centrale, qui a assuré la stabilité de la monnaie libanaise, avait porté à 10,5 milliards de dollars les réserves en devises étrangères avant le 12 juillet, date du déclenchement de la guerre.

Le rapport du FMI prédit une baisse de ces réserves à 8 milliards de dollars fin 2006, ce qui expliquerait l’intervention de la Banque centrale pour soutenir la livre libanaise durant le conflit et une baisse des activités économiques.

« La Banque centrale a réussi à maintenir le système monétaire intact face à la guerre et au blocus (sans recourir) à un relèvement des taux d’intérêt (...). Elle n’a pas gelé les dépôts ni fermé les banques », a expliqué M. Khan.

« Je ne peux pas imaginer un choc plus grand pour le système, mais il n’y a pas eu d’effondrement financier (...). Les investisseurs qui avaient placé de l’argent dans les banques (au Liban) ne se sont pas enfuis », a-t-il ajouté.

Mais si le secteur financier a réussi à surmonter la crise, avec seulement 4 % des dépôts ayant fui le circuit bancaire, le secteur des services, essentiellement le tourisme, a été sévèrement touché.

« Le Liban avait un avenir très brillant en 2006 (...). Le pays était devenu un centre de services » régional, a indiqué M. Khan, ajoutant toutefois que « le tourisme a subi un effondrement virtuel ».

Selon lui, un redressement du secteur touristique est vital pour une relance économique au Liban, un pays dont la dette publique, estimée à 21,1 milliards de dollars, a représenté en 2005 plus de 174 % du PIB.

M. Khan a indiqué à cet effet que le FMI allait conseiller au gouvernement libanais de faire tout ce qui est possible pour éviter l’accroissement de la dette et de recourir aux contributions des bailleurs de fonds.

Beyrouth,10 16 2006
Rédaction
L'Orient le Jour
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