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Maroc - Emploi & Carrière : L'université se met à l’offshoring

· Un programme de formation démarre cette rentrée
· Quatorze nouvelles filières identifiées
· Les honoraires des professeurs vacataires seront revus


Former des profils adéquats pour l’offshoring n’est pas une mince affaire. Le défi pour le Maroc est de produire des compétences en quantité et en qualité, soit plus de 24.000 personnes d’ici 2010.

De plus, le calendrier est serré: le démarrage de Casashore, le premier site offshore est prévu pour le deuxième semestre 2007. Ce qui soulève des interrogations sur la capacité de mettre sur le marché ce volume de compétences.

Si des chefs d’entreprises sont sceptiques, les responsables prêchent par l’optimisme et restent confiants. Une formation qualifiante est prévue par l’OFPPT et un programme de formation dans les universités est en cours de finalisation. Des filières spécialisées dans l’offshoring seront lancées dès cette rentrée universitaire 2006/2007. Celles-ci ont fait l’objet d’une préparation minutieuse: choix des modules, des objectifs, du nombre d’heures de cours, du contenu et des fiches descriptives des stages à effectuer dans les entreprises.

Les formations seront validées par la commission des accréditations avant fin septembre, soit quelques jours seulement après le démarrage des inscriptions. Ce «retard» ne semble pas déranger outre mesure. Les responsables au ministère de l’Education nationale n’y voient aucun inconvénient. «Dans tous les cursus, il existe un tronc commun. La spécialisation intervient durant le cinquième ou le sixième semestre», observe Latifa Tricha, secrétaire générale au département de l’Enseignement supérieur.

Ce programme en instance de validation précisera, pour chaque université, les objectifs en termes de lauréats, les formations qui seront introduites et celles qui seront «remodelées».
Ces opérations de «remodelage» permettront de préparer une première vague de lauréats pour 2007 de manière à coïncider avec l’ouverture de Casashore. «Pour certaines formations, il suffit juste de reprofiler la troisième année pour qu’elle soit conforme aux exigences de l’offshoring», soutient Jaâfar Khalid Naciri, vice-président de l’Université Hassan II. Il cite l’exemple d’un bac+ 3 administrateur de parc d’essai qui peut être formé en une année à partir de profil de base en informatique déjà disponible.

L’enseignement supérieur table ainsi sur 1.097 lauréats pour 2007. La montée en charge s’effectuera au fur et à mesure pour atteindre 2.643 lauréats deux ans plus tard. Au total, quatorze nouvelles filières seront lancées.

Les profils que les universités comptent former en quantité sont les ingénieurs en qualité des logiciels (822 personnes en 2009) et les ingénieurs réseaux et système (806 personnes). Viennent ensuite les opérateurs de service clientèle avec 800 lauréats attendus en 2009 et les comptables (normes françaises, IFRS) et employés de back office bancaire avec chacun 640 lauréats.

L’augmentation des effectifs dans les facultés et écoles ne semble pas poser de problème en terme d’encadrement. A la faculté des sciences de Casablanca, l’on compte un enseignant pour neuf élèves contre un enseignant pour 15 élèves au niveau international.

En revanche, c’est la rareté de spécialistes dans des formations pointues qu’il faut pallier. «La modification des programmes n’est pas simple. L’aspect ressources humaines pose de sérieux problèmes», concède le vice-président de l’université Hassan II Aïn Chock. «Même s’il n y a pas de certitudes, l’université doit anticiper sur les grandes tendances du marché», ajoute-t-il. Ce qui permet de former des personnes et de préparer le terrain en termes de spécialistes.

Au niveau de l’informatique, secteur capital dans l’offshoring, le problème ne se pose pas outre mesure. «Nous disposons d’équipes d’enseignants relativement performants et capables d’assurer les formations dans ce domaine», indique Naciri.

Pour renforcer, les équipes pédagogiques, l’université compte recourir aux vacataires et à des professionnels. «L’important, c’est de normaliser l’apport de professionnels dans certains secteurs et l’ouverture des établissements de formation sur le milieu professionnel», confie la secrétaire générale du ministère. Pour cela, des mesures incitatives seront mises en place dont la refonte des tarifs des vacataires et l’augmentation des budgets de fonctionnement de certains établissements.

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Les projets de l’université Hassan II

POUR répondre aux besoins en compétences en offshoring, l’université Hassan II compte mettre sur pieds de nouvelles formations. Ainsi, l’Ecole nationale supérieure de l’électricité et de l’électronique compte lancer une filière informatique dont les premiers lauréats ne seront sur le marché du travail qu’en 2009. Un master spécialisé en informatique est également au menu à la faculté des sciences. L’Ecole supérieure de technologie projette aussi de former des techniciens en informatique. D’autres filières connaîtront des changements au niveau de la dernière année de formation.

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Une autre «vision 2010»

Initiative 10.000 ingénieurs en 2010. Le chiffre peut paraître impossible à atteindre, mais il est réalisable d’après les responsables de l’enseignement supérieur. Car le terme ingénieur ne regroupe pas uniquement les lauréats des grandes écoles publiques d’ingénieurs. Les diplômes des grandes écoles privées, les licences en sciences et techniques et les masters sont également apparentés à des diplômes d’ingénieur. Les écoles d’ingénieurs stricto-sensu vont former 4.000 personnes d’ici 2010 contre 2.000 actuellement, le privé verra sa quote-part passer de 900 à 2.000. Quant aux facultés des sciences et techniques, elles devront produire 3.000. Ces prévisions intègrent aussi le retour de 50% des ingénieurs formés à l’étranger, soit le taux de retour enregistré ces dernières années. Pour cette rentrée universitaire, les grandes écoles ont augmenté leurs effectifs de 20%, précise-t-on auprès du département de l’Enseignement supérieur. Cet accroissement s’accompagne aussi d’une augmentation du coût moyen de la formation des ingénieurs de 35 à 40%. Actuellement, un ingénieur coûte 60 à 70.000 dirhams par an, selon les estimations les plus modérées.

Casablanca,09 20 2006
Rédaction
L'Economiste
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