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Baalbeck, un cinquantenaire entre l’art et la mémoire

Festivals - Six spectacles de qualité du 13 juillet au 26 août entre les temples de Bacchus et de Jupiter

Né d’un mariage entre l’art et la mémoire, le Festival de Baalbeck fête cette année ses cinquante ans.

En dépit des circonstances et des turbulences que le pays a traversées, il est demeuré obstiné et grand. Un festival qui a réussi, grâce aux efforts soutenus d’un comité toujours en alerte, déterminé à insuffler une vie différente à ce site archéologique somptueux. Au cours d’une conférence de presse tenue hier au Metropolitan Club d’Achrafieh, le programme de la saison 2006 a été annoncé par les membres du comité, à leur tête May Arida, en présence de Mohammad Baalbaki (président de l’Ordre de la presse), de Nada Sardouk, directrice générale du Tourisme, de plusieurs partenaires officiels*, ainsi que de nombreuses personnalités. La vice-présidente du festival, Nayla de Freige, devait, par ailleurs, présenter un documentaire produit à l’occasion de ce cinquantenaire et réalisé par Philippe Aractingi.

Dans son allocution, Mohammad Baalbacki a évoqué les différentes étapes du Festival de Baalbeck, rendant un hommage appuyé à sa présidente qui a accompagné chaque moment de cette magnifique aventure que devait également évoquer Nada Sardouk, indiquant que ce festival était devenu, grâce à son rayonnement international, une sorte de ministère de Tourisme avant même la création de ce dernier. Joseph Chémali, membre du comité, a présenté, plan à l’appui, le nouvel emplacement entre les deux temples de Bacchus et de Jupiter qui permettra d’accueillir 2 600 personnes.

Le programme des activités se présente par ailleurs comme suit :

Jeudi 13, vendredi 14 et samedi 15 juillet

Sah el-Nom, comédie musicale des frères Rahbani avec Feyrouz, sous la direction artistique de Ziad Rahbani.

Longtemps après avoir été la vedette de plus d’une dizaine de créations, entre autres Le Mariage, La Baalbakiah, Le pont de la lune, Natourat al-Mafatih, Feyrouz revient dans ce genre musical qui a enchanté les douces nuits de Baalbeck. Sah el-Nom est le titre de cette comédie musicale des frères Rahbani, dirigée par son fils Ziad, dans un espace aménagé pour l’occasion, entre les temples de Jupiter et Bacchus.

Il y a cinquante ans, la commission chargée de ce qu’on appellera désormais le folklore s’était lancée dans une activité fébrile. Le festival avait engagé les musiciens les plus connus : les frères Rahbani, Zaki Nassif, Philémon Wehbé. Il s’agissait de monter un spectacle qui célébrait les noces du village avec des rites venus du fond des âges.

Dans la nuit du 31 août 1957, le premier concert de musique libanaise donné à Baalbeck débutait par une ouverture écrite par les frères Rahbani et composée à partir de mélodies populaires. Enveloppée de lumière, Feyrouz lançait de sa voix divine Loubnan Ya Akhdar, ya Hélou.

Cinquante ans ont passé. Les noces d’or entre la grande diva libanaise et le Festival de Baalbeck seront célébrées cette année tout au long des trois soirées du 13 au 15 juillet.

Le public du festival qui a eu le privilège de voir Feyrouz pour la dernière fois dans ce cadre majestueux dans Kassidat Hob, auprès de Nasri Chamseddine et Wadih el-Safi, sera heureux à nouveau de revoir son ambassadrice auprès des étoiles dans le même cadre d’hier.

Jeudi 27 juillet

Deep Purple dans un concert pop rock. Qui ne connaît pas le nom mythique du groupe anglais hard rock Deep Purple ? Une formation très seventies, dont les œuvres sont restées dans la mémoire des jeunes et des moins jeunes.
Cent millions d’albums vendus et des milliers de concerts donnés, ne dirait-on pas de ceux-là, tout comme les Beatles ou les Bee Gees, que ce sont des classiques ?

Malgré des changements de musiciens qui ont eu lieu au fil des ans, le groupe qui s’est imposé comme une véritable source d’inspiration pour toute une génération d’artistes s’est plusieurs fois reformé (la dernière en 84) et a continué à multiplier les albums et les tournées. En 1999, ils réitèrent leur rencontre (faite à leurs débuts) avec le London Symphony Orchestra dirigé par Paul Mann, au Royal Albert Hall. Une fois de plus, en 2002, un des musiciens s’en va. Mais cela n’affecte pas la formation qui compte désormais sur le nom du groupe et sa pérennité.

Cette fois-ci Deep Purple, recomposé avec trois de ses musiciens fondateurs (Ian Gillan, Roger Glover et Ian Paice) ainsi que deux nouveaux venus, a choisi donc de terminer sa longue tournée européenne à Baalbeck. Pour envoûter à nouveau les foules et faire revivre le passé.

Samedi 29 juillet

Diane Shuur et le Dizzy Gillespie All-Star Big Band. Les festivaliers de 2005 se souviennent du Dizzy Gillespie All-Star Big Band, ce véritable Who’s Who des musiciens de jazz formé en 1998 pour témoigner de son admiration au maître et rendre hommage à son héritage. Retour cette année, toujours sous la direction de Slide Hampton, avec cette fois des invités vedettes comme Cyrus Chestnut (piano), Giovanni Hidalgo (congas et percussions), Dave Samuel (vibraphone) et, last but not least, la chanteuse Diane Shuur, louée pour sa voix « claire et résonnante » à trois octaves et demie. Le New York Times la qualifie de la chanteuse la plus à même de prendre le relais de la tradition jazz pop d’Ella Fitzgerald. Plus de vingt musiciens se partageront donc la scène située entre les temples de Bacchus et de Jupiter.
Au programme, un mix de Latin Jazz et de grands standards du American Song Book.

Vendredi 4 et samedi 5 août

Deux soirées de danse avec le Eifman Ballet Theatre de Saint-Pétersbourg.
Boris Eifman, unique chorégraphe russe qui s’exprime dans un langage dramatique et narratif en totale rupture avec la tradition classique ou soviétique. Ce qui lui aurait valu le surnom de « Loup blanc ». Il a remporté plusieurs prix et tourné dans les grandes salles du monde (Marinsky Theater, Théâtre des Champs-Élysées, New York City Center…). À Ballabeck, près de 16 danseurs, dont 9 étoiles, se produiront pour deux soirées dans un hommage à Balanchine et un Requiem de Mozart.

Samedi 12 août

Lucia di Lammermoor, opéra de Donizetti dans une mise en scène de Paul Émile Fourny. En collaboration avec Les Chorégies d’Orange et la participation de l’Orchestre symphonique de Budapest et les Chœurs de Nice. Avec Inva Mula (soprano, prix du concours Placido Domingo en 1993) ; Rolando Villazon (ténor, révélation internationale de l’année aux Victoires de la musique en 2003, Gramaphone 2005 Recital Award et Echo Classics Award pour le meilleur chanteur en 2005) et Roberto Frontali (baryton à la carrière internationale). Ce célèbre opéra de Donizetti, adaptation d’un roman de Walter Scott, raconte la tragédie d’un mariage de convenance et se déroule au milieu des divagations de l’héroïne et du suicide sur scène de l’amant éconduit. Lucia di Lammermoor s’est imposée comme une des œuvres emblématiques du romantisme : dans Madame Bovary, c’est grisée par cette musique que l’héroïne de Flaubert décide de renouer avec son jeune amant.

Jeudi 24, vendredi 25 et samedi 26 août

Les ballets Caracalla dans l’Opéra du village.C’est par ce spectacle que se clôture le cinquantième festival international. Une fantaisie musicale en danses et en chansons, inspirée des traditions et du patrimoine, et dont la réalisation et les costumes sont signés Abdul-Halim Caracalla.

Ce n’est pas la première fois que les ballets Caracalla se produisent dans ce site magique. Mais c’est probablement la première fois que cet opéra-ballet regroupe (entre les temples de Jupiter et Bacchus) autant de noms prestigieux et conjugue autant d’efforts (à l’échelle locale et internationale).

Caracalla Dance Theatre a voulu marquer le cinquantième anniversaire du festival par cette création libanaise de qualité.

À l’affiche du programme, des grands noms d’artistes libanais, d’une part, tels Hoda Haddad, Joseph Azar, Aline Lahoud, Assi Hellani, Gabriel Yammine, Simon Obeid, Rifaat Torbey et Tony Aad, mais aussi Talal Haïdar pour la poésie et Alissar Caracalla à la scénographie. D’autre part, des artistes internationaux, tels Giuliano Spinelli à la scénographie ainsi que Vinicio Cheli (directeur de lumière), Nicolas Joel (directeur artistique de l’Opéra de Toulouse) et conseiller artistique à l’occasion du metteur en scène Ivan Caracalla, ont ajouté leur touche particulière à ce spectacle haut en couleur sous la houlette du grand compositeur maestro Reza Aligholi. La magie promet d’être également au rendez-vous avec un poème de Saïd Akl.

* Les partenaires : L’Oréal, Arabia Insurance, la Fondation al-Walid ben Talal, la Fondation CMA CGM et HSBC


Les très riches heures de Baalbeck en 15 minutes

La vue de Camille Chamoun annonçant l’inauguration d’un festival à Baalbeck en 1956 a provoqué un tonnerre d’applaudissements de la part des personnes présentes émues jusqu’aux larmes par ce premier plan d’une mini-rétrospective réalisée par Philippe Aractingi retraçant les très riches heures de ce festival. Et elles ont été oh combien nombreuses ! Quinze minutes de nostalgie et d’émotions qui remontent le temps, mais aussi 15 minutes de fierté devant ce défilé de titres, de noms et de spectacles prestigieux qui ont magnifié un site déjà grandiose.

Un projet rendu possible grâce aux archives de Télé-Liban, de la LBC et de la Future Television, celles de certains producteurs et collectionneurs privés et l’apport de la direction du festival. Accompagnée d’une bande sonore animant le documentaire, la pellicule de Aractingi évoque les bons et les mauvais moments.

Beyrouth,05 22 2006
Rédaction
L'Orient le Jour
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