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Le port de Marseille, entre conflit et extension

Le projet d'agrandissement inquiète les agents qui y voient une forme de privatisation.

Pour éviter le déclin qui le frappe inexorablement, le port autonome de Marseille (PAM) veut lancer Fos 2XL, un projet d'extension des terminaux conteneurs à Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône), qui doit tripler la capacité de traitement.

Mais le conseil d'administration (CA) du 29 septembre a dû être repoussé à demain, 80 agents du port ayant envahi la salle pour demander son report. Une grève d'avertissement avait eu lieu le même jour.

Cargos plus longs. Selon la direction, le dossier sera tout de même étudié, car «le processus est enclenché, il faut le terminer». Les syndicats veulent au contraire qu'un accord social soit trouvé avant son lancement. Mais le PAM veut, lui, inverser les priorités : d'abord mettre Fos 2XL sur les rails avant de négocier le volet social avec les partenaires privés qui doivent y participer, Port Synergy (CMA-CGM allié à P & O Ports), et MSC (2e transporteur mondial).

Prévu pour entrer en exploitation fin 2009, Fos 2XL nécessite un investissement de 400 millions d'euros, moitié public, moitié privé. Objectif : traiter 2 millions de conteneurs, contre 600 000 actuellement, afin de freiner le retard sur le marché mondial. Car, alors que le trafic explose, Marseille perd des parts ; 18e port mondial en 1998, le PAM est tombé à la 24e place en 2005. Il est 70e pour les conteneurs, et sa croissance n'a atteint que 2 % depuis le début des années 90, contre 49 % pour les autres ports concurrents du Sud. Marseille a perdu un tiers de part de marché ; Gênes et Barcelone, où les coûts de manutention sont un tiers inférieurs, l'enfoncent un peu plus chaque année.

La solution : investir, pour augmenter l'offre, et s'adapter aux nouveaux trafics, avec des cargos de plus en plus longs. Les syndicats ne sont pas contre, mais la construction de deux nouveaux terminaux privés à côté du terminal public actuel inquiète les agents du PAM (1). Pour eux, le port est en voie de privatisation : l'un des terminaux privés va empiéter sur le public, et celui-ci va perdre, au début, une partie de son trafic au bénéfice des privés.

«Fil du rasoir». Les agents du PAM voudraient conserver la conduite, l'exploitation et la maintenance sur Fos 2XL, ainsi que sur le futur terminal méthanier GDF 2, autre pomme de discorde, car GDF prévoit d'y utiliser ses agents, plutôt que ceux du PAM. «On est pour le développement de 2XL, dit-on à la CGT (majoritaire). Mais il faut le développer avec nous.» «Aucun emploi public n'est menacé, bien au contraire», répond Christian Garin, président du PAM. «On doit rassurer notre personnel, ce n'est pas une bagarre contre la CGT», renchérit Guy Janin, directeur du PAM.

Du côté de l'Etat, on estime, en privé, que «la situation est critique». «C'est maintenant ou jamais qu'on gagne ou qu'on perd, assure un haut fonctionnaire. Si on ne fait pas Fos 2XL, on est morts. L'image du port est extrêmement dégradée : les opérateurs sont exaspérés, ils ne savent jamais si leur bateau va être déchargé. Il y a, dans ce port, des tendances suicidaires.» Ce fonctionnaire estime tout mouvement social risqué : «On est sur le fil du rasoir. Des entreprises sont tentées de quitter Marseille. L'idée qu'il pourrait y avoir une grève de trop est dans toutes les têtes.»

Du coup, l'Etat, qui doit fournir 27 millions d'euros pour Fos 2XL (2), accentue la pression sur les syndicats et la direction : «Je paye à condition que vous vous mettiez d'accord.» «C'est la première fois que l'Etat dit ça», assure ce fonctionnaire.

(1) Employés de l'établissement public. A ne pas confondre avec les dockers, payés par les sociétés privées de manutention. (2) le reste du financement public est assuré par le PAM (151 millions), le conseil régional (13,7 millions) et le conseil général (13,7 millions).

Paris,10 09 2006
Rédaction
Libération
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