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La guerre des chaînes satellitaires fait rage

· Le monde est partagé sur la diffusion ou non des images des prisonniers de guerre
· Le représentant d'Al-Jazeera à Paris convoqué par les autorités audiovisuelles françaises.


Parallèlement aux affrontements en Irak, une autre guerre fait rage: celle des chaînes satellitaires. Al-Jazeera, CNN, Fox, BBC…

les plus connues se livrent, via leurs réseaux de correspondants, à une course acharnée pour avoir des scoops et surtout des images de guerre. Celles-ci diffèrent selon la position de chaque pays sur le conflit. Face à un même événement, le téléspectateur, abreuvé de reportages en direct, se trouve parfois face à plusieurs interprétations. A la télévision américaine, la guerre en Irak fait beaucoup de poussière, les troupes ont chaud et à Bagdad, les bombes américaines illuminent la nuit, mais le spectateur n'a vu ni sang, ni pleurs pour l'instant.

L'image de la guerre présentée aux Etats-Unis n'a rien de commun avec celle que véhicule la presse étrangère, européenne notamment, qui montre des images de morts et blessés civils ou militaires du côté irakien, et de prisonniers de guerre américains.

Les manifestations contre la guerre, en bonne place sur les chaînes étrangères, ne sont mentionnées qu'en bref sur les grands réseaux américains, qui rivalisent pourtant en direct, 24 heures sur 24, sur la "Guerre en Irak" ou l'"Opération Liberté Irak", titres en surimpression au bas de l'écran.

En revanche, les images de la prise nocturne d'un bâtiment anonyme dans le sud de l'Irak par les troupes alliées, leur feu nourri puis l'assaut, les grenades incendiaires et la sortie d'un ennemi sont montrées plusieurs fois dimanche, rappelant les vidéos verdâtres tournés grâce à des optiques infrarouges qui étaient la marque de la première guerre du Golfe en 1991. En réalité, les 500 journalistes intégrés aux troupes se conforment à 12 pages de règles édictées par le Pentagone pour la couverture du conflit. Ce dernier peut permettre la diffusion d'images en direct quand elles sont jugées appropriées par les autorités. Le Pentagone peut aussi décider de fermer le robinet.

Abreuvé de reportages sur des troupes calmes et déterminées, le téléspectateur américain ne verra pas les images de prisonniers et tués américains diffusées dimanche par la chaîne de télévision qatariote Al-Jazeera. Il n'a pour l'instant pas vu non plus les mutilations de civils irakiens pris sous les bombardements alliés, filmés en Irak. Toutes les chaînes américaines ont, un peu plus tard, annoncé qu'elles n'utiliseraient pas ces images. Seule l'image fixe de corps non identifiables a été montrée par les chaînes.

En revanche, elles ont passé à l'envi les images, elles aussi tournées par la télévision officielle irakienne, de soldats irakiens arrosant le Tigre de leurs armes automatiques, à la recherche d'un hypothétique pilote ennemi tombé dans le fleuve, des images qui ont même suscité le commentaire d'un officier américain durant un briefing: "Leurs opérations de secours laissent à désirer".
Al-Jazeera, qui s'est illustrée dans la guerre d'Afghanistan fin 2001 et est offerte par satellite aux abonnés de pays comme la Malaisie, a diffusé des images montrant des militaires américains tués ou prisonniers.

La polémique bat son plein au niveau mondial. Ces images de prisonniers doivent-elles être transmises ou pas? Si les chaînes américaines ont opposé leur niet, d'autres sont passées à l'acte au nom de “l'objectivité”. Des chaînes japonaises ont justifié hier lundi par ce principe la diffusion d'images de soldats américains prisonniers, condamnée comme étant une violation de la Convention de Genève.

Les médias australiens (membre de la coalition) ont décidé lundi de continuer à montrer des prisonniers américains.
Hier, Al-Jazeera était dans le collimateur. Le directeur du bureau parisien de la chaîne qatariote, Michel Kik, s'est étonné d'être le seul à devoir être entendu par le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) pour répondre de la diffusion d'images de prisonniers de guerre.

"Pourquoi moi seul, il y a des représentants d'autres chaînes internationales qui ont diffusé la veille des images de prisonniers irakiens, pourquoi ne sont-ils pas convoqués eux aussi ?", s'est-il interrogé dans une conversation avec l'AFP.
"Ce n'est pas une convocation mais un rendez-vous avec Dominique Baudis (le président du CSA, NDLR) avant l'ouverture de la procédure normale", a également fait valoir Michel Kik, précisant qu'il n'avait pas encore décidé s'il se rendrait ou non à cette rencontre prévue lundi.
"Le président souhaite le voir dès cet après-midi (lundi)", a cependant déclaré à l'AFP Camille Pascal, directeur de cabinet Baudis.

"Nous ne pouvons pas intervenir auprès de CNN ou de Fox News à la suite de la diffusion d'images de prisonniers irakiens", a-t-il, par ailleurs, assuré, expliquant que ces chaînes avaient été autorisées par les autorités britanniques de régulation de l'audiovisuel et bénéficiaient ainsi d'un régime déclaratif dans le reste de l'Union européenne.
"La balle est dans le camp des autorités de régulation anglaise", a-t-il résumé.

Synthèse L'Economiste

Casablanca,03 31 2003
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L'Economiste
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