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Chronique : partenariat euro-méditerranéen, la déclaration de Marseille

La priorité doit être donnée à l’éducation et à la formation. Il s’agit d’instaurer une Communauté euro-méditerranéenne des connaissances et des compétences. Il faudrait créer une structure partenariale, qui doit s’ancrer sur des initiatives décentralisées, inscrites dans la durée.

La ville de Marseille a vécu une intense activité du 28 au 30 Septembre 2006, sur le thème du partenariat euro-méditerranéen. En effet, outre le FEMISE (Forum Euro-Méditerranéen des Instituts Economiques), qui a consacré une large part de sa Conférence annuelle à la nouvelle politique de voisinage, les rendez-vous de la Méditerranée, qui sont organisés par le Cercle des Economistes et l’Institut de la Méditerranée, ont choisi pour thème le développement des entreprises en Méditerranée.

Les participants du Nord et du Sud de la Méditerranée appartenaient en majorité à la société civile. Le Maroc était représentée par une forte délégation représentant les Universités marocaines, l’INSEA, l’IMRI et l’Institut d’Analyses Economiques de l’Université Al Akhawayn.

A l’issue des travaux, une Déclaration a été adoptée à Marseille par l’ensemble des participants. Cette Déclaration souligne tout d’abord le bilan décevant d’une décennie de partenariat euro-méditerranéen, ponctué par les Sommets de Barcelone 1 (1995) et Barcelone 2 (2005). Cette décennie s’est déroulée dans l’indifférence générale des responsables politiques et des peuples de la région. Les résultats aussi bien sur les plans politique, économique et social sont faibles.

Sur le plan politique, les objectifs de paix et de sécurité sont loin d’être atteints ; au contraire le conflit israélo-arabe s’est exacerbé, et le terrorisme et l’immigration clandestine se sont accélérés dans la région. Sur le plan économique et social, aucun progrès sensible n’a été enregistré par les pays du Sud. La pauvreté et la misère continuent à faire des ravages, l’analphabétisme y persiste, et les conditions de vie sont difficiles pour la majorité de la population. Pourtant, les enjeux et les défis de la région sont énormes. Il s’agit tout d’abord d’établir une zone de paix et de sécurité pour un espace de plus de 600 millions d’habitants. Il faudrait créer dans la région près de 40 millions d’emplois dans les 15 prochaines années, réclament sur cette période une croissance moyenne de 6 à 7% l’an.

Aussi, les membres de la société civile des deux bords de la Méditerranée, lancent par cette Déclaration de Marseille, un cri d’alarme aux responsables politiques et aux peuples de la région, pour les sensibiliser sur les dangers de cette situation, et l’urgence des mesures à prendre. Ils sont convaincus que les problèmes politiques ne pourront être résolus que par le développement économique et social. C’est dans ce sens, qu’ils préconisent les solutions suivantes :

1. La priorité doit être donnée à l’éducation et à la formation. Il s’agit d’instaurer une Communauté euro-méditerranéenne des connaissances et des compétences. Il faudrait créer une structure partenariale, qui doit s’ancrer sur des initiatives décentralisées, inscrites dans la durée. Des programmes destinés aux pays du Sud, à l’instar d’ERASMUS devraient rapidement être mis en œuvre.

2. Le financement du développement des pays du Sud est primordial. Pour cela, il faudrait créer une Banque euro-méditerranéenne avec deux priorités : le financement des infrastructures, et l’accès au financement des PME. Le système financier et bancaire devrait être modernisé dans les pays du Sud de la Méditerranée, afin de privilégier les nouveaux modes de financement, tels que le capital investissement. Une attention toute particulière devrait être accordée à l’énorme épargne des résidents maghrébins à l’étranger, afin de l’orienter davantage vers les investissements productifs dans leur pays d’origine.

3. Afin de donner toute son efficacité à la nouvelle Politique de Voisinage de l’Union européenne, il faudrait l’adapter davantage aux spécificités des pays du Sud de la Méditerranée, qui n’ont rien à voir avec celles de l’Europe centrale et de l’Est. L’aide financière aux pays du Sud devrait être plus substantielle, et conditionnée par des projets concrets et des réformes structurelles, notamment dans les domaines de la bonne gouvernance (Administration, Justice). Les pays du Sud devraient également s’engager résolument dans leur intégration, en développant notamment les relations Sud-Sud.

4. Outre les autorités politiques qui sont évidement les premières responsables, il faudrait renforcer la coopération et les échanges entre les collectivités locales et territoriales, ainsi qu’entre les membres de la société civile des deux bords de la Méditerranée.
Afin que ces propositions ne restent pas lettre morte, les participants se sont engagés à en faire une large diffusion, notamment à travers les médias. Ils se sont engagés également à interpeller les responsables politiques, sur la nécessité de renforcer d’une façon concrète la partenariat euro-méditerranéen, notamment en mettant en œuvre les solutions préconisées.

Rabat,10 16 2006
Rédaction
Menara
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