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La zone de libre-échange euro-méditerranéenne contribuera-t-elle à améliorer l'attractivité de l'économie libanaise ?

Par Hassan AYOUB*

La zone de libre-échange euro-méditerranéenne (à l'horizon de 2010) constitue un projet global ambitieux visant à faire du bassin méditerranéen une zone de dialogue, d'échanges et de coopération qui garantisse la paix, la stabilité et la prospérité.

Composante de la dynamique de la mondialisation, l'intégration régionale euro-méditerranéenne devrait améliorer la capacité des pays partenaires à attirer, absorber et préserver les investissements directs étrangers (IDE). L'analyse empirique des flux d'IDE européens à destination des pays en développement montre que les pays partenaires méditerranéens (PPM) n'ont attiré que 4 % du total, part en recul depuis 1994.

En réalité, ces flux restent modestes, peu diversifiés et concentrés sur les pays et souvent sur les secteurs traditionnels. Le déficit global en matière d'attractivité masque de fortes disparités entre les PPM.

D'une manière générale, si l'on tient compte de la taille des pays, la Tunisie, Chypre et Malte sont de loin les pays les plus favorisés avec un stock d'IDE compris entre 40 et 70 % du PIB en 2003. En ce qui concerne l'économie libanaise, en 2003, elle a attiré 2 % du total des IDE européens. Ce constat montre que son attractivité, pour artificielle qu'elle soit, ne dépend que des facteurs qui ne sont plus comme dans le passé déterminants dans le choix actuel de localisation des firmes multinationales globales (subventions à l'implantation, des exonérations fiscales, etc.).

Cet état de fait légitime notre interrogation d'autant plus que les flux d'IDE peuvent, sous certaines conditions, exercer des effets d'entraînement sur le tissu productif national qui contribuent à promouvoir la croissance économique génératrice d'emplois. Cela nous amène à défendre l'idée selon laquelle la zone de libre-échange euro-méditerranéenne n'a pas atteint la forme permettant de donner de nouvelles incitations pour stimuler l'investissement direct étranger. Pour le moment, il s'agit d'accords d'association bilatéraux de libre-échange qui ne sont pas susceptibles d'entraîner des bouleversements majeurs du cadre d'activité des pays partenaires. Il s'avère que ses objectifs ambitieux se heurtent, selon nous, à plusieurs difficultés qui compromettent l'attractivité réelle des économies méditerranéennes.

Parmi celles-ci, nous soulignons les obstacles liés au processus de paix régionale, la persistance de rivalités et de tensions régionales au Maghreb comme au Proche-Orient, et enfin l'absence de réformes structurelles efficaces au niveau des pays partenaires méditerranéens.

Nous continuons néanmoins à nourrir de l'espoir à l'égard du processus d'intégration euro-méditerranéen, car malgré les insuffisances et les difficultés auxquelles il est confronté, ce projet constitue incontestablement une base de départ pour créer un espace intégré, fondé sur le partenariat, compétitif et ouvert sur le reste du monde. Cependant, pour que ce processus puisse engendrer une dynamique en matière d'IDE, l'Union européenne doit favoriser l'accès à son marché non seulement des produits, des capitaux, mais aussi des hommes, en provenance des pays partenaires méditerranéens. Curieuse affaire qui consiste à constater le manque de courage politique des dirigeants méditerranéens et européens qui tardent à prendre les mesures propres à faciliter la libre circulation des hommes.

Ceux qui veulent créer de la libre circulation des produits et des capitaux une zone de paix et de croissance en entravant le déplacement des personnes oublient seulement une chose : une réelle intégration doit insérer les relations euro-méditerranéennes dans le cadre d'une vision globale impliquant l'économique et le social et requérant une coopération plus humaine et plus solidaire entre les deux rives de la Méditerranée. Dans ce contexte, il est nécessaire de prendre en compte les exigences des citoyens, celles du développement, celles de la croissance, celles de l'emploi, sans pour autant oublier la montée en puissance des grands pays émergents (Chine, Inde, Brésil).
Quant au gouvernement libanais, il doit corriger ses dysfonctionnements administratifs et poursuivre ses réformes internes visant à améliorer son adaptation institutionnelle et intensifier ses efforts pour favoriser l'approfondissement de l'intégration sous-régionale permettant aux firmes globales de mener une véritable stratégie régionale en Méditerranée.

Finalement, il doit relever le défi consistant à obtenir un consensus national pour non seulement améliorer l'efficacité des réformes économiques et administratives, mais aussi saisir les chances d'une zone de libre-échange intégrée. Or, comme chacun le sait, dans le contexte actuel, ce consensus n'est pas facile à obtenir, faute d'une vision économique et sociale pour le Liban de demain.

* Consultant à l'international et chargé de cours à l'université de Lille 2.

Beyrouth,04 24 2006
Rédaction
L'Orient le Jour
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