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Migration et développement local - Comment intéresser les MRE à l’investissement productif

· Rétablir l’équilibre entre transferts et régions
· S’intéresser aux deuxième et troisième générations
· Améliorer l’accueil des investisseurs potentiels


«Migration et développement». Tel est le thème choisi pour le 1er Forum national sur la migration.

Un thème que les participants à cette rencontre organisée les 26 et 27 avril à Settat qualifient d’opportun. Des rencontres sur l’immigration et les Marocains résidents à l’étranger, il y en a pratiquement à longueur d’année. Mais, c’est la première fois que l’immigration et les transferts des MRE sont réellement associés au développement.

Le choix du thème n’est pas fortuit, assure-t-on auprès de la Fondation Hassan II pour les Marocains résidents à l’étranger (MRE). Il découle d’une «préoccupation de plus en plus insistante, exprimée par les associations de MRE ainsi que la deuxième génération des ressortissants à l’étranger, quant au retard de développement de leur région d’origine ou de celle de leurs parents». Un sentiment d’impatience, dira dans son message Omar Azziman, président délégué de la Fondation Hassan II organisatrice du Forum. Un sentiment accompagné d’une volonté sincère et agissante d’oeuvrer pour la prospérité économique et sociale de la dite région.

Il a été, en effet, constaté que 80 à 90% des investissements des MRE ont lieu dans la région d’origine. Cela exprime donc la réalité de cet attachement au terroir. Mais, paradoxalement, une étude de la Fondation a révélé que les régions les plus pauvres sont celles qui reçoivent proportionnellement à leur population, le plus de transferts financiers de la part de la communauté marocaine installée à l’étranger. Cependant, ces dépôts ne sont pas convertis en investissements productifs. Conséquence: tout ce qui n’est pas consommé est vite drainé vers d’autres régions nettement plus avancées et mieux nanties. On a noté que dans certaines régions les investissements sont importants et se manifestent dans différentes branches de l’économie alors que dans d’autres, ils restent faibles en comparaison avec l’importance des flux financiers reçus. Ils se limitent, en outre, aux secteurs d’investissement «primaires», tels l’immobilier, le foncier et le petit commerce. Ce n’est donc pas ce que l’on appelle participer au développement local.

Ce processus à contresens exacerbe les déséquilibres interrégionaux, accélère le mouvement migratoire intérieur et augmente la propension à la migration extérieure d’une manière préoccupante. Il renforce en plus la paupérisation des régions émettrices de flux migratoires qui n’en tirent pas profit.
On s’inquiète aussi pour le peu d’intérêt accordé à l’évolution qualitative de la communauté marocaine à l’étranger. Une communauté qui, désormais, recèle des compétences intellectuelles, technologiques, financières et commerciales de haut niveau et dont on fait peu de cas au Maroc.
Pourtant, relève-t-on au forum, elle peut participer à la création et au développement de filières économiques viables en connexion directe avec les marchés extérieurs.

Un constat cependant et qui n’est pas tout rose. C’est que «les conditions d’accueil des investissements potentiels des MRE, la méconnaissance de la stratégie de développement adoptée, des opportunités d’investissement, des avantages offerts par les collectivités locales ne permettent pas d’élaborer une action de marketing territorial à même de faciliter une quelconque mobilisation» des capitaux issus des transferts MRE. Les participants au forum ont aussi relevé que «le décalage entre les niveaux d’évolution du milieu de résidence à l’étranger des MRE investisseurs éventuels et du milieu de réalisation de leurs projets au Maroc, est doublé de handicaps multiples en termes de logistique, d’organisation, de transparence et d’options de développement économique stable.

Le choix de la région de Chaouia-Ouardigha pour l’organisation de ce premier forum en collaboration avec l’Université Hassan Ier de Settat, n’est pas fortuit.

C’est l’une des régions émettrices d’un grand flux d’émigrés. Il est donc «dicté par l’importance des flux migratoires qu’elle alimente et aussi des transferts financiers qu’elle reçoit en conséquence». Il y a aussi la concentration de ce flux migratoire vers l’Italie. Une opportunité que les participants appellent à mettre à profit pour créer un lien direct entre cette région et le pays d’accueil afin de concrétiser des actions de coopération décentralisée.

On affirme aussi que d’une manière générale cette thématique reliant la migration au développement local dans cette région est représentative de la réalité nationale. On veut donc faire des conclusions et recommandations de ce forum un outil de référence pour les autres régions aussi. On estime qu’en termes stratégiques et méthodologiques, ces résultats pourront être d’un intérêt direct et aussi indirect pour toutes les autres régions du Maroc.

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L’université et son environnement

La participation active de l’Université Hassan Ier à ce premier Forum sur la migration et le développement local a été très remarquée et par conséquent saluée. Elle répond aussi à l’exigence pour cette institution d’intégrer son milieu géographique pour accompagner son évolution économique et sociale. Cela en tant que centre de recherche et d’anticipation. Mais aussi de capacité d’appréciation et d’évaluation des options de développement socioéconomique. L’éclairage scientifique, la méthodologie d’analyse, les compétences pluridisciplinaires que l’université peut apporter lui confèrent une position de premier ordre dans l’élaboration des choix de développement.

Casablanca,05 09 2006
Jamal Eddine Herradi
L'Economiste
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