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L’argent des immigrés, manne méconnue d’aide au développement

Les transferts des émigrés d’Europe représentent 9 à 15 % du PIB du Liban

Les immigrés sud-méditerranéens installés dans l’UE contribueraient plus au développement de leur pays d’origine si les milliards d’euros qu’ils transfèrent annuellement pouvaient passer par le système bancaire, selon une nouvelle étude de la Banque européenne d’investissement.

Les flux venus d’Europe représentent pour certains de ces pays une part importante de leur PIB : 9 à 15 % de celui du Liban et 20 à 22 % du PIB jordanien.

Les plus de cinq millions d’immigrés de huit pays méditerranéens (Maroc, Algérie, Tunisie, Turquie, Égypte, Liban, Syrie et Jordanie) installés dans l’UE envoient chaque année officiellement dans leur pays d’origine quelque 7,1 milliards d’euros. Les flux venus d’Europe représentent pour certains de ces pays une part importante de leur PIB : 9 à 15 % de celui du Liban et 20 à 22 % du PIB jordanien.

En ajoutant les sommes transférées de façon « informelle » (argent liquide emporté lors des voyages, transferts par le biais d’organismes non autorisés), le total atteint entre 12,4 et 13,6 milliards par an, selon la Facilité euro-méditerranéenne d’investissement et de partenariat (Femip), qui regroupe les activités de la BEI dans les pays de la Méditerranée.

Mais seule une « minuscule partie » (9,7 %) de ces « sommes considérables » est utilisée pour des investissements productifs, estime la Femip. Ces fonds, qui représentent au minimum 1 % du PIB de chaque pays, pourraient, selon elle, « être une importante source de financement pour le développement de ces pays ».
« Les méthodes de transfert utilisées ne permettent pas à cet argent d’être suffisamment bien utilisé pour permettre l’investissement productif », souligne Philippe de Fontaine Vive Curtaz, vice-président de la BEI.

Les 7 milliards d’euros officiels arrivent en effet principalement par le biais des sociétés de transfert d’argent, en particulier Money Gram et Western Union.
Ces transferts, qui coûtent très cher à leurs utilisateurs (jusqu’à 16 % du montant transféré), sont ensuite principalement utilisés pour la consommation (51 %), l’éducation et la santé (18,2 %) et le logement (14 %).

Si ces fonds passaient par l’intermédiaire des banques, ils seraient susceptibles de rester sur des comptes bancaires et donc de pouvoir être prêtés et financer des investissements. Au lieu d’être immédiatement dépensés ou stockés hors système bancaire.

Pour faciliter cette « bancarisation », la première nécessité serait de faciliter l’accès des immigrés à un compte bancaire, dont beaucoup d’entre eux ne disposent pas actuellement, estime l’étude. Elle recommande ainsi de les autoriser à ouvrir un compte sur simple présentation d’une carte d’identité ou d’une immatriculation consulaire, ce qui permettrait aux personnes en situation irrégulière de bénéficier de ce service.

Elle encourage également la création, en collaboration entre les banques européennes et sud-méditerranéennes, de fonds dédiés aux investissements, de produits spécifiques pour le transfert d’argent et d’accords de transfert, notamment dans le but de réduire les coûts. Cette étude dresse aussi un tableau des principaux flux de transferts, logiquement liés à l’importance des communautés immigrées dans les pays européens.

Ainsi, le principal couloir se trouve entre l’Allemagne et la Turquie (879 millions d’euros), l’Allemagne accueillant 1,7 million de Turcs, soit 70 % de la population immigrée turque de l’UE.

Viennent ensuite les couloirs France-Maroc, France-Algérie, Pays-Bas-Turquie et Pays-Bas-Maroc. Ces cinq flux représentent environ 60 % du total des transferts.
Les transferts européens vers l’Égypte, le Liban, la Syrie et la Jordanie sont beaucoup moins importants, leurs immigrés étant plutôt installés dans les pays du Golfe et outre-Atlantique.

Beyrouth,03 21 2006
Rédaction
L'Orient le Jour
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