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Samir Kassir rejoint les martyrs de l'indépendance dans le centre-ville

Un jardin porte désormais le nom de Samir Kassir dans le centre-ville près de la place des Martyrs. Il accueille la statue du journaliste assassiné il y a tout juste un an. Le voile a été levé hier par le Premier ministre, Fouad Siniora, et la compagne de l'éditorialiste, Gisèle Khoury. Simultanément, le prix Samir Kassir pour la liberté de la presse couronnait une lauréate égyptienne et un deuxième prix libanais.

Une statue de Samir Kassir dans le centre-ville aux côtés des martyrs de la République

Assis tranquillement, le regard serein, Samir Kassir veille sur la place des Martyrs, sur les acquis de l'indépendance, à laquelle son dynamisme, puis son sang ont contribué. Tout près du bâtiment du Nahar, il a désormais sa statue et un jardin qui porte son nom. Le 2 juin 2005, une charge explosive éventrait la voiture du journaliste et historien. Hier, le Premier ministre, Fouad Siniora, et la compagne de l'éditorialiste, l'animatrice vedette Gisèle Khoury, ont levé le voile sur la statue, sous les applaudissements des jeunes de la Gauche démocratique (dont Samir Kassir était membre fondateur) et d'un parterre d'hommes et de femmes politiques, de diplomates, de haut gradés, de journalistes (dont le romancier Élias Khoury) et d'autres fidèles. Les premiers rangs de l'assistance comptaient un ancien chef d'État, Amine Gemayel, le président de la Rencontre démocratique, Walid Joumblatt, des ministres (Marwan Hamadé, Ghazi Aridi, Tarek Mitri et Khaled Kabbani), des députés du mouvement du 14 Mars, dont Boutros Harb, Nayla Moawad, Solange Gemayel, Sethrida Geagea, Élie Keyrouz, Serge Tor-Sarkissian, Atef Majdalani, Akram Chéhayeb, Robert Ghanem, Antoine Ghanem, un député du « Bloc populaire » de Zahlé, Élie Skaff, deux parlementaires alliés au bloc de Michel Aoun, Farid el-Khazen et Ghassan Moukheiber, le chef de la Délégation de la Commission de l'Union européenne, Patrick Renauld, l'ambassadeur de France, Bernard Émié, l'ambassadeur des États-Unis, Jeffrey Feltman, et le président de la municipalité de Beyrouth, Abdel-Menhem Ariss. Il va sans dire que l'assemblée était entourée d'agents de l'ordre, armés jusqu'aux dents.

« Il n'y aura pas de retour en arrière, a martelé à plusieurs reprises le Premier ministre. Il n'y aura pas d'indulgence face aux tyrans et aux opportunistes. Nous finirons par libérer les terres occupées de l'ennemi israélien. » Fouad Siniora a finement rendu hommage à Kassir en rappelant que le projet reste d'étendre la souveraineté de l'État à tout le territoire et d'édifier un État de droit et de démocratie.

Bernard Émié a salué la mémoire d'un « grand Libanais qui était aussi un grand Français ». Pour l'ambassadeur de France, « Samir Kassir, aux avant-postes du printemps du peuple libanais dont il avait été l'un des acteurs les plus enthousiastes, avait su participer à la mobilisation de toute une jeunesse, de tout un peuple ».

Au nom de la Gauche démocratique, qui a déployé toute sa jeunesse tout en rouge et blanc, le député de Tripoli, Élias Atallah, a pris la parole. C'était ensuite au tour de Nayla Tuéni de prononcer le mot du Nahar, où l'éditorialiste signait ses papiers au vitriol, chaque vendredi.

Certains ont dû recourir à leur mouchoir en écoutant Gisèle Khoury s'adressant au grand homme et à l'amoureux parti très tôt. « Il nous faudrait une intifada au sein de l'intifada », a-t-elle murmuré.

Plus tôt dans la journée, un sit-in avait été observé à Achrafieh. Là où Samir Kassir est mort dans l'explosion de l'Alfa Romeo grise, un olivier avait été planté. Devant l'oléacée, la famille, les amis, le ministre de l'Information Ghazi Aridi, des députés du PSP, Nora Joumblatt, Élias Khoury, pour ne citer que ceux-là, étaient venus se recueillir.

Saïda et Paris

À Saïda, les jeunes du Courant du futur, pour la première commémoration de la disparition de l'éditorialiste, ont planté un olivier dans la cour de « l'Établissement Hariri pour l'éducation ». Des formations politiques et des députés avaient également rendu hommage à l'écrivain et aux martyrs de l'indépendance, par des communiqués tombés dans la journée. La ministre des Affaires sociales, Nayla Moawad, a déclaré qu'il « faudrait s'inspirer de la lutte et du sacrifice de Samir Kassir pour poursuivre le chemin de l'indépendance et de la souveraineté ». Le député du Metn, Ghassan Moukheiber, a salué la mémoire de « l'ami martyr », présentant ses condoléances aux « Libanais, à la famille et aux compagnons de Samir Kassir ». Le bureau de l'information au sein du Courant patriotique libre (CPL) a regretté « le critique, le penseur et le journaliste courageux ».

Paris, où l'ancien journaliste du Monde diplomatique a poursuivi ses études universitaires, n'était pas en reste. Plusieurs dizaines de personnes se sont rassemblées, hier, sur le parvis des droits de l'homme, place du Trocadéro. Un grand drapeau libanais, avec en son milieu un portrait de Samir Kassir, a été déployé. Robert Ménard, secrétaire général de Reporters sans frontières (RSF), et Jade Tabet, membre fondateur de l'Association des amis de Samir Kassir, sont, eux aussi, venus rendre hommage à un homme dont les assassins sont toujours libres.

Beyrouth,06 06 2006
Rédaction
L'Orient le Jour
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