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La BEI va assurer près de 60 millions d’euros pour soutenir les PME

Le directeur de l’institution explique les grandes lignes des projets de la Banque au Liban

Avec un optimisme tempéré, le directeur de la Banque européenne d’investissement (BEI), Philippe Maystadt, en visite au Liban, a salué les efforts déployés pour la reconstruction du pays, mais il a toutefois estimé qu’une véritable relance sera étroitement liée au rétablissement de la confiance.

« Il est impératif de réinstaurer la confiance dans le Liban, celle de l’investisseur libanais, arabe et occidental », a souligné M. Maystadt, en marge d’une conférence qu’il a tenue à l’Université La Sagesse.

Pour lui, le Liban possède un certain nombre d’atouts qui lui permettront de franchir le cap : « La résilience de la société libanaise qui continue à déployer de l’énergie pour reconstruire ; les jeunes Libanais avec leur adaptabilité et leurs initiatives ; le secteur privé ; le secteur bancaire qui a prouvé sa solidité pendant la guerre et la diaspora libanaise. Pour toutes ces raisons et bien d’autres, je crois que le Liban est capable de se redresser et de prospérer », a-t-il affirmé.

Mais ces atouts n’empêchent pas le pays d’avoir besoin de se réformer, ajoute le président de la BEI pour qui, « à l’heure actuelle, les réformes ne sont plus un luxe, mais une nécessité ».

Selon lui, ces réformes doivent d’abord viser à éradiquer la corruption, réduire les coûts de la bureaucratie et accroître ainsi l’efficacité des administrations publiques. « Il est sidérant de réaliser que le secteur de l’électricité essuie, à lui seul, des pertes d’environ un milliard de dollars par an », a-t-il souligné, à titre d’exemple.

L’Europe et le Liban

Mais pour soutenir le pays dans ses efforts, a poursuivi M. Maystadt, l’Europe, « partenaire privilégié du Liban », peut jouer un rôle important à travers son assistance financière et technique, qui ne date pas d’hier. « L’ouverture du Liban, son pluralisme et son identité en tant que modèle de coexistence de plusieurs communautés est à la base du fondement de sa relation avec l’Europe », a expliqué le directeur de la BEI.

Une relation qui s’est accentuée avec la ratification du processus de Barcelone en 1995 et qui a développé les échanges euro-méditerranéens, permettant de doubler l’assistance financière européenne pour le Liban depuis la conclusion de ce processus.

La BEI, « bras financier de l’Union européenne », est présente au Liban depuis une trentaine d’années dans le cadre des « Facilités euro-méditerranéennes d’investissement et de partenariat (FEMIP) » réalisées aussi bien avec le secteur privé que public.

Au total, depuis l’établissement de la BEI au Liban, près de 800 millions d’euros d’aides ont ainsi été accordés aux Libanais.

Mais évidemment, depuis la guerre, les perspectives de soutien de la BEI pour le Liban ont évolué. Le soutien de la BEI, comme l’indique son directeur, s’inscrit dans une optique de long terme, mais il doit répondre aussi à des besoins pressants, comme la réhabilitation des infrastructures.

« La BEI compte particulièrement intervenir dans la restructuration du secteur de l’énergie », a annoncé son directeur qui croit à la coopération avec le secteur public. Mais il reconnaît que le privé constitue l’élément-clé du redressement économique.

Le soutien du secteur privé figure d’ailleurs parmi les priorités de cette institution qui compte assurer des lignes de crédit d’environ 60 millions d’euros pour financer les PME.

La BEI compte également assurer des crédits pour les petites entreprises qui ont été touchées par la guerre.

« Afin de soutenir l’économie libanaise actuellement en difficulté, la BEI prendra plus de risque », a souligné M. Maystadt.

Il a ajouté que la banque compte entreprendre un projet, en collaboration avec la Byblos Bank, de financement des capitaux à risque et veut également recourir à la titrisation des fonds transférés par les immigrés.

Parallèlement, la BEI, consciente de l’importance du capital humain, prévoit d’investir dans des projets de formations et de stages.

Finalement, après avoir annoncé cette série de projets visant à soutenir l’économie libanaise, le directeur de la BEI a tenu à rappeler son admiration pour la capacité de la société libanaise à se remettre debout. Une capacité potentiellement épuisable, a-t-il reconnu, mais « moi, je suis optimiste ».

Beyrouth,10 16 2006
Magali GHOSN
L'Orient le Jour
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