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L'e-tourisme, la nouvelle bataille à gagner - Entretien avec Abbès Azzouzi, DG de l’ONMT

· Objectif: Développer le voyage on-line
· L’accent mis sur la promotion de Fès
· Quatre nouveaux marchés cibles au programme


L’e-tourisme sera désormais un nouveau cheval de bataille de l’Office national marocain du tourisme (ONMT). Aux Assises internationales du tourisme de Tanger, Abbès Azzouzi a dévoilé son programme: contrats marketing avec des TO virtuels, formation des agences de voyages pour les ventes en ligne, plans de communication virtuelle...

Son budget renforcé, l’Office se lance par ailleurs à la reconquête de nouveaux marchés et veut asseoir la notoriété de Fès.

· L’Economiste: Vous vous lancez sur plusieurs fronts: nouveaux marchés, nouvelles destinations, le challenge de l’Internet avec des ventes et de la promotion en ligne. N’avez-vous pas peur de vous disperser?
- Abbès Azzouzi: Nous pouvons nous permettre de travailler sur plusieurs fronts, maintenant que notre budget de promotion doit être porté à 660 millions de DH. Pour l’Internet, c’est une obligation si nous voulons rester dans la course. Nous avons reconquis la distribution traditionnelle, il faut en faire de même avec les TO virtuels. Une grosse partie des ventes se fait désormais en ligne avec 41 millions de touristes européens qui ont recours à Internet.
Chaque jour, le Net prend des parts de marché. Il faut que le Maroc se positionne là-dessus. Nous venons de lancer un site Web promotionnel interactif et nous allons accompagner les professionnels dans la formation pour aller vers ce réseau de distribution, faire en sorte que les hôtels soient référencés et pousser la communication via le Web.
Pour 2006-2007, il faudra aussi développer des partenariats avec les TO sur Internet, du genre «Lastminutes» notamment, dans un premier temps, sur les marchés de proximité.

· Justement, sur ces marchés, vous présentez un bilan mitigé. Alors que le marché britannique a augmenté de 50%, la croissance a été bien légère dans d’autres. Allez-vous revoir votre stratégie pour 2006?
- Je dirais que des efforts sont encore à entreprendre sur l’Italie et l’Allemagne pour répondre à leurs besoins. Je suis sûr que ces deux marchés exploseront lorsque notre offre de stations balnéaires sera opérationnelle. Ceci étant, les marchés de proximité restent prioritaires. En terme de bilan, les résultats sur l’Angleterre ont été certes édifiants avec une progression de 52% sur les nuitées, mais nous avons aussi enregistré de bonnes progressions sur les 4 autres marchés c’est-à-dire la France, l’Espagne, l’Allemagne et l’Italie.

· Il y a aussi de nouveaux marchés visés…
- Oui. Maintenant que nous avons une meilleure assise financière avec l’augmentation du budget promotionnel, nous avons identifié 4 nouveaux marchés relais de croissance pour 2006-2008. Il s’agit notamment du marché russe, qui même s’il n’est pas encore bien structuré, est porteur d’un fort potentiel avec l’arrivée de nouveaux TO et l’installation de réseaux de distribution. L’objectif est de recevoir 150.000 touristes russes en 2010 (ndlr: ils sont actuellement 8.000 touristes russes qui voyagent au Maroc). Le Moyen-Orient est aussi porteur, à condition d’adapter l’offre d’hébergement. Les hôtels classiques n’intéressent pas cette clientèle qui voyage beaucoup en famille.
Nous allons également axer nos efforts sur les marchés hollandais et scandinave sur lesquels nous avons perdu des points depuis quelques années.

· La promotion faite autour des villes de Fès et Ouarzazate tarde à donner des résultats…
- Il faut au moins 40 millions de DH sur plusieurs années pour construire une destination. Le produit Fès n’a été lancé qu’en 2004. Cette année, nous allons soutenir davantage sa promotion avec une stratégie pour chaque marché émetteur. Le défi est d’en faire une ville de séjour. Nous travaillons sur les marchés français, anglais et espagnol. Nous allons bientôt signer un accord de comarketing pour ouvrir deux nouvelles connexions à partir de Madrid sur Fès, avec Atlas-blue. D’autres suivront. Il est certain maintenant que la ville a défini sa feuille de route et son positionnement, que les retombées seront rapides.
Après Fès, ce sera la ville de Ouarzazate. Puis les stations balnéaires de Saïdia, Mogador, une fois achevées.

· Et la destination Tanger?
- Il est clair que tant que la capacité litière n’est pas opérationnelle et l’existant pas remis à neuf, il sera difficile de faire de Tanger un produit touristique. Mais il n’y aura pas de soucis à se faire, une fois l’offre développée. La ville a un capital tellement fort en termes de notoriété; elle se vendra tout naturellement.

· Avez-vous les moyens de vos ambitions?
- A nous d’être efficaces et intelligents pour utiliser notre budget à bon escient. Cela supposera une bonne gymnastique de gestion. Nous avons déjà mené une réorganisation de l’Office pour réduire les frais de fonctionnement que nous avons baissé de 20% en l’espace de deux ans.
La réforme de la TPT (taxe de promotion touristique) étant entreprise, désormais, l’accroissement de notre budget dépendra des nuitées.

Casablanca,04 10 2006
Badra Berrissoule
L'Economiste
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