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e-gouvernement, télécoms: Les ambitions de Bull au Maroc

Entretien avec Didier Lamouche, président du groupe

Bien que Bull Maroc, filiale de la firme française, existe depuis 56 ans, c’est la première fois qu’un président du groupe se rend au Maroc. La visite de Didier Lamouche intervient au moment où le groupe réalise d’importants projets d’intégration principalement dans les télécoms et l’e-gouvernement.

La filiale marocaine vient de remporter le marché de la mise en place du système d’information de Maroc Connect. Les ambitions du groupe ne s’arrêtent pas là.

Elles s’étendent jusqu’à l’offshoring, la R&D, création de pôles d’excellence… Le président du groupe livre le détail de la politique Bull.

- L’Economiste: C’est la première fois qu’un président de Bull se rend au Maroc pour visiter la filiale. Qu’est-ce qui explique cet intérêt?
- Didier Lamouche: Bull est présent au Maroc depuis 56 ans, ce qui fait de ce pays l’un des éléments économiques originels du groupe. Et bien que nous soyons une des entreprises les plus anciennes dans le domaine de l’informatique, nous sommes actuellement en phase de redécollage, après avoir traversé des hauts et des bas. Notre ambition aujourd’hui est de re-développer l’entreprise.
Pour cela, Bull International a été recapitalisé et l’Etat français est sorti du capital. Aujourd’hui, 85% du capital sont ouverts. Le groupe obéit aujourd’hui aux règles de marché et se bat à armes égales avec ses concurrents. En termes de visibilité, les tableaux de bords montrent que nous approchons nos premiers succès. Après une décroissance du chiffre d’affaires régulière et assez douloureuse depuis quelques années, nous avons enregistré, en 2005, notre première année de croissance sur 4 trimestres d’affilée. Je tiens à préciser que Bull Maroc y a contribué de manière significative. C’est une filiale qui affiche des résultats solides, constants, qui continuent de progresser d’année en année. Bull Maroc a remporté depuis quelques années deux des plus grands programmes de développement applicatifs: Badr pour la Douane et SIT pour la DGI. Nous venons également de décrocher tout récemment un important marché pour le développement, l’intégration et la mise en place du système d’information de Maroc Connect. La première raison de ma présence au Maroc est d’ailleurs de visiter mes clients. L’autre raison est que les résultats de la filiale étant probants, il est normal de venir témoigner du soutien du siège. Nous comptons accompagner le déploiement de la filiale sur son marché domestique et optimiser sa contribution au développement de Bull International.

· A quoi attribuez-vous ce regain de croissance?
- Il est essentiellement dû au fait qu’au niveau opérationnel, nous nous sommes focalisés sur nos métiers de base évitant toute dispersion. L’ensemble des équipes de Bull à travers le monde, en particulier en Europe et au Maroc, essaient de développer du business autour des nouvelles offres que nous avons choisies.

· Que devient Bull à l’international sachant que l’idée de départ était de créer un label français à la barbe des Américains?
- Aujourd’hui, 45% du chiffre d’affaires de Bull sont réalisés en France, le reste à l’international. Bull est essentiellement un groupe européen: 85% de notre chiffre d’affaires proviennent de l’Europe. Après la France, l’Italie est le deuxième pays en termes de chiffre d’affaires. Viennent ensuite l’Espagne, l’Allemagne et à quelque chose près l’Angleterre et l’Europe de l’Est. Les zones les plus rentables sont essentiellement l’Europe de l’Est, l’Espagne, puis plus près de nous le Maroc et l’Afrique du Nord. Les 15% restants, nous les réalisons aux Etats-Unis et au Brésil. Notre objectif n’est pas de concurrencer les Américains sur leur propre terrain, mais de nous différencier et d’aller sur des domaines à fortes valeurs ajoutées.
C’est le cas sur les plates-formes ouvertes notamment et dans les services surtout là où il y a une forte convergence entre l’informatique et les télécommunications. Si nous avons ciblé ce domaine-là, c’est parce qu’il présente moins de confrontation avec les géants du marché. Bull a aussi de nouveaux objectifs de développement. Le premier axe consiste à se développer dans le monde des services. Aujourd’hui, 28% du chiffre d’affaires de Bull proviennent des services applicatifs, 72% proviennent soit des plates-formes, du matériel et du métier historique du groupe ou de la maintenance et des activités connexes au matériel . L’ambition stratégique est de rééquilibrer le chiffre d’affaires 50% services, 50% non-services de manière agressive dans les 3 ans.

· Comment comptez-vous y parvenir?
- Le premier pas est de choisir les offres appropriées. Il s’agit de services liés aux métiers comme les taxes et les douanes, les nouveaux logiciels Open-Source, la sécurité et solutions autour du stockage ainsi que les services d’intégration d’infrastructures aux opérateurs de Telco. Les deux autres offres sont de type matériel destiné à nos nouvelles plates-formes appelées NovaScale. C’est le nom de code de nos nouveaux ordinateurs conçus autour de produits et de briques standards du marché. Aujourd’hui, nous ne développons plus nos microprocesseurs, nous les achetons à Intel. L’originalité est d’offrir à nos clients une gamme de choix complète à partir d’une même plate-forme et ainsi leur assurer plus de flexibilité.

· Quel est aujourd’hui votre positionnement par rapport à la concurrence?
- Il est variable par pays. Dans les plates-formes comme Unix, nous avons une position importante en France: environ 18%. Globalement, sur l’Europe, nous avons entre 3 et 4%. Sur les plates-formes complètement ouvertes comme Linux, NovaScale, notre ambition est de prendre d’ici trois ans entre 10 et 15% du marché européen. Sur les marchés des services, comme les services applicatifs aux opérateurs de Telco, nous projetons d’être parmi les 3 premiers européens à servir ce marché à l’horizon de trois ans. Au Maroc, nous briguons le leadership grâce au projet Maroc Connect.

· Quelles sont vos parts de marché par région et au Maroc?
- C’est difficile à dire car nous n’avons pas les mêmes concurrents dans chaque zone. Il y a des zones où l’on fournit du matériel et d’autres où Bull est prestataire de services. En Amérique latine par exemple, nous restons très focalisés sur les services et nous sommes leader sur les applications. Nous sommes également N°1 au Brésil sur le traitement informatique des chèques. Au Maroc, nous sommes un acteur historique et figurons au top-five. L’originalité est que nous sommes au milieu des métiers de plates-formes et de services. Notre valeur ajoutée vient justement de nos compétences en tant qu’équipementier et prestataire de services.

· Qu’est-ce qui reste aujourd’hui de cette informatique subventionnée?
- L’Etat français est sorti du capital début 2005. Le capital est aujourd’hui à 85% ouvert sur le marché. Mais avant de sortir du capital, l’Etat français avait injecté 500 millions d’euros. En fait, c’était une aide à la recapitalisation du groupe. L’aide s’est transformée ensuite en prêt que nous devons en partie rembourser sur les bénéfices que nous réalisons. Ce n’est donc pas une vraie subvention, c’est une avance qui a été autorisée par Bruxelles comme aide à la restructuration. C’est la dernière contribution de l’Etat à Bull.

· Vous venez d’IBM. Jusqu’à quelle mesure la culture anglo-saxonne marque votre management à Bull?
- Je viens du monde des semi-conducteurs. J’ai passé 25 ans dans des entreprises comme IBM et Motorola également. J’ai passé 13 ans à IBM et 12 ans à l’extérieur. J’ai plutôt une culture de management anglo-saxonne. Je crois que l’une des grandes différences entre les entreprises anglo-saxonnes et les autres, c’est le souci de l’exécution, d’aller plus vite, de tenir ses objectifs plutôt que les visions stratégiques.

· Avec le plan Emergence, le tissu de PME friandes de NTI et la réforme de l’administration, le marché marocain intéressera-t-il davantage des opérateurs comme Bull?
- Absolument. Et c’est la raison pour laquelle Bull a de grandes ambitions au Maroc surtout que nous sommes là depuis plus d’un demi-siècle. Donc, notre démarche n’est pas du tout opportuniste. Ensuite, le développement que connaît le Maroc sur les NTI est exactement en ligne avec la politique de notre entreprise. Notre stratégie consiste à se développer d’abord dans le secteur public. D’ailleurs, aujourd’hui nous avons réalisé 40% de notre chiffre d’affaires dans ce secteur. Or, la stratégie du gouvernement marocain est justement d’aller plus fort vers l’e-gouvernement. Donc qui mieux que nous peut aider le gouvernement à converger vers cet objectif-là. Nous avons mis en place des solutions informatiques dans d’autres pays qui peuvent être déployées au Maroc. Je cite l’e-gouvernement, les formulaires électroniques, les déclarations d’impôts par le Net, la santé ensuite, le management de la filiale marocaine peut offrir une extrême souplesse et du dynamisme sur place. Ce sont autant d’éléments qui expliquent les ambitions de développement rapide de Bull au Maroc.

Culture anglo-saxonne

· Comment comptez-vous accompagner ce développement?
- Le premier axe consiste à gagner un maximum de contrats et assurer une croissance locale. Le deuxième se traduira par le transfert de know-how, des compétences et des technologies de Bull qui existent ailleurs seront amenées au Maroc. C’est exactement ce que nous comptons faire avec l’opérateur Maroc Connect. Une équipe française d’ingénieurs viendra aider la filiale marocaine à mettre en place des solutions pour Maroc Connect et en même temps former localement les ingénieurs et les sous-traitants de Bull Maroc.
Ces compétences locales qui seront formées peuvent à leur tour offrir des services par le biais de l’offshoring à d’autres clients de Bull à l’extérieur du Maroc. Une sorte de noyau dur de compétences avec un transfert de savoir-faire qui se fera dans les deux sens pour tirer partie des compétences locales et des structures de coûts inférieures à celles françaises, allemandes ou anglaises. A cela s’ajoute la proximité géographique et culturelle avec la France. La grande force du groupe réside dans sa qualité d’encadrement et sa capacité à mettre son centre de R&D au service de ses filiales et ses clients. Aujourd’hui d’ailleurs, nous proposons à ce que nos experts en R&D viennent donner des cours dans les universités marocaines. Nous avons déjà mené cette expérience en Angleterre et aujourd’hui nous comptons la reconduire au Maroc.

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Bull au Maroc

Créée en 1950, la filiale du groupe Bull au Maroc est basée à Casablanca. Elle emploie 65 personnes. Bull Maroc est particulièrement reconnu dans la vente et maintenance d’infrastructures (serveurs, solutions de stockage). Pour Hassan Sqalli, DG de Bull Maroc, Bull affiche au travers de son plan stratégique «Horizon 2008» une ambition forte dans les télécommunications, l’un de ses quatre axes stratégiques de développement.
Le contrat remporté par Bull auprès de Maroc Connect, opérateur de télécommunications marocain intervenant dans le domaine de la téléphonie fixe à mobilité restreinte, portant sur la mise en place de son système d’information, illustre l’expertise en télécommunications et la compétitivité de l’offre du groupe.
Pour le DG de Bull Maroc, ces 5 dernières années, la filiale a développé une importante activité de services via de grands projets de refonte des systèmes d’information (e-gouvernement) et dans les télécommunications. Les ambitions de Bull Maroc, poursuit Hassan Sqalli, consistent à poursuivre le développement du pôle Services sur la période 2006-2008 de manière à consolider les acquis sur les projets de développement J2EE et devenir un acteur incontournable dans les projets de e-gouvernement. Autre ambition de la filiale marocaine de Bull, la construction en synergie avec le centre d’expertise mondial du groupe d’un pôle de compétences en solutions Telco destiné à rayonner sur le plan régional.

"Né en 1959 à Meknès, Didier Lamouche, président-directeur général du groupe Bull, est diplômé de l’Ecole centrale de Lyon. Titulaire d’un doctorat en technologie des semi-conducteurs, il a à son actif une expérience de 25 ans dans ce domaine pointu. Le PDG de Bull a démarré sa carrière en 1984 au département R&D chez Philips avant de rejoindre le groupe IBM Microelecronics où il a exercé plusieurs postes en France et aux Etats-Unis. Depuis février 2005, Didier Lamouche est PDG du groupe Bull, fournisseur d’ordinateurs et de solutions informatiques"

Casablanca,07 10 2006
Amine Rboub
L'Economiste
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