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Economies arabes : Mauvais résultats malgré le pétrole

Chômage, détérioration des finances publiques… le diagnostic d'un expert de la Saudi American Bank.
Le total du produit intérieur brut de ces pays est inférieur à celui du Mexique.


En dépit de leurs importants revenus pétroliers, les économies arabes souffrent de faiblesses structurelles, d'un taux élevé de chômage et d'une détérioration de leurs finances publiques, a mis en garde hier mardi un expert basé en Arabie saoudite.

"Les bonnes conditions actuelles masquent les faiblesses des économies des pays arabes", a déclaré Brad Bourland, économiste à la Saudi American Bank (Samba), deuxième banque privée du pays. Le total du produit intérieur brut de ces pays, qui ne s'élève qu'à 540 milliards de dollars, est inférieur à celui du Mexique, a ajouté Bourland, qui intervenait lors d'une conférence à l'Islamic Finance Forum à Dubai. "Les économies arabes se développent moins vite que leur population, malgré les niveaux élevés de revenus pétroliers et la croissance enregistrée en 2002", a-t-il dit.

Selon lui, cela provoque une hausse du chômage qui atteint 26,4% en Algérie, 17,2% à Oman, 15,6% en Tunisie, 14,4% en Jordanie, 13% en Arabie, 7,1% au Koweït et 3,1% à Bahreïn, les économies ne créant pas assez de postes pour absorber la main-d'oeuvre.

Prenant en exemple l'Arabie, Bourland a affirmé que la "saoudisation", le fait de remplacer les travailleurs étrangers par des locaux, améliorerait un peu la situation "mais n'est pas une solution". "Il y a près de cinq millions d'expatriés en Arabie, dont trois millions qui travaillent notamment comme chauffeurs ou bonnes", des emplois au salaire bas que les Saoudiens refusent souvent d'occuper, a-t-il dit.
"A l'autre bout du marché du travail, il y a 100.000 Occidentaux qui pourraient être remplacés par des Saoudiens", a-t-il poursuivi, en avertissant que "si la saoudisation n'est pas bien menée, elle détruira plus de postes qu'elle n'en créera".

Le royaume, premier exportateur de pétrole, a multiplié les efforts pour limiter le nombre d'employés étrangers face à l'augmentation du chômage parmi la population locale, estimée à plus de 17 millions de personnes.

L'Arabie a annoncé début février sa décision de réduire au cours de la prochaine décennie le nombre de travailleurs étrangers à quelque 20% de la population saoudienne, mesure qui signifierait la perte de leur emploi pour trois millions d'expatriés et toucherait principalement les Asiatiques.

Selon les estimations officieuses, le taux de chômage parmi les hommes dépasse les 20%, alors que moins de 10% des femmes qualifiées ont un travail.
Au cours des vingt dernières années, le taux de croissance de l'économie saoudienne était inférieur à celui de la population (plus de 3,5%).
Bourland a cependant estimé que la situation des économies arabes n'était pas catastrophique, prédisant qu'elles connaîtraient une croissance en 2003 à la faveur des prix du brut poussés à la hausse par la crise irakienne.

Ce cher pétrole saoudien!

L'Arabie saoudite possède le quart des réserves mondiales de brut prouvées, mais son revenu par habitant a baissé de 26.000 dollars en 1981 à moins de 7.000 dollars en 2002.
Le royaume pétrolier n'a enregistré un bénéfice budgétaire qu'une seule fois pendant cette période: 6,7 milliards de dollars en 2000, dû à la hausse sensible des prix du brut et de la production. Concernant l'économie internationale, l'expert a estimé qu'elle était "stagnante", mais qu'elle connaîtrait un début de croissance dans la deuxième moitié de 2003, une fois la crise irakienne passée. Une hausse dans les prix du brut serait cependant nuisible pour la croissance mondiale, notamment pour les Etats-Unis et l'Europe où elle pourrait baisser de 0,4%.

Amman,03 17 2003
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