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L’Unesco veut nettoyer Byblos « pierre par pierre »

Le port antique de Byblos, qui se trouve sur la liste du patrimoine mondial, a été l’un des sites les plus touchés par la marée noire qui a frappé la côte libanaise après le bombardement de la centrale de Jiyeh.

Il a également été l’un des premiers à avoir été nettoyé par l’armée. Hier, de Paris, l’Unesco, pour qui « le Liban est un creuset de cultures », a plaidé pour que les pierres de la ville antique soient également nettoyées, considérant qu’il fallait le faire manuellement « pierre par pierre ».

Mounir Bouchenaki, chef de mission envoyé au Liban récemment, a expliqué que cette opération devait être terminée avant l’hiver, estimant qu’elle requérait un budget de 100 000 dollars.

Le port antique de Byblos, qui est inscrit au patrimoine mondial de l’humanité et qui a subi les conséquences de la marée noire causée par le bombardement israélien de la centrale de Jiyeh durant la guerre, devra être nettoyé à la main, pierre par pierre, a indiqué l’Unesco hier à Paris. L’organisation a présenté un rapport sur les dégâts causés au patrimoine lors du conflit entre Israël et le Hezbollah.

La nappe de fuel qui s’était déversée dans le port a été vidée par l’armée libanaise avec l’aide d’experts étrangers, notamment français. Mais cette opération réalisée avec des pompes n’a pas permis d’enlever le pétrole qui s’est déposé sur les pierres, a expliqué Mounir Bouchenaki, chef de la mission envoyée du 10 au 15 septembre au Liban par l’Unesco.

« Ce qui nous a préoccupés le plus, ce sont toutes les pierres qui ont été recouvertes de façon assez forte par le fuel. Pour cela, il faut travailler à la main, avec une brosse et avec des produits dont la composition est en cours d’étude », a déclaré M. Bouchenaki lors d’une conférence de presse. « Si nous attendons jusqu’à l’hiver », dans huit ou dix semaines, « ce sera vraiment un désastre », a-t-il ajouté, en estimant possible de « résoudre ce problème » avant. Il a évalué les besoins financiers pour réaliser cette opération à 100 000 dollars.

Rappelons que la marée noire a frappé quelque 140 kilomètres de côtes libanaises et s’est étendue jusqu’aux plages syriennes. Les travaux ont commencé avec beaucoup de retard, en raison du conflit qui se poursuivait et des bombardements. Après la guerre, le port de Byblos a été nettoyé par l’extraction de plus de cent tonnes de fuel, grâce notamment à l’action de l’armée et de la Défense civile. D’autres ports de pêche, comme celui de Dalyeh (Beyrouth), n’ont pas eu cette chance en raison de difficultés techniques.

Le retard dans le début des travaux a eu plusieurs conséquences néfastes, comme celle que craint M. Bouchenaki pour les rochers de Byblos. Ainsi, le fuel qui est parvenu aux plages a été imprégné par le sable ou s’est retrouvé collé aux rochers. Une grande quantité de fuel a coulé au fond de l’eau par nappes entières, surtout au niveau de Jiyeh, où le déversement a eu lieu.

Par ailleurs, pour les sites de Baalbeck et de Tyr, également inscrits au patrimoine mondial de l’humanité, les experts de l’Unesco n’ont constaté aucun dommage majeur. Mais des fissures sur le temple de Jupiter à Baalbeck ont pu s’élargir et les fresques et peintures d’un caveau romain à Tyr ont été endommagées. Les réparations à faire et leur coût n’ont pas encore été évalués.
De son côté, la sous-directrice de l’Unesco chargée de la culture, Françoise Rivière, a souligné l’importance de « relancer la vie culturelle » au Liban. « Beaucoup de festivals se sont interrompus. Une des choses que l’Unesco voudrait faire, c’est montrer que la culture est indispensable, notamment pour assurer la cohésion sociale. C’est particulièrement vrai au Liban parce que le Liban est un creuset de cultures », a déclaré Mme Rivière.

Beyrouth,09 19 2006
Rédaction
L'Orient le Jour
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