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Les industriels à Palerme pour défendre la place du Liban dans le partenariat euromed

FORUM - Plus de 250 entreprises sont venues de 13 pays de la région MENA

«Nous croyons en l’industrie libanaise et nous tenons à prouver que le Liban a davantage à donner que le tertiaire et le tourisme », ont martelé les industriels libanais lors du Forum économique qui s’est tenu à Palerme du 19 au 22 février.

« Notre participation à cette rencontre vise à donner une plus grande place au Liban au sein du partenariat euro-méditerranéen », ont-ils ajouté.

Ils étaient environ dix industriels, dans une délégation présidée par Fadi Abboud, à se rendre au Forum économique de Palerme organisé par l’Institut italien pour le commerce (ICE), l’Association des industriels italiens (Confidustria) et l’Union des confédérations italiennes des entreprises (UMCE), et auquel ont participé plus de 250 entreprises de 13 pays méditerranéens.

Le directeur du département de recherche et de statistiques au sein de l’Association des banques du Liban, Élias Achkar, était également du voyage.

« Ce forum est la manifestation concrète de la continuité du processus de Barcelone, renforcé par la récente politique de voisinage », a souligné le président de l’Association des industriels libanais. Un processus, initié en 1995, et dont le but essentiel est d’établir d’ici à 2010 une zone de libre-échange méditerranéenne.

« L’accord euromed est une lueur d’espoir pour les industriels libanais qui se battent constamment afin de porter haut les produits libanais dans un contexte national très contraignant », a estimé pour sa part le PDG d’Indevco, Neemat Frem.

Néanmoins, la production industrielle libanaise a relativement résisté à une conjoncture politico-économique défavorable. « Nos exportations sont passées de 700 millions de dollars en 2000 à 1,7 milliard en 2005 », s’est félicité l’industriel libanais, Mohammad el-Rifaï.
Dans le cadre du forum, la journée « Business to Business » a permis de réunir des industriels de différentes nationalités afin de discuter des possibilités de synergie.

« Cette journée cruciale a posé les bases d’une concrétisation de la coopération entre le Liban et le bassin méditerranéen. En moyenne, les industriels libanais ont réussi à établir des contacts avec près de dix entreprises », a souligné Neemat Frem.

Un long chemin
Toutefois, le chemin s’avère très long dans l’application de l’accord de Barcelone. Depuis sa ratification en 1995, seulement 40 % de son contenu a été réalisé.

« L’application du processus de Barcelone demeure très lente, la zone de libre-échange méditerranéenne prévue pour 2010 subit inéluctablement une contrainte de temps », a martelé le président de l’ICE en Italie, Umberto Vattani.

Un autre problème de l’accord euro-méditerranéen est la disparité en matière d’investissements directs étrangers (IDE), inégalement répartis entre les pays de cette zone.

Ainsi selon la Cnuced, en 2003, Israël, l’Égypte la Tunisie et la Turquie ont bénéficié respectivement de 27 %, 19 %, 16 % et 16 % des 13 milliards de dollars d’IDE dans la zone euromed. Tandis que le Liban, la Syrie et la Jordanie n’ont attiré chacun que 2 % des IDE, et seulement 1 % pour les territoires palestiniens. « Certains pays estiment qu’ils restent à l’écart de l’afflux d’IDE dont bénéficient d’autres pays », se sont insurgés nombre d’industriels.

Sur le plan de la coopération commerciale, les chiffres reflètent également la disparité en termes d’échanges intrazone. Certains pays ont particulièrement su profiter du partenariat. Ainsi, la Tunisie a réalisé, à ce jour, 600 fusions avec des entreprises italiennes, un pays dont l’économie connaît un bond remarquable notamment dans l’industrie du textile avec près de 7 milliards de dollars d’exportations. Même son de cloche du côté de la Turquie, qui a enregistré 8 500 fusions avec les pays européens. Le représentant turc s’est félicité des gains réalisés par la compagnie automobile Fiat en Turquie grâce à la délocalisation, alors qu’elle perd dans son pays d’origine.

En revanche, dans les pays défavorisés, le scepticisme s’installe. « Sommes-nous un partenaire virtuel ou réel ? Nous craignons à l’aube de l’adhésion des pays de l’Europe de l’Est et de l’invasion des produits chinois que les pays européens et en particulier l’Italie canalisent leur coopération vers ces derniers au détriment de nos pays », a marqué dans son intervention le directeur général de l’Agence de promotion des investissements palestiniens, Jafar Hdaib.

« L’accord euromed a facilité l’entrée des produits étrangers au Liban alors que l’exportation libanaise peine à faire de même à cause des complications en matière de formalités et de certifications à la frontière », a déploré à son tour Jean-Michel Mohbat, PDG de Filitex.

Obstacles et politiques

Les marchés intérieurs des pays méditerranéens sont peu attractifs en raison de leur étroitesse, de leur manque d’ouverture et de la faiblesse de l’intégration commerciale entre ces pays.

L’intégration commerciale entre pays méditerranéens passe par la diminution des tarifs douaniers et des obstacles non tarifaires, l’harmonisation des cadres réglementaires et la mise en place des infrastructures transversales, a expliqué Fadi Abboud.

Cela devrait être d’autant plus important que la proximité des marchés des pays méditerranéens laisse présager des économies d’échelle substantielles, permettant aux entreprises locales et étrangères de mener une véritable stratégie régionale en Méditerranée.

Les facteurs institutionnels, qui pèsent sur le climat des affaires, constituent également un obstacle à l’investissement privé, étranger et national. L’État est très présent dans la vie économique de ces pays et contrôle assez étroitement le fonctionnement des marchés, peu concurrentiels et soumis à des réglementations contraignantes. Certains gouvernements commencent cependant à opter pour les privatisations afin de rendre leur économie plus efficiente.

« Nous avions un système économique inefficace à tel point qu’il a été urgent d’opter pour une déconnexion économique de l’État et une connexion avec les entreprises privées », a notamment illustré le président de l’ICE, Umberto Vattani. La privatisation a, par exemple, porté ses fruits en Algérie qui a réalisé depuis 2003 environ 270 opérations de privatisation, a indiqué son représentant.

Néanmoins, le président de l’ICE met en garde contre la transposition aveugle des modèles réussis de privatisations d’autres pays, mais préconise de les adapter intelligemment à chaque économie, selon ses spécificités.

Beyrouth,02 28 2006
Rédaction
L'Orient le Jour
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