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Renforcer le partenariat Marseille-Provence-Tunisie

Une délégation tunisienne s’est déplacée à Marseille les 23 et 24 mars 2006 pour participer à un séminaire relatif au développement du partenariat entre les entreprises de la région et les entreprises tunisiennes, en collaboration avec la Chambre de Commerce et d’Industrie de Marseille-Provence.

M. Khélil Lajimi, secrétaire d’Etat à la Coopération Internationale et à l’Investissement extérieur, qui a dirigé la délégation tunisienne qui comprenait des responsables de son département, de l’Agence de Promotion de l’Investissement extérieur (FIPA) et de la Chambre Tuniso-française de Commerce et d’Industrie (CTFCI).

Outre le séminaire qui a réuni les chefs d’entreprise des deux pays, les responsables de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Marseille-Provence et les hauts fonctionnaires de notre consulat général à Marseille, avec à leur tête M. Fakhreddine Messaï, la délégation tunisienne a été reçue par le Président du Conseil Général, M. Jean Noêl Guerini.

Une séance de travail a été également tenue avec les responsables du Port autonome de Marseille.

Un accueil chaleureux et une volonté de coopération

C’est M. Jacques Pfister, président de la CCI de Marseille-Provence, qui a présidé la délégation marseillaise en souhaitant la bienvenue à la délégation tunisienne à la journée de partenariat placée sous le thème : “Saisissez les opportunités d’affaires et de partenariat en Tunisie ”, qui s’adresse aux chefs d’entreprise de la région présents dans la salle du Centre de commerce international de la C.C.I de Marseille-Provence.

Il a affirmé tout l’intérêt et la volonté apportée au développement des relations d’affaires et de partenariat entre les entreprises tunisiennes et les entreprises de la région, qui recèlent plusieurs affinités et plusieurs possibilités de complémentarité et de coopération.

M. Jean-Pierre Barade, Président de la Mission de Développement économique à l’international de la C.C.I de Marseille-Provence, de son côté, a pris le relais pour présider les débats et animer la journée.

Développer les opportunités d’affaires

Dans son intervention, M.Khélil Lajimi, secrétaire d’Etat à la Coopération internationale et à l’Investissement extérieur, a affirmé que l’objectif du séminaire est de développer davantage les relations d’affaires entre la région Marseille-Provence et la Tunisie, et faire mieux connaître les opportunités d’affaires qui existent en Tunisie.

En effet la région PACA recèle un tissu dense d’entreprises dotées d’un savoir-faire certain et d’une capacité d’innovation confirmée qui pourraient trouver dans le site tunisien et le partenariat avec les entreprises tunisiennes des partenariats et des projets compétitifs et complémentaires.

En effet, l’environnement tunisien se prête tout à fait à des performances industrielles et à des activités de services à valeur ajoutée.

La Tunisie a connu un afflux des investissements extérieurs, soit 960 M.D par an pour la période 2002-2005, soit une croissance de 30% par rapport à la période antérieure. Certes le textile-habillement, les industries mécaniques et électriques continuent à attirer les investissements, mais il y a de nouveaux créneaux porteurs : les NTIC, les industries électroniques… 2700 entreprises étrangères sont implantées en Tunisie, soit 260.000 emplois.

M. Lajimi a poursuivi en confirmant que depuis dix ans notre pays a accédé au grade d’investisseur, classé au quarantième rang pour la compétitivité globale par le Forum économique mondial de DAVOS sur 117 pays, et à la trente- cinquième place pour la compétitivité des entreprises et de l’environnement des affaires.

Le même rapport considère la Tunisie comme le pays le plus compétitif du continent africain.

Pour les technologies de l’information, la Tunisie est classée au 31ème rang mondial sur cent quatre pays. Parlant des acquis et des performances économiques de la Tunisie, le secrétaire d’Etat a confirmé les taux de croissance du PIB (6% en 2004 et 4,2% en 2005) qui renforcent la confiance et la capacité du pays à se développer dans l’avenir. A cet égard, l’amélioration de la productivité globale des facteurs de production contribue pour plus de la moitié à la croissance économique alors que le renforcement du rôle du secteur privé (60% du total des investissements) est à l’origine de l’intensification des investissements étrangers, soit 3% du PIB dans les secteurs à haute valeur ajoutée.

La volonté actuelle des pouvoirs publics est d’approfondir les réformes pour consolider les fondements d’une économie libérale, valoriser les ressources humaines et moderniser les infrastructures.

Les défis auxquels la Tunisie doit faire face consistent à créer 400.000 emplois pour les diplômés de l’Enseignement supérieur chaque année.

Il s’agit de relever le potentiel compétitif de l’économie par son insertion dans l’économie mondiale à l’horizon 2008 ; il y a l’avènement de la zone de libre-échange dans le cadre de l’accord de partenariat avec l’Union Européenne.

Des objectifs ambitieux à l’avenir 2009

Le secrétaire d’Etat a rappelé les objectifs assignés à notre pays par le Président Ben Ali lors du cinquantième anniversaire de l’Indépendance :
- faire baisser le taux de chômage de 4% (de 14% à 10%) de la population active, à l’horizon 2010,
- faire passer la contribution des secteurs à haut contenu du savoir de 20% du PIB à 35% en 2016,
- le revenu par tête d’habitant et par an devrait doubler à l’horizon 2016, soit 8.000D ( 5.000 euros).

Le programme prioritaire pour atteindre ces objectifs comporte cinq axes : mise en place d’une infrastructure performante, développement des ressources humaines, amélioration de l’environnement des affaires, poursuite de la mise à niveau des entreprises et renforcement de la présence des entreprises étrangères en Tunisie avec une prévision dynamique du partenariat.

Un débat fructueux et passionné

M.Noureddine Zekri, DG de la Coopération internationale, est intervenu à l’intention des chefs d’entreprise de la région afin de donner des précisions relatives aux améliorations de l’environnement de l’investissement en Tunisie, aux avantages du Code de l’investissement accordés aux promoteurs, à la modernisation des infrastructures,…

Il a également fait valoir les secteurs où notre pays dispose d’avantages compétitifs réels comme les biotechnologies, les NTIC, les industries électroniques, les centres d’appels, les services de santé, les industries mécaniques électriques, l’agro-alimentaire, le tourisme,…

M. Habib Gaïda, directeur général de la CTFCI, a donné un aperçu sur les activités de la Chambre de commerce et d’industrie tuniso-française : promotion des échanges commerciaux, développement des investissements et du partenariat, animation de la communauté d’affaires tuniso-française, la CTFCI assure la promotion de la Tunisie dans les régions françaises avec les Chambres de commerce régionale,…

Plus de 1.200 entreprises françaises ou mixtes sont implantées en Tunisie et connaissent des extensions, ce qui a permis de créer près de 90.000 emplois.

Les secteurs d’activité sont en train de migrer vers les activités à valeur ajoutée comme les nouvelles technologies de la communication, la recherche – développement… La CTFCI déploie de multiples efforts pour orienter les investisseurs, les informer, les mettre en contact et leur faciliter l’accomplissement de toutes les formalités,…

Des témoignages vivants de chefs d’entreprise

Deux responsables d’association : Jean Claude Sitbon, Directeur de l’ADEC), et Lotfi Hamdi, responsable des relations internationales de Marseille –Innovations, sont intervenus pour faire connaître les activités de leur association et faire valoir leurs bonnes dispositions pour coopérer de façon étroite avec les entreprises tunisiennes.

Alors que deux chefs d’entreprise, M. Stéphan Brousse, responsable de Brousse-Vergez, importateur de fruits et légumes (dattes et agrumes) et Dominique Villier, Directeur technique de Giordano Industrie et Directeur de la filiale tunisienne Soften, ont présenté des témoignages relatifs à leur implantation en Tunisie : ce dernier a créé en partenariat avec une entreprise tunisienne, une industrie de fabrication de panneaux solaires pour le chauffage sanitaire destinée en partie à l’exportation.

Ils ont fait valoir que les conditions de l’investissement et de l’exploitation des projets sont propices à la rentabilité.

Des rendez-vous ciblés interentreprises

Plusieurs rendez-vous préprogrammés se sont déroulés entre chefs d’entreprise tunisiens et français, destinés à identifier les opportunités de projets de partenariat commercial et industriel.

Les entretiens étant confidentiels, les résultats ne seront rendus publics qu’une fois les accords signés et conclus.


Coopération avec le port autonome de Marseille

La délégation tunisienne a été reçue le 24 mars par le Directeur général du Port autonome de Marseille, qui a fait un exposé détaillé sur les activités et les projets du port de Marseille qui a entrepris la réalisation de plusieurs projets de modernisation et d’extension de ses installations et consenti des investissements importants dans ce sens.

Premier port français et troisième port pétrochimique mondial, son trafic s’élève à 96 millions de tonnes par an, son chiffre d’affaires est de 170 M.E. Le port de Marseille emploie 1.500 salariés alors que les emplois directs et indirects dans toute la zone portuaire sont de l’ordre de 40.000 dont 18.000 à caractère industriel.

Le port de Marseille comporte plusieurs terminaux et bassins, dont celui de FOS qui est à 65 km du centre-ville : 301.000 conteneurs transitent par Marseille alors que l’activité pétrolière porte sur 62 millions de tonnes par an. Marseille est le premier port français pour les croisières et les car-ferries avec 1,8 million de passagers par an. Les autorités portuaires doivent faire face à 10.000 escales par an et 100 armements différents organisent 238 liaisons maritimes. Il faut dire qu’autour du port il y a une importante plate-forme logistique reliée à un nœud de liaisons ferroviaires et fluviales. Pour les autorités portuaires, la sécurité est une priorité : il y a une double enveloppe sécuritaire autour du port, avec des clôtures d’enceintes, une surveillance vidéo et un contrôle des accès.

Le Port autonome de Marseille connaît une dynamique de projets et d’investissements : 450 millions d’euros sur quatre ans, soit 70 M.E par an. Il s’agit de développer les infrastructures et les structures d’accueil afin de doubler l’activité conteneurs, ce qui permettra de créer 4.500 emplois.

L’extension des activités logistiques portera sur 160 hectares : en 2004, des entrepôts ont été construits sur 10.000 m2 et en 2005-06, quatre entrepôts sont en construction sur 40.000m2.

Marseille- Tunisie : des relations étroites

Les trois quarts des échanges de marchandises tunisiennes se font avec Marseille : 57% du tournage portent sur des produits pétroliers et 42% en valeur sur des articles textiles, le reste étant constitué par des biens d’équipement.

L’activité Roro a doublé en sept ans, 225.000 passagers ont transité par Marseille sur la ligne de Tunis.

M. Jean-Pierre Billat, directeur général adjoint du Port de Marseille, se félicite de la coopération qui existe avec les autorités tunisiennes. M. Lajimi, secrétaire d’Etat, est intervenu dans le débat en exposant les projets de développement relatifs aux ports tunisiens. Il y a d’une part la construction d’un port en eau profonde à Enfidha selon le système de la concession. Ce port sera adossé à une zone de 5.000 ha d’activités et de plate-forme logistique. Cette infrastructure est à rapprocher avec le futur aéroport de l’Enfidha qui sera également réalisé en concession.

Il y a là une opportunité à saisir pour les investisseurs internationaux car ce port en eau profonde aura une vocation de triage de conteneurs découlant des transports transatlantiques.

Plusieurs autres projets plus modestes intéressent de près les acteurs majeurs du port de Marseille, ce sont les projets inscrits que programme de mise à niveau des ports tunisiens.

Il y a d’abord le réaménagement et l’équipement sous forme de concession d’un nouveau terminal conteneur au port de Radès, doté des technologies les plus récentes en matière de gestion des flux. Il y a ensuite le réaménagement d’une nouvelle gare maritime terminal croisières au Port de La Goulette avec tous les équipements de confort et d’accueil pour les passagers ainsi que les formalités, toujours selon le système de la concession.


Tunis,04 18 2006
Rédaction
Réalités
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