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Festival du film de Pantin : Présence libanaise, le présent composé

Festival Côté Court à Pantin

Le Liban est à l’honneur du festival Côté Court, dont Fluctuat est partenaire. Comme à son habitude, il nous offre un parcours généreux et pointu à travers le vaste monde du court métrage. L’occasion unique de se pencher sur une cinématographie en pleine émergence, hantée par une guerre sans nom et un besoin vital de cinéma. A ne pas rater.

Côté Court tient aujourd’hui une place unique et cruciale, car il se trouve au cœur de la création en France tout en gardant un œil dans le rétroviseur, pour une approche plus large et historique du court métrage à travers le monde.

De ce double postulat résulte un programme débordant de belles choses. Côté création contemporaine, deux compétitions et un panorama viennent faire le tour du meilleur de la production française de l’année passée, qu’elle soit de fiction ou expérimentale. L’occasion de voir les nouveaux films de nos chouchous Maryline Canto, Thomas Salvador, Valérie Mréjen ou encore, plus inattendu, du photographe Antoine d’Agata. Côté rétroviseur, le festival rendra hommage à son ancien président, le regretté Jean-Claude Biette, dont neuf films seront présentés. Hommages aussi à Michael Lonsdale et à sa voix suave, ainsi qu’au Dojo Cinéma, un mystérieux collectif qui mêle philosophie et cinéma. Rétrospective, enfin, sur la création libanaise depuis 1995, qui s’annonce comme le gros morceau du festival.

Beyrouth, personnage central

Avec 70 films présentés, parfois en présence de leurs réalisateurs, le Liban s’installe à Pantin pendant neuf jours, et l’occasion est trop belle pour être manquée. Depuis la fin de la guerre civile, en 1990, ce pays a rétabli petit à petit les bases d’une cinématographie nationale qui a donné récemment A Perfect day de Joana Hadjithomas et Khalil Joreige. Un tandem dont on retrouve ici plusieurs courts métrages : Khiam (2000), Rondes (2001), Le Film perdu (2003) et le très beau Cendres (2003), ainsi qu’une installation, Le Cercle des confusions, qui propose à chaque spectateur de prendre un petit morceaux d’une immense photo de Beyrouth, révélant le miroir qui est derrière, avec cette belle conclusion : Beyrouth n’existe pas.

De Beyrouth, il sera ainsi beaucoup question. Ville détruite, en recomposition, ville idéalisée, maudite, rêvée, elle est au centre de nombreux films. Bien plus qu’un décors, elle porte en elle les interrogations toujours ouvertes d’une population qui doit vivre comme si la guerre n’avait jamais eu lieu. Welcome to Beyrouth de Fouad Elkoury, Beirut : Childish Artwork de Farah Dakhlallah, thoureyB de Maha Haddad, 1 minute à Beyrouth de Ninar Esber, After Shave (Beyrouth après rasage) de Hany Tamba... le nom de la ville se fait omniprésent, obsédant. La forme documentaire est ainsi très présente dans cette sélection, souvent très inventive, tirant parfois vers l’expérimental, comme dans ça sera beau (From Beyrouth with love) de Wael Noureddine, film poème sur la marginalité urbaine.

Akram Zaatari / Danielle Arbid : les éclaireurs

La question de la marge, de la frontière et de l’identité travaillent tous ces cinéastes. Construire une œuvre comme on construit un pays, le parallèle est ici flagrant. Danielle Arbid, dont on a pu voir il y a quelque temps Sur les champs de bataille, ne cesse de film en film d’interroger sa ville Beyrouth et son pays, refusant l’oubli de la guerre. Dans Conversation de salon (2004) et Nous (2005), le prisme familial lui permet d’explorer l’effet des années de guerre sur les habitudes de la vie quotidienne. Dans le magnifique Seule avec la guerre (2000), l’absence de mémorial pour la guerre civile l’amène à envisager que pour certains, la guerre n’est pas finie. En quête de faits dans une ville qui ne veut plus regarder en arrière, Danielle Arbid signe des films qui gardent les yeux grands ouverts.

Une démarche d’éclaireur que partage Akram Zaatari, auquel la soirée du 6 avril sera entièrement consacrée. A travers cinq films, l’ambitieuse démarche du cinéaste impressionne : des jeunes drageurs de Beyrouth (Fou de toi, 1997) jusqu’à la vie sous l’occupation (Tout va bien à la frontière, 1997), le cinéaste déconstruit les différents types de représentation, celle de soi, de la société ou d’un discours politique, pour approcher d’un peu plus près la vérité de son pays. Dans une forme documentaire, Zaatari mêle interviews et recherche esthétique, trouvant un équilibre qui donne à ses films leur style : inquiet, plein de doute mais porté par la grâce. Avec, pour unique assurance, la force du cinéma.

Côté Court
Du 31 mars au 9 avril, au Ciné 104 de Pantin


Paris,04 03 2006
Rédaction
Fluctuat
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