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Tunisie-UE : dialogue à la base - Conseil économique et social

Accueillant, hier, en séance plénière extraordinaire, Mme Anne-Marie Sigmund, présidente du Comité économique et social européen, notre Conseil économique et social a vraiment semblé, sur le thème des rapports Tunisie-UE, amorcer un dialogue à la base tout à fait insolite. Mais qui promet.

Dans une brève conférence sur le thème du «Rôle des conseils économiques et sociaux euroméditerranéens dans l'évolution du processus de Barcelone», Mme Sigmund a élégamment décliné le descriptif avancé par M. Dali Jazi, président du CES, qui, en introduction de la séance, a considéré le processus comme «un peu en panne». Pour elle, le processus de Barcelone n'a, en fait, «pas répondu à toutes les attentes».

La présidente du Comité économique et social européen s'est, d'emblée, inscrite dans la perspective d'une action résolue, se proposant d'informer la société civile de tout ce qui se passe dans le cadre de la mise en oeuvre du plan d'action établi entre l'Union européenne et la Tunisie dans le cadre de la nouvelle «politique de voisinage» de l'Europe.

L'oratrice a fait état de l'attachement du CES européen à la «démocratie participative» dont il s'agit, dira-t-elle, de faire connaître tout l'intérêt, expliquant que cette forme de démocratie basée sur la consultation ne peut en aucune manière remplacer la démocratie représentative, et implique l'action personnelle et permanente du citoyen lui-même.

Mme Sigmund a plaidé en faveur de la mise sur pied d'un réseau euroméditerranéen de la société civile organisée, représentée par les conseils économiques et sociaux des différents pays, sachant qu'il s'agit de voir ceux qui n'en sont pas pourvus d'y remédier au plus tôt. La Jordanie et la Syrie s'y sont engagées, alors que l'Egypte étudie la question. La conférencière a décrit le CES comme un cadre où la société civile peut s'organiser et s'exprimer.

A un autre niveau, Mme Sigmund a ressorti l'importance de la mise en oeuvre de relations suivies avec les autres réseaux associatifs du pourtour méditerranéen. De même qu'elle a accordé un rôle actif, dans l'ensemble du dispositif, à l'Assemblée parlementaire euromed.

La présidente du CES européen a insisté sur l'importance du rôle des conseils économiques et sociaux en liaison avec leur indépendance, dans la mesure où cette qualité les soustrait à toute pression ou influence. Et l'oratrice d'expliquer que la fonction consultative de ces conseils ne peut donner lieu à l'efficacité requise que s'ils sont les représentants d'organisations solides et elles-mêmes représentatives, et toutes leurs composantes se respectent entre elles.

L'oratrice a estimé que le partenariat euromed a manqué d'une dimension sociale et est resté par trop économique.

Enfin, Mme Sigmund a évoqué une problématique à la mode, la gouvernance. Elle a appelé à «la recherche d'une meilleure gouvernance, non pas imposée de l'extérieur, mais issue d'une volonté de la société civile de chaque pays et dans l'intérêt général de l'ensemble de sa population».

De l'avis de Mme Sigmund, plus globalement, un développement non accompagné d'un processus social risque de générer des poches de pauvreté et d'augmenter les disparités. De même qu'un développement non partagé par la société civile risque d'entraîner un divorce et une rupture au sein du tissu social. D'où sa bataille en faveur de la démocratie participative.

Prenant la parole, M. Jazi a mis en exergue le fait que la Tunisie n'a cessé d'investir dans le social, ce que lui a reproché, dans le temps, la Banque mondiale qui, désormais, recommande avec insistance «l'accompagnement social du développement économique». Le président du CES tunisien a, par la suite, livré quelques chiffres relatifs aux indicateurs sociaux dont se prévaut notre pays. Il a souligné la concordance de cette orientation sociale majeure et de la lutte spécifique contre les poches de pauvreté, avec les préoccupations exprimées par Mme Sigmund.

Une dizaine de membres du CES se sont également exprimés, faisant valoir les soucis de la société civile tunisienne vis-à-vis de la teneur et du rythme du processus de Barcelone. Ainsi, M. Abderrazak Zouari, économiste, a notamment regretté le caractère «bilatéral» de l'accord d'association liant la Tunisie à l'Union européenne, et estimé que celui-ci s'est, en fait, limité à un objectif central somme toute réducteur : la zone de libre-échange. Pour convaincre, dira-t-il, il faut un véritable partenariat stratégique, il faut des chantiers, il faut impliquer les citoyens des pays de la rive sud. Il faut aussi que l'idée de l'espace euromed soit promue, adoptée et assimilée par tous.

Certaines interventions ont abordé d'autres problématiques et proposé au débat d'autres préoccupations tout aussi légitimes, lançant avec l'UE, par l'entremise de Mme Sigmund, un débat de la base ô combien représentatif de la mosaïque des composantes de la société civile au sein du Conseil économique et social.

Un débat auquel s'est pleinement associée Mme Anne-Marie Sigmund qui, dans sa réponse, s'est félicitée de la vivacité des approches, s'efforçant de répondre aux questions posées et se promettant de dégager une autre opportunité pour poursuivre la discussion et approfondir la réflexion commune sur l'ensemble des problématiques intéressant le devenir de l'espace euroméditerrranéen.

Et M. Dali Jazi de conclure : «Les grandes constructions ne sont pas faciles à faire». Ajoutant que «l'Union européenne a compris qu'il n'y a ni paix, ni sécurité, ni développement sans que la rive sud ne soit en parfaite harmonie avec la rive nord».

Tunis,05 15 2006
Rédaction
Allafrica
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