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La Méditerranée restera-t-elle une priorité de l’UE?

· Le «lac de paix» n’est pas un espace homogène culturel, économique ou politique
· Plaidoyer pour un concept de sécurité démilitarisée
· Processus de Barcelone: Faut-il garder espoir?


«La Méditerranée représente, à elle seule, tous les types de fractures qui divisent le monde».

C’est ce qu’a affirmé le contre-amiral Jean-François Coustillière, lors d’une conférence organisée le 28 juin à Casablanca à l’initiative de l’Institut marocain des relations internationales (IMRI) sous le thème «La sécurité en Méditerranée: Quels enjeux?» Fracture religieuse judéo-chrétienne et musulmane, litiges frontaliers, dossier chypriote et turc, nationalismes exacerbés dans les Balkans et bien évidemment le conflit israélo-palestinien. Sans parler de l’énorme fossé économique qui sépare les deux rives.

Le «lac de paix» n’a jamais autant démérité son surnom, tant la sécurité s’y trouve sérieusement menacée. Qu’il s’agisse de l’épineux dossier de la gestion des flux migratoires traversant les pays du Sud vers le Nord, du terrorisme transnational ou du commerce de la drogue; autant de problèmes qui en font l’une des zones de tension les plus fortes de la planète. La sécurité en Méditerranée doit nécessairement passer par une plus grande solidarité et par l’instauration d’un processus de développement des pays du Sud. «Celle-ci n’est plus une démarche militaire mais une question globale», dira le conférencier.
L’Union européenne représente 28% du PIB mondial, contre 1,66% pour les pays du Sud. Le PIB par habitant y est de 19.868 contre 3.279 dollars. Le chômage atteint 8,9% dans l’UE et 16,1%, dans l’autre région. Les pays méridionaux sont par contre plus jeunes (35% de la population a moins de 15 ans) et l’indice de fécondité y est de 3,3.

Des situations qui engendrent rejet et racisme au Nord, pauvreté et envie de partir au Sud.
Si les situations dans le bassin méditerranéen ne mènent pas, forcément, aux conflits, abstraction faite de la crise au Proche-Orient, elles ne constituent pas moins un risque pour l’équilibre de la région, affirme le conférencier. La stabilité de la région dépend indubitablement de la coopération entre les deux rives. Ce qui implique une prise en compte de la région, dans sa réalité africaine, européenne et asiatique, sous forme d’un lieu d’échanges, de débats et de coordination de l’aide au codéveloppement. Cette situation géopolitique place les pays riverains, notamment ceux de la rive Sud, dans une recherche de partenariats plus efficaces à court terme. «Malheureusement, il devient de plus en plus difficile d’intéresser l’ensemble des pays de l’Union européenne aux questions méditerranéennes et l’élargissement récent de la communauté n’a pas amélioré la situation», souligne Coustillière.

Le stratège a énoncé les multitudes d’outils existants en termes de coopération depuis 1990. Du «dialogue 5+5» des ministres des Affaires étrangères (Italie, France, Espagne, Portugal ainsi que Malte, de la rive Nord, et les cinq pays de l’UMA), en passant par le Forum méditerranéen et bien entendu le processus de Barcelone (1995). Coustillière considère d’ailleurs ce dernier comme la première initiative réelle de partenariat entre les deux rives.

Ce processus, jugé trop ambitieux et condamné par beaucoup d’observateurs à l’échec, a pour projet de créer un espace commun de prospérité partagée au moyen d’un partenariat économique et financier et l’instauration progressive d’une zone de libre-échange. Le conférencier reste lui optimiste: «Il me semble que cette condamnation définitive est bien excessive. Tout d’abord, la démarche est engagée et le dialogue a été maintenu en dépit des profonds bouleversements subis par les relations internationales entre 1995 et aujourd’hui». Il faut préciser que parmi les 25 partenaires il se trouve un certain nombre d’Etats qui considèrent être en situation de crise, voire de guerre avec leurs voisins. Le maintien de relations, aussi difficiles soient-elles, entre eux n’est pas «un maigre avantage».

Par ailleurs le contre-amiral prône des solutions plus pragmatiques aux problèmes rencontrés, comme la création de sous-ensembles plus homogènes (dans le format 5+5) appliqués à des questions concrètes et limitées. Il fait aussi la promotion d’une structure ad hoc, intégrée dans les institutions européennes. Et qui serait adapté à la spécificité du pourtour méditerranéen avec pour vocation de traiter spécialement les dossiers et d’imaginer des initiatives et des solutions. Structure qui, malgré l’enjeu géostratégique important de la région, fait encore défaut.

Casablanca,07 24 2006
Amine Rboub
L'Economiste
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