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Technologies de l’information et offshoring : Le Contrat Progrès signé avant fin juin

· Reste à (re)négocier le régime des fonds
· Package incitatif pour l’offshore
· Taux flat de 20% pour l’IGR


Enfin! La signature du Contrat Progrès de la Fédération des technologies de l’information, des télécommunications et de l’offshoring (Apebi) est imminente. Initialement prévu pour novembre dernier (cf.www.leconomiste.com), l’engagement conjoint (professionnels des TIC et Affaires économiques et générales) devrait être effectif d’ici une quinzaine de jours. C’est pas trop tôt.

Les retards accumulés coûtent cher au Maroc. La vision globale des professionnels, amorcée en 2001 via la première mouture du Contrat Progrès, restera au point mort. La pomme de discorde? Les acteurs ne parviennent pas à tomber d’accord sur le financement (le gouvernement doit débloquer une enveloppe de 1,4 milliard de DH sur la base d’évaluations a postériori). La fiscalité, l’innovation ne font pas non plus l’unanimité. “Nous sommes pourtant d’accord sur les grandes lignes”, explique Bachir Rachdi, président de la fédération. Bilan: “au lieu de réaliser 20% de croissance par an dans le secteur, on a fait 6%”…

Le 25 mai, les professionnels se sont rencontrés à la Primature pour “essayer de rapprocher les points de vue”. La réunion de la dernière chance? “La dernière avant de signer théoriquement”. Les professionnels peuvent souffler. Même si tout n’est pas gagné d’avance. Concrètement, “certaines mesures vont être engagées fermement sur les trois prochaines années”, explique Rachdi… Mais le contenu final du contrat n’est toujours pas agréé! Reste à trouver un consensus sur les montants et le détail des mécanismes.

Concernant le soutien à la R&D et l’innovation (soit le partage des risques entre les entreprises et l’Etat via un financement direct, 50% du montant global investi): “nous avons proposé la mise en place du Crédit impôt recherche”, indique Rachdi. En guise de réponse, les acteurs des TIC se sont frottés à une “forte opposition face aux mesures fiscales”. Pour rappel, la direction générale des Impôts cherche à réformer la fiscalité et a donc davantage tendance à mettre tout le monde dans le droit commun plutôt que de créer des “cas à part”. “Nous ne sommes pas pour une exonération comme avantage mais comme outil pour aller sur des créneaux où nous n’irions pas autrement”, indique le président de la fédération.

Les professionnels tiquent également sur la part de budget consacrée aux technologies. 1% (hors masse salariale…), alors qu’elle devrait, au minimum, être double. “On demande à passer à 2%”. L’argument des TIC? Il ne s’agit pas d’une augmentation au sens pur et dur du terme. Investir dans les TIC (comme le gouvernement de Jettou s’est pourtant engagé à le faire), c’est avant tout parler de réaffectation des budgets et donc produire des économies (le traitement “papier” dans les administrations coûte 100 fois plus cher que les services délivrés). C’est aussi placer le Maroc sur l’échiquier mondial et attirer les investisseurs étrangers. “L’architecture de l’économie du secteur se transforme. On passe à la production de technologies pouvant se placer à l’international, d’où le soutien au développement de l’offshoring”.

D’ailleurs, afin de donner un coup de fouet à l’activité, le Maroc a rapidement concocté son offre. Subvention de la formation, avantages fiscaux et logistiques, qualité de services, tout est étudié pour garantir au maximum l’attraction. Le package qui sera appliqué en priorité pour Casashore, premier site à être commercialisé, s’élargira ensuite aux autres villes (Rabat, Marrakech, Tanger et Tétouan).

Selon Hassan Bernoussi, directeur des Investissements (1), l’Etat financera la formation des nouvelles recrues à hauteur de 5.000 euros (55.000 DH) chacune pendant les trois premières années. Pour le loyer, les opérateurs bénéficieront d’un tarif de 7 euros/m2 (77 DH). Sur le volet fiscal, un taux flat de 20% sera appliqué pour l’IGR. Pour les télécoms et la qualité de services, un appel d’offres sera lancé.

L’offre, qui sera annoncée ces jours-ci, devra être examinée aujourd’hui à la Primature.
Selon une source proche du dossier, des divergences ont retardé cette annonce. Rachid Talbi Alami, ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé des Affaires économiques et générales, voudrait faire bénéficier tous les opérateurs des mêmes avantages. Son collègue Salaheddine Mezouar, ministre de l’Industrie, préfèrerait une action site par site.

Le développement de l’offshoring, axe prioritaire du plan Emergence, dépend de la disponibilité et la qualité de l’infrastructure d’accueil mais aussi des mesures incitatives qui l’accompagnent. La mise en place de zones dédiées, à travers le lancement des deux technopoles à Rabat et Casablanca, s’inscrit dans ce cadre. Idem pour la création des pôles de Tanger et Tétouan (pour l’offshoring hispanique) et celui de Marrakech.

Rappelons que Casashore, première plate-forme visée par l’offre, nécessitera 1,7 milliard de DH, dont 25 millions de DH pour le foncier et 175 pour l’aménagement (www.leconomiste.com). Le reste sera consacré à la construction. Le site sera érigé sur une superficie de 53 ha située sur la route reliant Casablanca à l’aéroport Mohammed V. Elle permettra la création de 60.000 emplois directs et indirects et contribuera pour 5 milliards de DH au PIB à l’horizon 2014. Selon Hamid Belafdil, directeur du Centre régional d’investissement (CRI) de Casablanca, de grands opérateurs ont montré leur intérêt pour le site. “Nous avons établi des contacts avec plusieurs opérateurs et Casablanca figure désormais sur la carte mondiale de l’offshoring”.

Céline Perrotey
& Mohamed Akisra
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(1) Lors de son intervention à la faculté des sciences juridiques, économiques et sociales de Casablanca le 25 mai, Hassan Bernoussi a fourni quelques indications sur l’offre.

Casablanca,06 06 2006
Céline Peyrotet
L'Economiste
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