Opportunités d'Affaires Liban
Opportunités d'Affaires Maroc
Opportunités d'Affaires France
- Opportunités d'Affaires Jordanie
- Opportunités d'Affaires Méditerranéennes
Iloubnan - Portail d'informations
www.iloubnan.info
Agent Exclusif de Philips & Whirlpool au Liban
www.azelectronic.com
- Nsouli - Bijouterie Liban
- Bijouterie Liban
www.andremarcha.com
- Agence interactive Marseille, Agence web
www.ebizproduction.com
- Location de Voitures à Beyrouth, Liban
advancedcarrent.com
- Immobilier Liban
www.real-estate-lebanon.com
- Montres Suisses
exposureswiss.com
- Montres Suisses
www.elogaswiss.com
   
 

ARCHIVES
Retour aux Archives
Retour aux infos
English Version

Forum économique de la Méditerranée - Le Maroc hub de l’Afrique francophone

· Propositions italiennes pour inciter à l’investissement
· Les districts régionaux: Un modèle à suivre


«En Italie, le Maroc est principalement connu comme destination touristique de choix. Ses potentialités économiques et commerciales sont inexplorées par les investisseurs transalpins», explique d’emblée Pierluigi d’Agatta, responsable de la section Afrique et Moyen-Orient à la confédération patronale italienne, Confindustria.

Ce cliché n’a pas empêché la délégation marocaine de mettre en exergue les potentialités de son pays lors du forum économique méditerranéen, tenu à Palerme les 20 et 21 février. D’autant plus que le Maroc dispose de tous les atouts pour devenir un point d’accès aux marchés du Maghreb et de l’Afrique francophone. Il offre également un champ fertile d’investissements aux PME italiennes.

Le président de la CGEM, Hassan Chami, a mis l’accent sur les réformes politiques, économiques et sociales qui «assurent une visibilité à tous les niveaux pour les investisseurs étrangers». Les opérateurs économiques marocains ont totalisé plus d’une centaine de rendez-vous avec des opérateurs économiques italiens présents au forum.

Le Maroc a beaucoup à apprendre de l’expérience italienne des districts industriels qui a permis au tissu économique transalpin de se structurer et de se développer à international. La participation à ce forum a permis notamment aux responsables de la CGEM de retrouver les représentations patronales de plusieurs régions d’Italie. Ces rendez-vous ont donné lieu à des programmes de visites ciblées dans des secteurs correspondant aux spécialités de chaque région. Si elles venaient à se concrétiser, ces visites déboucheraient sur des partenariats durables avec des PME italiennes et permettront à de nouveaux secteurs (l’agroalimentaire, les plastiques…) de s’imprégner de l’expérience des districts et des consortia.

Cependant, ces actions sporadiques ne peuvent modifier en si peu de temps le préjugé des entreprises italiennes à propos du Maroc. Cette perception est renforcée par la concurrence des entreprises françaises et espagnoles, partenaires historiques du Maroc.

Toujours est-il, le Royaume a encore la possibilité de mobiliser les Italiens pour s’investir sur son territoire. De par son emplacement géographique et son rapprochement culturel de l’Afrique francophone, il a tous les atouts pour devenir un hub régional pour les mastodontes de l’industrie italienne. C’est le cas d’ailleurs pour Lotto Stonfly, ténor européen de l’industrie textile. «Nous voulons faire du Maroc une plate-forme de distribution pour le Maghreb et l’ensemble de l’Afrique francophone», affirme Andrea Tomat, PDG du groupe, et président du patronat de Trévise. L’atout principal du Maroc, selon lui, est sa capacité de répondre aux normes de qualité pour des produits compliqués.
Pour atteindre cet objectif, le Maroc doit s’ouvrir davantage sur ses voisins maghrébins et africains pour atteindre la taille critique requise pour la constitution du hub, estimée à 100 millions de consommateurs. Toutefois, la réalisation de cet objectif ne semble pas évidente en raison de la persistance des conflits dans la région et la concurrence acharnée entre les pays du Maghreb.

· Sensibilisation et promotion

Les perspectives d’internationalisation des PME italiennes présentent un intérêt grandissant pour le Maroc, en raison de la proximité culturelle et la facilité d’implantation pour ces structures qui ne disposent pas de la taille requise pour fabriquer en Chine. Compte tenu de leurs caractère familial rigide, ces entreprises sont réticentes à l’internationalisation de leurs activités. Mais elles peuvent tout de même s’investir dans des relations de partenariat, en particulier sous forme de joint-venture. Cela nécessite, un effort considérable de sensibilisation et de promotion.

La présence de la fédération marocaine du tourisme à ce forum était centrée sur la promotion de la destination Maroc et la sensibilisation des opérateurs italiens à l’intérêt de ce marché. L’ambition des opérateurs touristiques est de relever la part de marché de l’Italie à environ 10% du marché marocain.

La participation des opérateurs de l’agroalimentaire était centrée sur trois principaux axes. D’abord, nouer des partenariats avec des entreprises italiennes pour valoriser davantage les produits de l’agriculture marocaine au moyen de procédés industriels développés, et leur permettre, le cas échéant, de pénétrer de nouveaux marchés. Ensuite, promouvoir le salon international de l’agriculture qui se tiendra en avril à Mekhnès. Un sujet qui a beaucoup retenu l’attention des opérateurs italiens. Enfin, sensibiliser les investisseurs agricoles à l’intérêt que présente le Maroc dans le cadre de l’ALE avec les Etats-Unis et les opportunités qui s’offrent sur ce marché.

--------------------------------------------------------------------------------

Ouverture renforcée

Les délégations du sud de la Méditerranée ont véhiculé un discours centré sur la libéralisation et le rapprochement de l’Europe. Même les partisans historiques de l’autarcie économique sont venus pour déclarer leurs ambitions d’ouverture et leur détermination à rompre avec le passé. La Libye était la plus en vue parmi cette catégorie de pays à côté de la Syrie et l’Algérie.
Les partenaires historiques de l’Europe au sud de la Méditerranée ont réitéré leur engagement à poursuivre l’ouverture inconditionnée de leur économie. A côté du Maroc, la Jordanie, la Tunisie et l’Egypte sont venues avec de nouvelles incitations et des indicateurs plus encourageants pour les Italiens et les Européens en général. Israël et la Turquie semblent être les mieux lotis parmi les pays de la rive sud. Leur intégration économique dans le tissu de l’UE est résolument parachevée.

Les Italiens semblent être hautement réceptifs à l’ambition d’ouverture généralisée aux Méditerranéens du sud. Les responsables italiens présents au forum ont montré leur enthousiasme pour engager un partenariat durable avec ces pays. Cependant, ils ont insisté sur la stabilité politique qui représente toujours le talon d’Achille de la région. Les dernières manifestations contre les caricatures attentatoires au Prophète et les tensions éparpillées partout dans la région ne semblent guère réjouir les transalpins qui exigent une rupture avec le «fanatisme» et «l’ignorance» pour engager un partenariat durable.

Cette réticence sécuritaire n’a pas empêché le gouvernement italien à consacrer une subvention de 8 milliards d’euros pour les entreprises italiennes, en particulier les PME, désireuses d’investir dans la rive sud de la Méditerranée.
Près de 360 entreprises italiennes étaient présentes au forum pour rencontrer les 250 venues des quatre coins de la Méditerranée. Les opérateurs ont totalisé plus de 2.800 rencontres professionnelles.

Les discussions entre les délégations participantes se sont concentrées sur les principales entraves aux échanges économiques liées principalement aux télécommunications et aux réseaux logistiques. Le forum a également débouché sur des programmes d’échanges pédagogiques et culturels.

Casablanca,03 06 2006
Nouaim Sqalli
L'Economiste
ebizproduction est soutenue par "Le Conseil Régional de la Région
Provence-Alpes-Côte d'Azur".
| Home | English version | contact@1stmediterranean.com | © ebizproduction - Agence web - 2002/2008 |