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Les «Indigènes» corrigent l’Histoire

· Le Maroc a financé ce film à hauteur de 70%

Un réel succès. C’est sous les applaudissements qu’est entrée en conférence de presse tenue le 4 octobre dernier à Casablanca, l’équipe du film «Indigènes» représentée par Jamel Debbouze, Samy Naceri et le réalisateur Rachid Bouchareb. Le film avait fait la quasi-unanimité lors de la projection de presse la veille à l’Institut français de Casablanca.

«Indigènes» rappelle le rôle essentiel qu’ont joué des dizaines de milliers de tirailleurs et combattant marocains, algériens et tunisiens, entres autres, dans la libération de la France en 1944-1945.

Bouleversant. Le film à grand succès, notamment à Cannes et en France d’une manière générale (en tête du box office) a choisi une chute si amère pour réécrire un bout de l’Histoire. Le montage du film est réussi tant à travers les scènes qu’au niveau logistique et de la maîtrise technique. Avec des scènes de combats comportant moult figurants, «Indigènes» se veut un film de guerre.

Il a nécessité d’ailleurs un lourd budget de près de 14 millions d’euros (environ 154 millions de dirhams). «Le Souverain a financé 70% de ce film », a indiqué Debbouze. «Les Français nous ont aidé mais timidement », a t-il poursuivi. Pour la partie du film tournée au Maroc, l’armée a fourni des équipements militaires aux producteurs.

«Dès les premières prémisses du film, j’ai senti qu’il allait se passer quelque chose d’important. Nous savions que cela allait créer un choc», note pour sa part Bouchareb. «Et si Chirac n’avait pas vu le film et décidé que quelque 84.000 anciens combattants coloniaux toucheraient les mêmes pensions que leurs anciens frères d’armes de nationalité française, nous aurions continué à nous battre jusqu’à la fin», martèle le réalisateur. «Tout le monde voulait cette reconnaissance et surtout l’abolition de la discrimination », fait-il observer.

«Je ne connaissais pas la réalité de l’engagement des “Indigènes” pendant la Deuxième Guerre mondiale. C’est un aspect que les jeunes générations ne connaissent pas», réplique Debbouze. «C’est Rachid qui m’a montré le certificat du ministère de la Défense nationale attestant de l’engagement de mon grand-père, Saïd Debbouze, dans le 7e, bataillon du deuxième régiment. C’était le déclic» pour le jeune humoriste. En ce qui concerne la revalorisation des pensions, Jamel répond que mieux vaut tard que jamais. «C’est aux politiques de régler les histoires politiques. Nous avons posé une question, le gouvernement a répondu positif», note-t-il.

«Nous nous sommes battus dix fois plus pour être crédibles», indique de son côté Samy Naceri. «Bouchareb n’incrimine pas la France, mais il a souhaité léguer une partie de l’Histoire à nos petits-enfants », poursuit-il. «Il ne faut pas oublier que c’est grâce aussi au Maroc et au Souverain que les pensions ont été décristallisées», soulève Naceri.

Casablanca,10 09 2006
Rédaction
L'Economiste
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