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Sur le littoral bulgare, le tourisme s’épanouit, au détriment de la nature

Des hôtels érigés à même la plage, dans un style particulièrement kitch

Victime de son propre succès dans le tourisme, la Bulgarie cherche à dompter la construction effrénée qui détruit le littoral de la mer Noire et commence à repousser les touristes.

Au nord de Varna, la principale ville balnéaire, des hôtels sont érigés à même la plage.

En l’absence de contrôle sur le style architectural, le kitch fait rage : un hôtel-château côtoie un autre paré de colonnes et statues à l’antique non loin d’une simple baraque faisant office de bar.

« Ceux qui investissent (dans des hôtels) maintenant n’auront pas assez de touristes dans trois ans, comme en Espagne (il y a 15 ans), et gagneront de moins en moins à cause de la mauvaise image des stations balnéaires », met en garde le chef de l’agence gouvernementale de tourisme Mario al-Djabouri. « Certains hôtels sont construits sans illusion de gagner, juste pour blanchir de l’argent », confie un hôtelier à Zlatni Piassatzi (Sables d’or), station maritime au nord de Varna. « Parmi les propriétaires, il y a d’anciens chefs de groupes criminels convertis aux affaires légales », affirme-t-il.
Pour mettre un frein à cette expansion incontrôlée, le Parlement débat d’un projet de loi pour la défense du littoral « trop urbanisé (...) comme dans d’autres pays européens il y a 25 ans ». Le projet interdit la construction sur la plage et ne les autorise en agglomération que si la voirie, l’approvisionnement en eau et électricité et les égouts sont garantis.

Le ministre de l’Aménagement territorial, Assen Gagaouzov, a cependant noté qu’« il n’y a pas moyen de détruire les hôtels déjà construits sur la plage, ceci n’étant pas interdit par la législation en vigueur ». « Mieux vaut tard que jamais », a estimé le président Gueorgui Parvanov. « La construction trop importante qui détruit le paysage le long du littoral bulgare nous inquiète », reconnaît, pour sa part, Ludmila Nenkova, gestionnaire de la station Riviera, une des rares à ne pas avoir cédé au boom de la construction.
La Bulgarie demeure néanmoins « une destination compétitive grâce à un bon rapport qualité/prix par rapport à l’Espagne, la Grèce et la Turquie ». Tout ce que les touristes paient en dehors de leur forfait – saut à l’élastique, ski nautique, bière à la plage – y est bon marché, ajoute-t-elle.

À Zlatni Piassatzi, des Allemands, Britanniques et Scandinaves ont choisi le calme du début de la saison. « Nous passons des vacances en Bulgarie depuis sept ans parce que ce n’est pas cher et que les conditions sont bonnes. Nous avons cependant vu la destruction progressive de la forêt pour nous retrouver maintenant au milieu du béton », déclare un couple de retraités allemands.

Les tour-opérateurs notent d’ailleurs une baisse des touristes, les chantiers ayant déçu au début de la saison 2005. ITS enregistre une baisse de 10 % des réservations cette année. Développant un tourisme de masse, notamment à la mer Noire en été et dans les stations de ski en hiver, la Bulgarie a attiré en 2005 4,09 millions de touristes, en hausse de 2 % par rapport à 2004, les recettes s’élevant à 1,888 milliard d’euros, en hausse de 8,13 %.

Une nouveauté est toutefois apparue avec la vente d’appartements, mais aussi de maisons de campagne près de la mer, à des Britanniques qui espèrent gagner en les louant. La marge de profit est énorme car la construction revient de 200 à 400 euros par mètre carré, alors qu’on peut les vendre jusqu’à 1 000 euros le mètre carré, selon les experts.

Beyrouth,06 13 2006
Rédaction
L'Orient le Jour
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