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Dossier spécial : Renforcer les investissements intra-arabes

1. Un forum pour renforcer les investissements intra-arabes

· Des dizaines d'hommes d'affaires arabes se sont donné rendez-vous à Rabat le 26 et 27 février
· Originalité de cette rencontre: Présentation de projets clés en main

Guerre ou pas contre l'Irak, le développement socioéconomique des Etats arabes est synonyme d'attrait des investisseurs.

A l'instar des pays industrialisés, le monde arabe est menacé par une forte récession économique au cours de l'année prochaine. L'après-11 septembre a provoqué un certain isolement des Arabes, capable d'asphyxier leurs économies.

Pour faire face à cette crise économique, l'un des remèdes reste l'encouragement des investissements inter-arabes. C'est dans ce contexte que s'est ouvert, hier, 26 février à Rabat, le premier "Rendez-vous de l'investissement arabe"(1).
Des responsables d'établissements financiers, des hommes d'affaires et des ministres du monde arabe se rencontrent pendant deux jours pour discuter des opportunités d'investissement au Maroc et dans d'autres Etats arabes. L'ensemble des participants ont reconnu que le monde arabe traverse une phase sensible de son histoire. "Fusionner nos forces est le seul moyen d'en sortir indemne", estime un responsable d'une banque d'affaires.

L'originalité de ce forum d'investissement, c'est que les participants ne vont pas se contenter de voeux pieux en matière d'investissement intra-arabe. Bien au contraire. Les travaux d'hier après-midi ont été justement consacrés à la présentation de projets clés en main aux investisseurs arabes. Ces derniers n'auront pas à subir le casse-tête de la bureaucratie et de la recherche du foncier, puisque tout ce travail préliminaire a déjà été fait. C'est ainsi que huit projets ont été présentés par des banques d'affaires marocaines: projet Azur (présenté par le ministère du Tourisme), projet Palais Tazi (groupe CFG), projet de développement de Software (HPS), projet de crédit à la consommation (Capital Conseil), projet de fonds d'investissement en technologies et médias (groupe CFG) et enfin le projet Bouznika Bay (BCM).

A noter que ce rendez-vous de l'investissement arabe ne sera pas unique en son genre. Puisque qu'il a été décidé de l'organiser annuellement dans d'autres pays arabes. C'est ce qui a été proposé par le ministre chargé des Affaires économiques générales et de la Mise à niveau de l'économie, Abderazzak El Mossadeq.

Les relations économiques entre les pays arabes demeurent faibles, malgré les potentialités que recèle chaque Etat. En effet, les investissements inter-arabes n'ont guère dépassé les 2,5 milliards de dollars en 2001, soit 0,34% du total des investissements dans le monde.

Malgré les menaces d'une guerre au Proche-Orient, le Maroc demeure un des rares pays arabes qui réussissent encore à attirer quelques investissements, notamment arabes. C'est le cas du projet port Tanger-Méditerranée financé en grande partie par des fonds d'investissement koweïtiens et émiratis. En outre, les participants à ce forum d'investissement ont salué la nomination de Driss Jettou au poste de Premier ministre. Pour eux, c'est "une preuve que le Maroc veut faire du secteur privé un moteur pour le développement socioéconomique".

Abdelmohsin EL HASSOUNI

(1) Cette rencontre est organisée par la direction de l'investissement et le mensuel Economie & Entreprises.

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2. Les investissements interarabes tardent à décoller

· Ils représentent 7 à 10% du total du commerce extérieur arabe
· Entre 1985 et 2001, ils ont atteint 17,2 milliards de dollars


L'investissement direct arabe au Maroc n'a toujours pas atteint les volumes souhaités. Sur les 2,28 milliards de dollars d'investissements interarabes réalisés en 2000, le Maroc n'a réussi a drainé que 21,7 millions de dollars. En revanche, d'autres pays comme la Tunisie et le Liban ont accueilli respectivement 669,4 et 350 millions de dollars. Viennent ensuite le Soudan (330,5 millions) et l'Egypte (112 millions).

Selon l'Organisation arabe de garantie des investissements(1) (OAGI), l'Arabie saoudite est en tête des investisseurs dans le monde arabe avec 466,8 millions de dollars. Viennent ensuite la Syrie (305,3), les Emirats (304,2), la Jordanie (281,9), le Koweït (239,4) et l'Egypte (177,3). Entre 1985 et 2001, les investissements interarabes ont atteint 17,2 milliards de dollars. Toujours selon l'OAGI, ces investissements ont été concentrés pour la moitié dans le secteur des services, alors que le tiers a été consacré à l'industrie. Mais malgré les quelques points d'accroissements enregistrés chaque année par le volume des investissements interarabes, il demeure toujours faible. Au total, les échanges interarabes ne représentent pas plus de 7 à 10% du total du commerce extérieur arabe estimé à 330 milliards d'euros. Les capitaux de ces pays arabes s'investissent davantage dans les Etats industrialisés. Et jusque-là, le mouvement de retour d'exil de l'argent arabe amorcé en raison des attentats du 11 septembre et du déclin des marchés américains tarde à produire ses effets.
Aujourd'hui, l'urgence d'une coopération entre pays arabes se pose de plus en plus. Surtout que l'intégration économique et le renforcement des échanges commerciaux leur permettront donc de vaincre leur dépendance et leur vulnérabilité. Ce constat a d'ailleurs été souligné dans le rapport sur le développement humain dans les pays arabes, publié en 2002. L'objectif étant de pouvoir faire face aux défis de la mondialisation et des groupements économiques.

Quelques chiffres

Au Maroc, les investissements koweïtiens ont augmenté de façon notable en 2001 pour se situer à 139,1 millions de DH, contre seulement 32,6 millions l'année d'avant. Les échanges commerciaux entre les deux pays se sont chiffrés à 95,8 millions de dirhams en 2001. De leur côtés, les échanges commerciaux entre le Maroc et la Jordanie, qui sont régis par l'accord de zone de libre-échange, signé en juin 1998, se caractérisent par leur faible niveau et par une évolution fluctuante. Ils sont passés de 100 millions de DH en 1998 à 88 millions en 1999 et 86 millions en 2000. Avec la Syrie, les relations commerciales ont connu une légère reprise en 2000. Les exportations marocaines étaient de l'ordre de 112 millions en 2000. Les deux pays ont signé une convention tarifaire et commerciale en juillet 1977 et un mémorandum d'accord en octobre 2001 pour établir une zone de libre-échange.

Khadija MASMOUDI

(1) Il s'agit du rapport sur “le climat des investissements dans les pays arabes” publié en 2001.

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3. “Assainir d'abord pour attirer les capitaux”, selon Jamal Ba.Amer, président du Club des investisseurs arabes

“Même si la tendance est encore peu perceptible, il y a une volonté réelle de la part des pays du Golfe d'encourager les investissements interarabes”, a déclaré à L'Economiste Jamal Ba.Amer, président du club des investisseurs arabes. Surtout après les événements du 11 septembre 2001.

Représentant le groupe Coral installé au Maroc depuis maintenant cinq ans, il estime que l'un des rôles de son groupe est de promouvoir l'investissement dans le Royaume auprès de ses concitoyens. Toutefois, estime-t-il, le Maroc a encore plusieurs obstacles à surmonter dans le domaine. “Il y a de nombreux capitaux arabes qui disposent de projets viables et sérieux, à condition que le terrain soit suffisamment balisé pour les accueillir”, souligne Ba.Amer. Autrement dit, investir en infrastructure, mettre à niveau l'administration être plus flexible en matière de barrières douanières notamment.

A ce titre, Ba.Amer donne l'exemple de Dubaï. “C'est une petite principauté qui a su attirer sur son territoire une foule de multinationales. Les hommes d'affaires peuvent obtenir leur visa à l'aéroport. Tout est facilité, de l'arrivée de l'investisseur dans le pays jusqu'à la création de l'entreprise”.

Il croit aussi que les regroupements régionaux, à l'instar du Conseil de coopération du Golfe, sont de nature à faciliter la circulation des capitaux. “Pour faire face à l'Alena et à l'Union européenne, nous sommes contraints de nous regrouper en marchés communs”, indique-t-il.

Rappelons que les pays du Golfe ont mis en place une union douanière entre les Etats membres du Conseil de coopération du Golfe, qui est entrée en vigueur le 1er janvier 2003. La décision prise depuis plusieurs années a été entérinée le 22 décembre dernier à Doha, à l'occasion du sommet annuel du CCG. La même année, les experts de ce groupement régional, riche et sous-peuplé, se sont penchés sur les modalités techniques d'exécution. Cette union douanière représente les prémices d'un vaste projet unioniste économique qui aura un effet d'entraînement non négligeable sur l'ensemble de la Péninsule arabique.

L'entrée en vigueur de cette union a été entamée par une mise en réseau des services de douane des six pays membres. Cette démarche devrait faciliter la coordination entre les différentes administrations.

Casablanca,03 11 2003
Fédoua TOUNASSI
L'Economiste
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