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Euromed : «Ce que nous retiendrons de Marrakech» - Entretien avec Peter Mandelson, commissaire européen du Commerce

· Lancement des négociations pour les libéralisations euro-méditerranéennes des services
· Mais attention «à ne pas brûler les étapes»!


Pour le commissaire européen du Commerce, Peter Mandelson, la 5e Conférence euro-méditerranéenne, tenue à Marrakech le 24 mars et qui a lancé officiellement les négociations pour la libéralisation des services, devrait rapprocher davantage l’Europe des pays de la région.

Négocier au cas par cas est, selon le commissaire européen, la meilleure solution, au lieu de brûler les étapes et « pousser les pays à en faire plus qu’ils ne peuvent». Mandelson insiste toutefois sur la rapidité des discussions. Faute de quoi, les pays risquent de perdre des opportunités d’affaires.

· L’Economiste: Beaucoup de promesses ont été formulées lors de la rencontre de Marrakech. Mais avez-vous eu le temps de faire le bilan de l’existant?
- Peter Mandelson: Je dirais que l’existant fonctionne de manière satisfaisante tant qu’il n’enregistrera aucun abus au niveau des applications. Et, du moins, tant que les règles restent claires dans un marché ouvert.

· En dehors du lancement officiel des négociations pour la libéralisation du commerce, que retiendra-t-on des travaux des ministres du Commerce?
- Ce genre de rencontre est plutôt une sorte de bilan d’étape du processus Euromed engagé par les 35 pays de la zone. Le rendez-vous de Marrakech a été surtout une excellente opportunité pour donner une impulsion nouvelle à la composante commerciale. De fait, l’ensemble des pays de la zone a réitéré son engagement pour la zone de libre-échange en 2010. Et aujourd’hui, tous les Etats sont conscients du gros potentiel, mais aussi du travail qui les attend.

· Justement quel est ce potentiel?
- Les services. Ils sont l’épine dorsale de l’économie et représentent en Europe les trois-quarts de sa richesse et à peu près le même taux en termes d’emplois. Malheureusement, le niveau d’échanges entre les rives nord et sud ne dépasse pas les 8%. Les pays du sud méditerranéen attirent à peine 2% des investissements étrangers de l’UE. Il faudra changer cette situation. J’insiste sur le potentiel en investissement que peut induire cette zone de libre-échange euro-méditerranéenne… Les réserves que recèlent les secteurs du transports par exemple, les services financiers, le bâtiment sont tellement importantes et créatrices d’emplois...

· Vous avez opté plutôt pour une libéralisation progressive, au cas par cas et des négociations séparées entre l’UE et les pays du pourtour méditerranéen. Ne pensez-vous pas que cela pourrait retarder le processus de zone de libre-échange fixée pour 2010?
- Cela devrait être une démarche ambitieuse, non imposée et qui devrait émaner d’une conviction pragmatique. A chacun son rythme. Nous ne pouvons pas brûler les étapes et obliger les pays à supporter un rythme qu’ils sont incapables de soutenir. Il est clair que chaque pays aura des obstacles à surmonter.

· Avez-vous fixé un échéancier précis ou resterez-vous dans les déclarations d’intention?
- Pas de dead line. Personnellement, je suis plus réaliste. Une date butoir pourrait entraver le processus plutôt que de le faire avancer. Toutefois, j’insiste sur le fait qu’une zone de libre-échange euro-méditerranéenne est prévue pour 2010. Cela induit 5 années civiles pour y parvenir. Evidemment, plus les pays prennent du retard, plus ils ratent des occasions de faire des affaires.

· L’harmonisation du cadre légal est une préoccupation majeure. Les investisseurs craignent que le politique ne l’emporte sur l’économique en cas de litige…
- C’est pour cela qu’il nous faut mettre en place un mécanisme neutre, apolitique, prévisible. Nous assurer et assurer aux investisseurs qu’une fois les libéralisations effectuées, il y aura toujours des outils qui garantissent leurs droits.

· Un appui technique au processus de libéralisation est-il prévu?
- Tout à fait. Il nous faut accompagner ces réformes par une assistance technique. Les pays méditerranéens bénéficieront du soutien technique de l’instrument financier de voisinage et de partenariat, et aussi des contributions bilatérales des Etats membres, de la facilité euro-méditerranéenne d’investissement et de partenariat.

Casablanca,04 10 2006
Badra Berrissoule
L'Economiste
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