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Des Marocaines portent le foulard islamique, mais refusent de tirer un trait sur la mode

Des femmes voilées et branchées à Casablanca

Voiles roses, orange, avec des motifs tendance, assortis à leur vêtement de marques européennes et même portés avec un jean moulant taille basse : des Marocaines de Casablanca ont décidé de porter le foulard islamique, mais refusent de tirer un trait sur la mode.

«Porter le hijab n'est pas toujours facile. Pour moi, ça implique un changement d'attitude : fini les maillots de bain, les jupes. Mais je n'ai pas la force de renoncer à la mode ! » dit Nadia, une jolie étudiante en architecture de 25 ans.

« Je ne me sens pas prête pour me voiler de couleur sombre comme ça se fait habituellement », ajoute-t-elle. Son châle, assorti à sa tunique achetée dans un grand magasin espagnol, est bleu turquoise, avec des fleurs marron brodées et de faux diamants cousus. Aucun cheveu ne dépasse. Pour souligner son regard, un léger trait de khol, le crayon noir arabe.

En cette période de soldes, Nadia déambule dans l'une des deux grandes tours du Twin Center dans le Maariv, le quartier d'affaires de la capitale économique du pays. Dans ce quartier occidentalisé, où la majorité des Marocaines ne sont pas voilées, les femmes portent le châle « à la traditionnelle », c'est-à-dire avec une djellaba, grande robe avec capuche, ou bien avec des habits larges ou encore avec un jean. À quelques kilomètres de là, des femmes sont couvertes de noir de la tête aux pieds.

Asma, comptable de 29 ans, se lève tous les matins à 4 heures pour faire sa prière. Elle est à la recherche d'un voile rose. « C'est plus facile d'être acceptée avec un foulard coloré, notamment au travail », assure-t-elle, affirmant qu'« on refuse d'accorder certains postes aux femmes voilées ». Elle trouve finalement son bonheur dans un magasin d'accessoires où sont vendus bijoux, maquillage et foulards.

Les boutiques spécialisées dans le commerce des « voiles branchés » se sont multipliées ces dernières années. Le premier magasin, Diamantine, qui domine le marché, a ouvert en 2003. Depuis, douze autres ont ouvert leurs portes, dont neuf à Casablanca, essentiellement dans les quartiers aisés. Dans chacune des boutiques, des centaines de foulards sont suspendus. Ils coûtent en moyenne 160 dirhams (13 euros).

« Ça marche bien ! » se réjouit Rachid, le gérant d'une autre enseigne, Starfoulard, pleine à craquer. « Les femmes portent de plus en plus le voile », assure-t-il. « J'aimerais qu'elles le portent encore plus, non seulement parce que c'est requis dans l'islam, mais aussi parce que moi, je gagnerais plus d'argent ! »

« Il y a un phénomène de mode », affirme pour sa part Nadia. « Après le 11 septembre, il y a eu un repli identitaire, une volonté de s'affirmer musulman. Donc des jeunes femmes se sont mises à porter le voile. » Mais elle s'empresse d'ajouter que pour elle, « c'est différent ». « Le voile est le fruit d'une année de réflexion. Je ressentais le besoin d'être en accord avec la religion ». « Je me sens mieux avec le voile. Il m'impose une discipline. Plus question pour moi de sortir en boîte de nuit », poursuit-elle. « La prochaine étape, c'est de me détacher de la mode. Ce que l'islam propose est bien plus beau que ça », conclu-t-elle.
À la sortie de Starfoulard, une autre femme, vêtue d'une djellaba marron avec un voile foncé, n'en pense pas moins : « On ne se voile pas pour être à la mode, bien au contraire. Mais au moins, ces filles ne se baladent pas cheveux à l'air et c'est déjà mieux que rien ! » lance-t-elle.

Le Maroc se réclame d'un islam tolérant. À l'instar des autres pays arabo-musulmans, il ne dispose pas de statistiques officielles sur les femmes voilées. Leur nombre varie selon les régions, les villes, voire les quartiers.

Casablanca,07 24 2006
Rédaction
L'Orient le Jour
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