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Pourquoi l’UE tient à sa politique de voisinage

Entretien avec Benita Ferrero-Waldner, commissaire européenne chargée des Relations extérieures

· Les montants dépendront de l’ambition du partenariat
· Le marché intérieur européen mis en avant


Le cadre actuel des relations Maroc-UE est régi par l’accord d’association. A terme, le partenariat pourrait s’orienter vers une nouvelle formule.

Accord de voisinage ou accord avancé (ce que souhaite le Maroc), la nature juridique de la coopération future n’est pas encore arrêtée. Dans cet entretien, la Commissaire européenne Benita Ferrero-Waldner, qui effectue depuis hier une visite de deux jours au Maroc, analyse la portée de futurs arbitrages à faire pour la coopération avec le Maroc.

- L’Economiste: Dans quel cadre s’inscrit votre visite au Maroc? Et quel en est l’objet?
- Benita Ferrero-Waldner: Une des priorités absolues de la Commission européenne en ce moment est de renforcer ses liens avec tous les pays limitrophes de l’Europe élargie. Il s’agit d’approfondir nos relations avec chacun d’entre eux en fonction des défis communs dans ce monde qui change très vite au rythme de la globalisation. La politique européenne de voisinage (PEV) prévoit, dans ce sens, de tenir compte des spécificités de chacun de nos partenaires pour une approche cohérente dans l’ensemble mais différenciée au niveau bilatéral.
En tant que responsable à la Commission européenne de cette politique, j’entretiens des relations fréquentes et à haut niveau avec tous les pays du voisinage. J’ai d’ailleurs rencontré votre Premier ministre récemment à Bruxelles. Mais il me semble important d’avoir des contacts réguliers pour faire le point sur notre coopération et discuter des perspectives futures.

· Quelle est justement votre vision du partenariat entre le Maroc et l’Union européenne, à la lumière du statut avancé demandé par le Maroc?
- Le Maroc est à plusieurs égards un véritable pays pionnier dans ses relations avec l’UE. En témoigne le plan d’action UE-Maroc. Extrêmement ambitieux dans ses objectifs, ce plan est également très opérationnel dans la mesure où il s’est doté d’instances de travail communes. Les solutions préconisées sont, de ce fait, conjointement approuvées et non pas imposées par un côté ou l’autre. Dans ce plan d’action, nous avons inscrit la possibilité d’étudier, à terme, une éventuelle forme de partenariat plus approfondi qui pourrait remplacer l’accord d’association. Donc, à mes yeux, et du fait de l’excellent niveau de nos relations bilatérales, le Maroc se trouve déjà dans une situation «avancée» et nous sommes prêts à discuter de ce qu’il faudrait approfondir.

· Concrètement, en quoi consiste la nouvelle politique de voisinage entamée entre l’UE et le Maroc? Et en quoi cette nouvelle stratégie est-elle plus avantageuse que celles qui l’ont précédée?
- Avant toute chose, la politique de voisinage est négociée avec chacun des partenaires. Dans la pratique, nous mettons les politiques de développement et les réformes des partenaires face à l’acquis communautaire européen. Le but est d’identifier conjointement la valeur ajoutée de notre coopération dans le contexte de vos réformes. C’est un travail très pragmatique qui se base sur ce que l’Europe peut offrir et ce dont les voisins ont besoin pour mettre en œuvre leurs propres programmes de modernisation et consolidation de la démocratie. Cette contribution ne se limite pas à l’aide financière.

Répondre aux défits de la globalisation

Elle ambitionne aussi de mettre en place une «interface opérationnelle» des économies des voisins avec le marché intérieur européen. Cela va au-delà de la zone de libre-échange et implique une mise à niveau des économies pour devenir plus viables grâce à un ancrage européen plus solide. Soyons clairs: un voisin comme le Maroc a plus besoin d’une reconnaissance mutuelle dans le domaine des certifications des produits industriels pour favoriser les investissements étrangers directs. Le développement des secteurs industriel et commercial et la création d’emplois valent plus que quelques millions d’euros d’aide au développement. Il est clair que l’argent aide, et le Maroc est le premier pays bénéficiaire des fonds européens dans la région. Mais le vrai enjeu reste la façon dont on peut ensemble répondre aux défis de la globalisation. L’atout majeur de l’Europe est la masse critique de son marché intérieur. La politique européenne de voisinage est donc bien une fenêtre d’opportunités offertes aux voisins.
A cela s’ajoute le dialogue euroméditerranéen qui reste l’enceinte où l’Europe et le Sud de la Méditerranée dialoguent sur un pied d’égalité.

· Quelle serait la part allouée au Maroc dans le cadre du budget 2007-2013 de l’UE. Et par quels préalables cette part sera conditionnée?
- Le budget fait l’objet de discussions et doit encore être approuvé par le Parlement européen. Il n’y a aucun préalable ou conditionnalité. Les allocations reflèteront les nécessités de chaque pays bénéficiaire, en fonction du niveau d’ambition dans le partenariat et des progrès accomplis dans les réformes.
De ce point de vue, le Maroc qui mène des réformes importantes sera en première ligne quand il s’agira de la répartition des fonds, même si l’on aimerait toujours pouvoir faire plus.

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L’UE juge l’ALE avec les Etats-Unis

L’accord de libre-échange signé entre le Maroc et les USA et l’intérêt américain à l’égard du Maghreb, sont-ils une menace à la présence européenne dans la région? Pour Ferrero-Waldner, il n’en est rien. «Les relations entre le Maroc et les USA sont très anciennes, et nous ne pouvons que nous réjouir de la volonté des deux pays de les approfondir davantage. L’UE et les USA partagent l’idée que la concurrence peut stimuler le développement», dit-elle. Et d’ajouter que le Maroc se doit de rechercher des marchés prometteurs pour ses productions de qualité. L’approche européenne met davantage l’accent sur le soutien aux réformes nécessaires pour faire face à la concurrence. L’ouverture des marchés doit, du point de vue de la commissaire européenne, être «graduelle et souple». En témoigne le fait que l’UE a accepté une dérogation temporaire à ses règles d’origines sur les textiles afin d’atténuer les retombées négatives de la fin de l’accord multifibres. «Dans le cadre du Processus de Barcelone, notre accord d’association permet déjà un accès libre des produits industriels marocains au marché européen», affirme Ferrero-Waldner. Des négociations pour libéraliser les marchés des produits agricoles et des services commencent ces jours-ci. «Je crois qu’une différence réelle existe surtout dans la façon de dialoguer, en sachant que les concepts de partenariat et de coresponsabilisation sont très ancrés dans le dialogue euroméditerranéen», tranche la responsable européenne.

Casablanca,03 27 2006
Tariq Qattab
L'Economiste
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